mardi 22 mars 2011

Fleetwood Mac






Histoire de rompre un moment avec le flot des nouveautés, je plonge dans ma caisse de vieilles galettes, un peu guidé par une ressemblance de pochette, celle de Ben Ottewell. Les arbres sans feuille dans la brume, je suis allé de suite chercher un album que j'aime beaucoup, pour sa particularité, sa rareté, sa discrétion totale et pour l'avoir acheté chez un vieux disquaire de vinyls à Caen, ma ville étudiante en 1989.



"Bare Trees" des Fleetwood Mac.


Fleetwood Mac est un groupe unique à géométrie variable passant du blues profond période Peter Green, au groupe le plus people du circuit dans les années 80/90, avec pour seuls piliers historiques, le batteur Mick Fleetwood et le bassiste John McVie (Fleetwood Mac), présents tous les deux depuis le début. C'est aussi une particularité du groupe, ces deux entités fidèles n'ont jamais été les protagonistes « médiatiques ». En effet, Peter Green à l'image de Syd Barrett a marqué l'histoire du groupe violemment, sur une période de 2 ans seulement (67/69), avant de finir calciné par les abus (comme Barrett) chez sa mère..se laissant pousser les ongles outrageusement afin de s'interdire de jouer de la guitare, de replonger. Et Lindsay Buckingham, en présence de sa compagne, est venu relancer le collectif dans les charts de 1975 à 1987.



La musique pop de Fleetwood Mac est la plus cool que je connaisse, notamment cette période prise en étau entre le faste Buckingham et le profond Green, périodes de tous les excès. C'est l'apparition officielle de Christine McVie (1970 sur "Kiln house"), ancienne blues woman épousant ici le bassiste. C'est pour moi la période Danny Kirwan et Bob Welch avec des disques terriblement intimes, un rock très maitrisé et une pop hyper décontractée avec des tempos aux galbes suffisamment sensuels pour traverser des contrées ensoleillées 70's sans la moindre anicroche. Je reste fermement agglutiné à « Futur Game » et « Bare trees », mes disques ado fétiches.




La révélation planétaire gronde avec l'arrivée du couple mythique Buckingham/Nicks, qui en attendant offre à la même période que « Bare trees » un disque épique, un objet unique et rare qui annonce l'évènement. J'aurai l'occasion de revenir sur cette période fructueuse du groupe qui se termine par le chef d'oeuvre « Tango in the night » en 1987.
En attendant, nous sommes en 1972, un seul couple, les McVie et une collection de chansons qui ne va pas changer l'ordre des choses, mais mettent à disposition un remède à l'angoisse. Si la majorité appelle à « Rumours », je m'en remets aux arbres nus à l'heure où ils se revêtissent, cycliquement.

« Bare Trees », le disque le plus homogène, le plus lointain, le plus chiant pour pas mal de gens, le plus perso dans l'âme, le plus nostalgique. Et, pour dissuader de tout préjuger hatif, il suffit d'écouter « sentimental lady »; « bare trees », même si par exemple, une de mes chansons préférées des Fleetwood est « emerald eyes » sur l'album suivant « Mystery to me ».


Fleetwood Mac 1972 "Bare trees" label : reprise
http://www.fleetwoodmac.com/


Fleetwood Mac, période 1970/75:

Mick Fleetwood
John McVie
Christine McVie
Bob Welch
Danny Kirwan
Bob Weston



















Enfin, la dernière pièce pour cette période (6 ème, et 9 ème pour le groupe), un disque un peu essoufflé, avec un changement radical de pochette qui restera sur "Monday morning" 75 et "Rumours" 77. Pas grand chose qui se détache à croire que le couple Buckingham/Nicks se faisait attendre.
Fleetwood Mac 1974 "Heroes are hard to find".

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