vendredi 23 juin 2017

Timber Timbre 2017




Le temps qu’il fait vient toujours déposer un contexte d’influence sur mes écoutes, aussi, j’aurais bien aimé vous parler d’un petit bijou de pop sombre tout fraîchement sorti. Mais dehors il fait beau, le ciel et le mercure chantent des acoustiques.
Il fait soleil à éclabousser chaque note et j’aurais pu attendre la nuit tombée pour m’étendre sur « Sincerely, Future Pollution ». Mais même les étoiles entre les burlats trop mûres me déconcentrent. Pourtant cette nouvelle collection de chansons parfaites des canadiens à succès est une des plus belles que j’ai pu écouter cette année.

Au loin, le chant des rainettes qui copulent me détourne de cette noire pochette urbaine au son grave. J’aperçois encore la petite touffe de mouron rouge qui égaille une pierre de rocaille, pas envie de m’en faire, du mouron, dommage, c’est un grand disque ce nouveau Timber Timbre, et je me souviens des albums précédents un peu plus lumineux. Pas de vent, la menthe poivrée exhale tout ce qu’elle peut et mes pensées anticycloniques m éloignent de ce chef d’œuvre.


Des jours que la canicule se repend et m’interdit de vous parler d’un disque sublime qui attend le prochain crachin gris pour embellir ma morosité. Cold pop atmosphérique à synthé, les guitares froides dansent la mélancolie, Kirk, Trottier et Charbonneau montent et franchissent les paliers des objets incontournables.
Dommage, il est 22h45, il fait 26°C, les ombres ne font plus qu’une et j’aurais bien aimé vous parler du nouveau Timber Timbre.

 
Timber Timbre 2017 “Sincerely, Future Pollution” label : city slang

mardi 20 juin 2017

Lindsey Buckingham / Christine McVie



Rescapés d'une autre vie ?

Il y a presque 25 ans, sur une des plus belles pochettes du moment, Lindsey & Nicks s'affichaient presque nus pour leur premier album. Lui dodu chevelu, elle mince et pulpeuse, presque 25 ans après, Stevie est occupée pas ses 24 carats, et sur la pochette 2017, deux sexa comme des jeunots qui font gaffe à leurs corps, Lindsey & Christine. Rescapés d'une vie faramineuse ??

Peu importe le contexte cette fois-ci, les autres vies ont passé, le Tango est consommé, les Carats sont encore sur la platine, c'est un super bon kiff gratos de retrouver des chansons nouvelles du Fleetwood Mac .. ah oui, un petit détail, John McVie est à la basse et Mick Fleetwood à la batterie. Et puis les vies sont passées, cet album sans titre est un bonus, un cadeau de haute tenue, avec dedans des chansons pop rock à la sauce Buckingham / McVie.

Alors la pochette est moyenne, mais bon, sont sexa, pas ensembles, on est pas dans les 70's, la nudité peut s’abstenir, toute façon les chansons sont absolument délicieuses, quand on aime le Fleetwood, oups, Lindsey & Christine. Le son est béton, Lindsey sait y faire, l'écriture enlevée, joyeuse, des excellentes ballades estivales à fredonner toute la journée. Eh, « In my World », y'a les gimmicks gutturaux de « Big Love » ou c'est mes yeux ?? Oui mais là c'est Christine. Peut-on lâcher sur ce morceau là, qu'il est typiquement Fleetwood ou Lindsey ?? On s'en fout, un nouveau Fleet... euh .. duo provenant du groupe anglo-americain vient de paraître, et je me relève la nuit pour écouter un de ces airs que j'ai égaré dans un rêve pop paradoxal.

« Too far gone », l'a toujours été rock la Perfect, « Carnival Begin » et l'album se termine sur la plus belle chanson, grave et rock, l'a toujours été un peu plus rock la McVie...
« Lay Down for Free », « Love is here to stay », c'est pas une rumeur, Lindsey est un très grand guitariste, on prétend qu'il n'est pas un héro, après Green et Dirwan pas facile, pourtant.

