mardi 3 février 2026

Tyler Ballgame - 2026

 


Générosité du coffre sur sa petit pop luxuriante. Du velours aussi à la Elvis Orbison, slow couché de soleil noyant de petites poussées rock, j'aime beaucoup ses balades fleuries sur de graves légèretés. Que devient Rover ?

Je ne m'attendais pas à cette invitation de soirée rétro, mais pas tant qu'il n'en paraît. Il déroule son chant d'amplitudes sur un son simple comme du Ron Sexsmith.

Il y a eu de timides apparition Ep avec ce bel album et « Sarah » pourrait manquer sur cette nouvelle première fois.

Une nouvelle lumineuse nouveauté du premier mois passé pour cette année neuve, romantique comme un idéal, une promesse au pire, fleur bleue un petit peu, c'est touchant, Tyler croit en l'amour et il chante ses sentiments tel qu'il les ressent.

Pas du tout la même météo que sur mes plaines grises imbibées, j'accroche cette carte postale ensoleillée from LA comme un trompe l’œil, ou plutôt un cache misère. Étonnante fraîcheur.


Tyler Ballgame 2026 « For the First Time, Again »

 


 

dimanche 1 février 2026

Tessa Rose Jackson 2026


 

Oh la la, ce petit timbre Bush dans les graves. Tessa Rose, ma deuxième artiste 2026 découverte, enchante du côté Néerlandais et « The man who wasn't there » n'est pas loin d'avoir un enfant dans ses yeux.

Je ne vais pas avoir grand chose à dire, ma plume est figée par la diffusion dorée et ma respiration décline. La pochette est bien discrète pour un tel petit chef d’œuvre, où est l'écrin ? Muet, intimidé, je déguste en boucle « The Lighthouse ». Écouter Terra Rose, absolument dominical.

Tessa Rose Jackson 2026 « The Lighthouse » 

 

samedi 31 janvier 2026

Odetta Hartman 2018

 


Ça tient à peu de chose, une énorme promotion sur un vinyle forçant l’intuition. Elle est loin l'époque où je pouvez m'embarquer sur un sentiment, une pochette, un label, Memphis Industry ici. Bacs à soldes donc et une chose bizarre trouvée au rayon jazz. Je suis direct séduit sur « Cowboy song » et ce son d’infra basse inattendu. Des saynètes délicieuses, espiègles et dépouillées. Un banjo installe une fois de plus la géographie, du bon côté cette fois-ci.

Miel minéral en rouge roche du Colorado, fraîcheur de grotte empourprée et tout résonne. Comme une Stina des grand Canyon « The ocean » susurre du polisson. 15 titres, une demi-heure, c'est un adorable petit voyage. Une grosse promo sur Odetta, sinon je ne me serais jamais baladé avec elle ainsi. Écouter « Misery » et danser sous les balles, explorer la copie carbone, étonnant et séduisant.


Odetta Hartman 2018 « Old Rockhounds Never Die » 


 

jeudi 29 janvier 2026

Stella Burns 2025

 


Plus aucun repère géographique, on regarde les étoiles pour savoir où l'on est. « Long Walks in the Dark » prend sa source de l'autre côté des Alpes, comme le plus spaghetti des westerns, il y a bien des cowboys en Suède. Le stetson bien vissé, on attend de voir apparaître Howe Gelb et c'est Mick Harvey qui vient rendre visite et tout valse à bord de ce long train noir à charbon.

Empoussièrement de nos contrées humides, il pleut aussi dans les saloons. « Stupid things » tourbillonne sur un banjo et la neige arrête de tomber.

Énième découverte ces temps-ci, un autre petit monde, « Satellite » danse comme un Gorky's Gygotic Mynci en Mariachi perdu. Déposer un vœux vain, mais vers quelle étoile irréelle.


Stella Burns 2024 « Long Walks in the Dark »

mercredi 28 janvier 2026

John Southworth 2025

 


Je suis à la recherche du beau bancal, le déclic depuis quelques temps, cet hiver bizarre avec ce nouveau grade sanguin sur les épaules. Calme contemplatif, Ed Harcourt a mis sur les voix. Chasser le rugueux, un peu de violons sur la mélodie folk, de chansons en albums, je tombe sur de beaux tableaux qui me conviennent. John Southworth est une de ces découvertes. Des châteaux en escale sous un ciel de belle fragilité, une petite grâce sur la peau, l'émotion d'une voix. C'est peut-être sur une île, une complainte amoureuse, un séjour ensorcelé de baladin hiératique. Asoret mélancolique où l'on danse mollement les traditions anglaises sans se parler. Et c'est beau, charmant et envoûtant avec un son parfait. Le quinqua à tout faire vient de sortir un joli disque.

John Southworth 2025 « The Red Castle » 

 

mardi 27 janvier 2026

Nesles 2025

 


Je pars à l'envers, c'est pas la première fois. La pochette en flash et tout de suite quelque chose brille. Dominique A dedans et j'accroche la rampe. La pochette. Je voudrais en tapisser tous mes murs. Le verni zinc sur des boiseries. Des petits îlots mouvants s'organisent alentours des échines comme un beau pays habité par Kanche et Murat. Un gouffre fleuri, une fondrière pleine de vie et du turquoise même au plus profond de la vase. Les idées cuivrées en phosphate hydraté, une soirée chrome d'aluminium baroque se dessine. Tout est minéral et ma féline ronronne. L'humus primitif tremble, j'ai vu mes premières Perce-neige sous le fusain. Elles sont belles et sonnent le jus à venir. Dureté arable de quelques tempi Mobiil, aval des beaux sépales indulines. Le tube pollinique en nymphe turgescente attend la poudre, à défaut d'érable. La pochette et les chansons avec.

Nesles 2025 « Barocco » 


 

dimanche 25 janvier 2026

Jana Horn 2026

 


C'est ma première excursion nouvelle cette année. En transition avec Ned Collette, une texane Lo-Fi a rongé tous mes nerfs encombrants. Oreilles américaines à plein tube, intimité absolue, j'ai échoué sur le débarcadère, l'intérieur des terres j'irai plus tard. Rien à foutre des audaces, le lourd soleil cendré n'est pas près de sécher mes fringues. Je laisse flotté, je suis un matelot immanquablement esseulé. Le grand delta ouvre sur la baie, je vais attendre contre cet ocre taillis, les roches sont belles, je hume les parfums d'eau douce, la belle matière organique tiède qui remonte des clapotis. Ça coule doux, lourd débit bien mou qui lèche la grève et digère le bel argile. L'accord amolli, la peau du fût cotonneuse et le chant bercé, je me suis assis près de Jana Horn à l'écoute.

Jana Horn 2025 « Jana Horn »

Tyler Ballgame - 2026

  Générosité du coffre sur sa petit pop luxuriante. Du velours aussi à la Elvis Orbison, slow couché de soleil noyant de petites poussées r...