dimanche 25 janvier 2026

Jana Horn 2026

 


C'est ma première excursion nouvelle cette année. En transition avec Ned Collette, une texane Lo-Fi a rongé tous mes nerfs encombrants. Oreilles américaines à plein tube, intimité absolue, j'ai échoué sur le débarcadère, l'intérieur des terres j'irai plus tard. Rien à foutre des audaces, le lourd soleil cendré n'est pas près de sécher mes fringues. Je laisse flotté, je suis un matelot immanquablement esseulé. Le grand delta ouvre sur la baie, je vais attendre contre cet ocre taillis, les roches sont belles, je hume les parfums d'eau douce, la belle matière organique tiède qui remonte des clapotis. Ça coule doux, lourd débit bien mou qui lèche la grève et digère le bel argile. L'accord amolli, la peau du fût cotonneuse et le chant bercé, je me suis assis près de Jana Horn à l'écoute.

Jana Horn 2025 « Jana Horn »

mercredi 21 janvier 2026

Ned Collette 2024


 

Nev Cottee, Ned Colette a s'y perdre. Le timbre, l'acoustique ambiant, le folk contemplatif, la voix ankylosée. Mélodies aveuglantes à tourner le dos à la marée du soleil, des ponts de lumière traversent les émotions. Lo-Fi, d'Angleterre ou d'Australie, ces derniers jours je me suis attaché à « Our Other History » de Ned, comme je l'ai fait pour Nev il y a quelques années. De la même façon.

Le soleil est encore bas, les paupières ne peuvent rien faire, mélancolie aveuglante oblique. On s'enlise, plus on avance, plus on se laisse grignoter, et la grande lumière pourchassée par des bleus profonds n'en finit pas de descendre. Les grandes tourbes de mon verre ambré dégouline sur mes impatiences, « Shot Through » juste après « Bridges of Sunlight » annonciateur tire vers l'acmé. Le piège de cet album est qu'il s'embellit au fil des chansons. « The kitchen tunnel » psalmodie la lente dérive qui va éteindre la lumière et bleuir les murs. Pochette sublime, un nouveau petit miracle folk me tombe dessus.

Ned Collette 2024 « Our Other History »

 

 

lundi 19 janvier 2026

Mélanie Pain 2025


 

Ah tiens, en manque de chlorophylle, même le persistant est tout recouvert de gris. Les magnolias flotillent dans mes souvenirs, les petits boutons au milieu des feuilles grignotées sont loin de cracher leur rouge.

Pour le coup il y en a un beau ici, flamboyant au beau milieu de quelques nuances de verts qui n'arrivent pas à éteindre ce cœur braisé. Volupté, grâce et disque moelleux pour le poêle, juste histoire de faire la nique au blue monday vorace qui glace les fenêtres. En attendant la nouvelle vague printanière, le joli et doux Pain chaud est là.


Mélanie Pain 2025 « How and Why »

mardi 13 janvier 2026

The Autumn Defense - 2025


 

J'aurais dû le deviner, ne serait-ce qu'à l'écoute de « Hearts arrive ». C'est une année avec de beaux restes Wilco. Le triple Tweedy a peut-être un peu étouffé ce duo automnale. Il y a de doux soli guitares sur des morceaux pop, c'est de plus en plus rare et moi, j'aime bien les petites pauses grattes qui élèvent et embellissement les chansons. Et c'est quand même le 6ème album des autres Wilco.

The Autumn Defense, miracle pop, déboule sur une vague de tiédeur balayant d'un coup de mélodie la vague polaire qui a figé mon humeur depuis des semaines. L'est à parier qu'on ne va pas le crier sur tous les toits ce disque et je me souviens des beaux artistes pop ainsi qui gonflaient mes étagères il y a quelques décennies, The Zephyrs, TRAM, Shacks, Mojave 3, Beta Band, Minor Majority, Elliott Smith ou encore les récents Modern Nature et surtout Bill Ryder Jones légèrement tourné vers George Harrison.

« Winter shore », je peux rester des heures sur ces rives-là à me laisser bercer par chaque élément à peine en mouvement... « Underneath the rollers » et revenir au bercail comme un cowboy fatigué.

J'ai bien fait de ne pas faire un bilan 2025, celui-là en aurait jarté un direct. Un grand disque pop à peine mélancolique, « More than I can say » de l'automne à plein nez.


The Autum Defense 2025 « Here and Nowhere »

dimanche 11 janvier 2026

Peter Doherty 2025

 

Un loupé. Tellement parti avec lui et Lo dans le manoir de poésie, pourquoi je n'ai pas lever plus la tète ? Réviser les lacunes 2025 et partir dans le Calvados en laissant cette demi-heure délicieuse faire son petit effet sur l'humeur de mes murs.

Pas vigilant sur ce coup-là, j'ai laissé les marées défiler sans prendre l'attention d'imaginer que les choses du manoir n'était pas un accident.

Je me fais de plus en plus à son chant petit pot d'or et son accent de mélancolie anglaise.

La classe, une fois de plus.

Peter Doherty 2025 « Felt Better Alive » 


 

samedi 10 janvier 2026

Boo Boos


 

Jeu de mot facile avec Boos, 6ème excitation de masse qui menace, éberlué les bras tombés, un mauvais rêve trop fort, fake IA ou le réchauffement climatique ? Ou alors c'est l'amour qui rend nœud. Boo à Bel y'a pas des kilomètres. Pas lui, pas maintenant, pas après tout ce qu'il a fait...

Récréation, moment de faiblesse, menaces.. y'a un truc, expliquez-moi ça.


Boo Boos 2025 « The Toughest Bitch I Know »

vendredi 9 janvier 2026

Bob Dylan 1978

 


Et bien moi je l'aime bien cet album. Je tombe sur un papier partagé et lis la discorde, le débat, la déception des puristes, l’enthousiasme de quelques médias à propos du 18ème album de Dylan. Pas le souvenir d'avoir écouter cet opus, c'est l'occasion.

Et bien moi je l'aime beaucoup ce « Street-Legal », il a le son d'une autre artère, « 461, Boulevard Ocean », voire « Slowhand » etc, chœurs inclus, et c'est peut-être pour ça la mou des amoureux. C'est d'ailleurs la période où ils se payent « Sign language », sublime petite ballade folk à deux voix. Clapton divise aussi en cette fin 70's. S'ajoute à cela un petit air malicieux de Willy DeVille. « Changing of the Guard » a lancé l’engin sans qu'il puisse s’arrêter, ni perdre de la vitesse.

Le contexte est sympathique, l'album aussi, ceux d'avant étaient si haut. Je vais aller fouiller les bacs histoire de choper l'outsider qui bataille contre la punk attitude. Bob Legal ? J'ai connu pire.

Bob Dylan 1978 « Street-Legal » 


 

Jana Horn 2026

  C'est ma première excursion nouvelle cette année. En transition avec Ned Collette, une texane Lo-Fi a rongé tous mes nerfs encombrant...