Bon, je parle beaucoup de Fleetwood Mac en ce moment, alors on va dire que dans les bacs, l'unique album Lindsey Buckingham / Christine McVie vient de sortir et qu'il colle aux oreilles sans prendre la tète, easy super bon, en pleine bourre, du pur jus, et ça reste toujours anglo-américain.

La saga continue.

Lindsey Buckingham / Christine McVie 2017 label : atlantic






lundi 19 juin 2017

The Mountain Goats 2017




Une multitude de pop moderne ainsi sonne comme The Mountain Goats : de Postal Service à The Clean en passant par Shack, Cane 141…..

Pourtant à chaque fois, ce groupe californien me procure un peu de plaisir en plus, une affection particulière, une touche de reviens-y. Je me remets « Ghosts » encore un peu, il est passé à une vitesse.

La recette est bien ficelée, elle est simple, une collection de chansons pop presque parfaites, une légèreté pas piquée des hameçons, des airs heureux comme des pinsons, harmonies, fraîcheur, cuivres (façon « Vers les Lueurs »), une à peine perceptible touche jazz qui séduit en arrière bouche, une voix avec laquelle on s'est déjà familiarisée, une sincérité enthousiasmante qu'ils ont bien du mal à dissimuler.
 
Bref, le disque pop moderne presque parfait.

 

 
The Mountain Goats 2017 « Goths » label : merge
 

jeudi 15 juin 2017

Kevin Mac & Mark







C'est pas beau ça, c'est pas un joli triptyque estival comme un festival à soi à se bouffer de la pop rock jusqu'à plus soif ? C'est un colloque avec des petits jeunots ou qui font genre, et qui commencent sérieusement à avoir de la bouteille à force qu'on parle d'eux de plus en plus. La trilogie des branlicots qui toisent avec leur disques insolents à tomber. Ils balancent la sauce easy avec du matos de haut niveau. Branleur et branlicots, oui car sur les trois il y a un pas tout jeune, mais qui vient se placer tranquille dans ce trinôme tellement il fait pas son age le Mark, le vieux de la veille.

Impossible pour moi de les départager, un tiercé dans le désordre, tantôt Morby, tantôt Mulcahy, quelques fois Demarco, un peu plus sombre et recroquevillé pour Mulcahy, plus suave et acoustique pour Demarco, quant à Morby, l'ex-Woods envoie facile un petit rock très sonore, très chiadé, des saynètes solides impeccables et rondouillardes... ah bah si, je dois avoir un faible pour Morby..mais peut-être demain Mulcahy sur le poteau viendra coiffer les deux autres avec sa touche de songwriter déglingué et buriné.


Je les ai découvert en même temps ces trois nouveautés 2017 qui vont lourdement alourdir l'étagère des bons disques cette année.

Ils n'ont aucune étiquette, leurs voix sont assez proches, Morby 29 ans 4 albums depuis 2013, Demarco 27 ans 6 albums depuis 2012, Mulcahy tout se brouille depuis 1997 et son gros CV.. pas d'étiquette sauf peut être le tout petit côté Morrisson de « The Fiddler » pour Mulcahy, ou le coté Reed de « Dry your eyes » pour Morby..ouaih bof, même pas, bon j'ai rien dit.

Un peu le Morby quand même ma préférence.. bon peu importe, on verra dans quelques mois la résistance aux écoutes..

Je viens de passer une journée avec trois nouveautés tellement de ce jour dans ma tète que je me demande bien si c'est pas mon cerveau qui a sublimé ce moment de rencontres ou si c'est le hasard vachement bien foutu de trois apparitions réservées le même jour qui du coup ont ensoleillées ce grand soleil estival alors qu'il n'a pas encore atteint son zénith.
Impossible de dissocier quoique ce soit, j'ai quand même l'impression que DeMarco n'est pas dans les premiers, mais bon, quelques degrés en plus et ses virées rocking-chair pop vont prendre le dessus sur les deux autres à coup sûr.

Allez, trois albums 2017, trois artistes incontournables pour une journée découverte, mon séminaire solo à bouffer Kevin, Mac et Mark sous un soleil de plomb. 


Kevin Morby 2017 « City Music » label : dead oceans
Mark Mulcahy 2017 « The Possum in the Driveway » label : mezzotint
Mac Demarco 2017 « This Old Dog » label : captured tracks


mercredi 14 juin 2017

Christoph Berg




La Berce commune, la petite Centaurée Jacée, le Panic Pied-de-Poule, l'Herbe-à-Robert, Lamiers et Agrostis, Pâquerettes et petites Pervenches, Séneçon ou Folle Avoine, Houlque et Pâturin.. ma faucheuse à hélice reste rangée. Comment avec ces mots de Poaceae magnifiques, ces bouilles de petites fleurs sauvages, comment leur faucher les pieds. Ma pelouse n'a plus rien de ce ras là, le Ray Gras me saoule, on n'est pas à Wimbledon merde... J'ai laissé en friche un bout de lopin sur lequel j'adore me laisser choir et me faire lécher la truffe par la Canche bleue qui tangue.

 

Si vous aviez vu ces Trèfles danser avec la Vulpie-Queue-de-Rat au son des cordes de Berg !!!

 

Ivre des ivraies, je suis allongé les yeux aux ras des pâquerettes et quitte à bouffer le chiendent-des-chiens, je converse en silence avec les herbes sauvages, sous les doux violons de Christoph Berg.

 

Si Orla et Cyril chantaient les branches de l'arbre, Christoph Berg me souffle les cordes champêtres des herbes de juin qui dansent comme des folles. Toujours l’excellence chez Sonic Pieces
 


Christoph Berg 2017 « Conversations » label : sonic pieces



lundi 12 juin 2017

Crescent 2017




Un autre retour inattendu, beaucoup moins répandu celui-ci, un groupe anglais important rayonnant dans le sombre slow-core Lo-Fi artisanal et cabossé, c'est Crescent.

A l'écoute de ce 7ème album, on ne peut pas dire qu'ils pètent le feu, et pourtant, ce nébuleux son volubile, le cerveau dilaté par la canicule des acoustiques en pleine fatigue est la patine particulière de Crescent, celle qui embaume le cerveau. C'est pour cela que j'ai toujours suivi ce groupe anesthésiant. Un petit naufrage des pensées, la flemme des articulations, respiration ralentie, les yeux lymphatique. Je crois même que Matt Jones a du forcer sur la dose, c'est contagieux, je plane à donf.
 

Je croyais l'entité splitée, les membres éparpillés, 10 ans sans album, la pochette est toujours aussi belle et simple, le son est le même engourdissant, les instruments délétères et la voix comme un Barrett endormi. Crescent est de retour, Flying Saucer Attack, Movietone pour les arborescences, une intimité champêtre bouleversante pour les chansons.. poètes artisans pour l’esprit.

 

Crescent 2017 « Resin Pockets » label : domino/geographic
 

jeudi 8 juin 2017

Roger Waters 2017



Je croyais l'affaire bouclée, le retour impossible à force de se prendre le mur sans cesse comme un bug de jeu vidéo à rebondir dessus sans cesse.
Il y a des nouveautés annoncées des mois à l'avance, des articles qui tombent des semaines avant que l'objet sorte, et il y a des albums qui déboulent comme ça, des artistes oubliés comme si la chose était bouclée. C'est ainsi que j'ai vécu la sortie du nouveau Roger Waters, ¼ de siècle après « Amused to Death ». C'est pas la pochette qui m'a percutée la rétine, fade et plate comme « Radio Kaos ». Non, c'est le promontoire que souvent j'évite, la tronche du gars avec son nom dessus.
Pourtant, avec le temps, tout s'est dilué, y'a bien le Gilmour qui est resté comme par amitié, près à tout lui tolérer, comme une vieille collaboration par dépit à vouloir garder quelque chose du groupe, et j'ai joué le jeu.


Le Roger, j'avais mon cerveau pas bien non plus quand j'ai exploré le cul de l’auto stoppeuse juste après le mur, le « Final cut » et le « Radio kaos ». Du coup , après coup, j'ai glissé un peu sur « Amused to Death », ampoulé, 1992 je n'y croyais plus. J'avais pris un peu part au Roger à cause de son putain de mur animal qui tient pas debout, et des gosses qui font de la viande hachée sous le regard vicieux des professeurs tyranniques. On est peu de chose quand on est pas bien.

Du coup, le Waters dans les bacs ces jours-ci, je m'en suis battu grave en le voyant, pensant à une nouvelle compilation ou un énième concert au pied du mur de briques qui n'en finit pas de tomber. Un réflexe de clébard qui salive en mode Pavlov, j'ai écouté comme un âne perplexe mais avec un fond d’excitation comme quand ado j'allais dès la première heure chercher le vinyl à peine sorti dans les bacs. J'avais tiré un trait sur Roger, vraiment, et peu importait un retour tonitruant, stade ou intimité, tortures cérébrales ou pop dévidée à la Coldplay.. J'ai écouté. Je suis resté accaparé.



Remugles, senteurs, voix, gimmicks un peu à reluquer du côté de « Animals » (« Bird in a Gale »), « Smell the Roses » comme un écho et plus encore.. moi « Picture That » j'attendais dès l'inro qu'il dise.. welcome to the machine.. mais pas grave.. ça fait 25 ans, il aurait pu faire ça tous les ans, on se serait lassé, et là c'est pas souvent que Waters balance du bon bouillon .. mais d'ailleurs il a fait quoi tout ce quart de siècle à se prendre le mur en ressac comme un bourrin ??
Bon, le nouveau Waters est là, je l'écoute depuis hier soir et je suis comme un gamin qui n'en a rien à foutre mais pour qui ça compte un peu quand même. Et comme il est très bon, il compte beaucoup plus du coup.
J'aime les albums concept, ça ne veut plus dire grand chose maintenant, ou alors faut écouter celui là aujourd'hui pour comprendre le principe du fil conducteur d'un album homogène qui nous emmène là où le mec a voulu nous attirer cheminant les méandre et les dédales de son cerveau idéaliste et musical.
Il est grand ce disque, un retour en force tranquille, gratos, rien à prouver puisque tout était bouclé, il est puisant et beau, réfléchi.. la surprise est de taille, vous saviez vous que Waters resurgissait ? Quoi ?? . on s'en foutait, on est d'accord... Bon, à l'origine pour savourer l'effet de surprise, il faut aimer Roger Waters, cette part du Floyd tellement controversée, tellement problématique. Y'a plus de problème, ce disque est une aubaine... je redeviens un gamin floydien.


A l'époque de « The Final Cut », je me disais chouette, on est des enfants d'un groupe divorcé, on va avoir deux fois plus de disques..on a eu du Gilmour, du Waters quelques années.. tout s'est noyé dans plus rien.. 2015 et l'arnaque du siècle avec « Endless River », 2016 Gilmour (remix sncf etc etc), 2017 Waters.
Du « Déjà Vu » ? on s'en fout, c'est du convaincu. D'emblée, là, alors que je croyais l'affaire bouclée, le Waters me rappelle au groupe et son souffle anti-capitaliste me plaît bien.. quel Pink Floyd ce Roger.


Roger Waters 2017 « Is this the Life we Really Want ? » label : columbia




mardi 6 juin 2017

Nicolas Jules 2017



Il m'a mis dans sa poche direct, il est venu dans ma famille illico, dès la première note, dès les premiers mots avec le son de sa voix. Il est venu directement se placer sur mes étagères entre Dominique A, Pierre Bondu, Bastien Lallemant, Wladimir Anselme, Guidoni.... J'ai plongé immédiatement dans ses « Eaux noires », sa nonchalance percutante m'a entraînée dans sa chute.


J'avais pourtant bien essayé en 2010/13, mais j'ai pas le souvenir d'avoir plongé ainsi dans les émotions du « Crève-silence » qui résonne comme un chef d’œuvre. Ma poche était trouée. Il va falloir que j'y retourne, que je crève à nouveau le « Shaker », et « La nuit était douce comme la queue rousse du diable au sortir du bain » qui dorment dans mes bacs, que j'aille grignoter les racines, la genèse de tout ce qui a pu amener à ce disque nouveau qui ne me quitte plus.


Tout est parfait quand nous y ajoutons le son, la production, le jeu et la danse des mots. Nicolas Jules est un poète sonore au timbre et à la guitare solennelle, absolument tout pour me plaire, des chansons à tomber en dansant et je m'en veux de porter toutes ces lacunes sur cet artiste qui a fait naître sa discographie en 1998.

C'est dit, le silence est crevé, on ne m'y reprendra plus, Nicolas Jules, sa carrière et le plus beau disque de par ici cette année.

Nicolas Jules 2017 « Crève-silence » label : l'autre distribution

dimanche 4 juin 2017

Cyril Secq / Orla Wren



Une guitare sèche pour chanter les branches de l'arbre, quel autre instrument ?
Des cordes de nylon, un coffre en bois, le dessin de la vie des bras d'un arbre et ses enfants pas loin à percer le sol dans le vert en fuite.
Je suis chez moi attaqué par un moment inespéré d'oisiveté, je végète autour d'une petite chaleur et tourne autour de mon cercis en me disant que de toute façon je ne vais pas beaucoup m'en éloigner avant la tombée du jour. 


Les arbres communiquent entre eux, ni gestes, ni son, que signaux magnétiques, des parfums et des senteurs lâchées comme une haleine. Cyril dessine les arbres, Orla souffle leur parfum, la danse du houppier.

Cyril Secq est le guitariste néo-classique d'Astrïd, Orla Wren un paysagiste drone du nord de l'Angleterre... le duo est une messe aux arborescences végétales.

Cyril Secq & Orla Wren 2016 « Branches » label : dronarivm

jeudi 1 juin 2017

Thurston Moore 2017



Des choses encore à proposer pour un futur éventuel au vu du matériel déposé par Thurston Moore ces 35 dernières années ? On s'en fout, des choses pour le présent c'est déjà pas mal, surtout que ce « Rock'n'Roll Consciuousness » est un nouveau travail éclatant de facilité du guitariste légendaire, un rock abrasif planant sur des horizons dévastés mais solaire. 


Que dire à mon niveau de connaissance du mur du son new yorkais, éviter les fadaises ou avouer que je n'ai toujours pas tout découvert de ce monde là, dans sa profondeur et surtout dans sa genèse, j'ai des lacunes quant aux paysages de « Daydream Nation », et « Nurse » est l'album que j'écoute le plus de l'entité. Peut-être finalement j'aime plus les carrières soli de Kim, Lee et Thuston..


Ah si, on peut dire qu'à la batterie c'est Steve Shelley le fidèle, et à la basse la bloody Debbie Googe, que j'ai une petite préférence pour « Aphrodite » avec le son plus appuyé et ravageur de la batterie que « Exalted » en gamelle étouffée, mais c'est un détail pour moi.... Il fait très chaud dehors et dans ma tète et ça rafraîchit cet opus tout fraîchement proposé dans les bacs, un grand disque rock qui éblouit la boucle de mes écoutes ces derniers jours.


Éternel éphèbe de la gratte en ébulition, la nouvelle pulsion de Thurston Moore.

Thurston Moore 2017 « Rock'n'Roll Consciuouness » label : fiction uk / caroline international