mardi 31 octobre 2017

Charles Pasi




Je découvre Pasi via Blue Note, via quelques affiches  métropolitaines, et aussi parce qu’un fameux disquaire parisien a décidé de faire marche arrière. Le jazz est revenu au sein des mêmes murs que la musique en général. Plus la peine de changer d’adresse, de bâtiment et de ticket de caisse, toute la musique regroupée comme un nouvel espoir..bientôt le classique j’espère. Du coup je prends le temps de yeuter du côté Monk Nina & Brubeck. Pasi passe par ici.
 
Bref, une énième pochette jaune cette année, je suis interloqué par ce disque.
 
Vu comme ça, je le vends très mal, et pourtant « Bricks » est un chef d’œuvre jazz-blues-pop-soul dans la plus belle des harmonies. Il a beau être harmoniciste, Charles Pasi est aussi multi instrumentiste avec la voix qui va avec. En fait, l’étiquette jazz n’a de cohérence qu'avec son label, moi « Bricks » est passé comme un moment de curiosité extraordinaire, percuté par le talent et la pertinence de tous les styles, surtout de la belle pop percutée par du jazz, de la soul et du blues, voilà comme si Piers Faccini faisait du jazz … bref, j’ai un peu de mal à en parler. « Bricks » est génialement précieux.

 

Charles Pasi 2017 « Bricks » label : blue note

dimanche 29 octobre 2017

Thelonious Monk 2017



Je me suis retrouvé dehors comme pour fuir la maison trop calme. Un brouhaha taiseux m'envahissait le crane m’expulsant d'un huit clos trop pesant.
Mon village hors saison n'avait pourtant rien pour calmer ma panique sourde. J'ai erré dans la ouateur tiède d'un gris qui picore les paupières. Il a beau être loin des circuits touristiques, le village a des allures apocalyptique. Mais une apocalypse détendue, le genre d’événement qui permettrait de rayer de la carte toute pollution industrielle, humaine, une fraîcheur subite totalement improbable. D'autant plus qu'aucun tremblement ni explosion n'a précédé cette douce mélasse dérivante. 


Rue de la Herse, personne, rue du Croc salé pas âme qui vive, je vais prendre la rue Raide pour voir si le gris se dissipe, voir si le haut de ma tour se dévoile une fois avant la tombée de la nuit.
Vide la rue de la poulaillerie, il y a pourtant un boulanger dans cette étroite ruelle que les pompes funèbres accueille.

Je suis perdu sur mon pays, j'ai besoin d'un son de quelque chose qui me guide, de pas d'ici, de pas très jeune, un truc un peu nouveau quand même, un truc pas dégueulasse. Une envie de me faire alpaguer par un grand connaisseur pour que je puisse me laisser emmener vers les fonds grouillants et séminaux.
Je descends la rue du Marché au Blé, je me dirige vers le Fief des Marmousets, vers ces poutres du bois qui a pompé toute l'histoire de ce coin là, le bois du pied de la flèche et de ma tour qui commence à se perdre mangée par le ciel lourdingue.
Le 16ème siècle est devant moi, le bois reste muet, rien à part quelques petites notes de musiques au loin. Le seul son qui sourde de ces rues désertes, je m'avance, je hume le parfum.. voilà c'est ça, c'est ce son là celui qui happe mon inconscient depuis tout à l'heure.. pas un bruit alentours, que ces notes de piano comme un film, je rêve peut être d'une liaison dangereuse, d'une rencontre folle.


C'est sûr un fou de jazz habite là, un mec qui passe des vinyles à longueur de journée. Mélodies imparables..
J'aimerais bien être le gars qui monte les escaliers happé par la musique, frapper à la porte, et tomber sur deux malades de jazz qui écoute un vinyle rare de Thelonious Monk, ce disque-ci qui m'a attiré jusque là. Les écouter refaire le monde et y être invité quelques instants en sirotant un pastis glacé, devant les yeux vagues et les seins nus de la fille qui tricote sur le lit. C'est sûrement Nelie son prénom. Une vieille mansarde, des disques et des potes.


Je vais pas refaire le chemin à l'envers, je ne suis pas loin de mes pénates. La nuit est tombée une heure plus tôt, j'aime pas cette entourloupe d'automne, ce glas pour l'hiver. Je vais rompre le silence de mes murs et écouter ravagé par le spleen d'un village qui se meure, un vieux Thelonious ressurgi des bandes des sessions pour la BO du film qui ne gardera que les notes d'Art Blakey. Jazz, libertinage, cinéma, Thelonious à torde les restes d'un dimanche langoureux.. dehors tout dort.


Thelonious Monk 2017 / 1960  « Les Liaisons Dangereuses » 
label : sam records / saga / zev feldman




jeudi 26 octobre 2017

Toto 86



Inutile de vous dire que j'étais pas dans mon assiette 80's en dehors de quelques groupes et artistes. Je ne vais y revenir on pourrait croire à un traumatisme alors qu'avec le recul j'y retourne dans mon dédale à moi.
Quelques groupes en question !! Toto en fut un, une discographie presque parfaite, passant outre « Isolation » et « Turn Back ».


Alors voilà, nous sommes en 1986, le casting est de haut niveau, les trois Porcaro sont là, Lukather constant dans le style, Paich mastodonte du clavier, et Joseph Williams dans une forme époustouflante..et puis c'est tout (en dehors de qq guests). Chacun y va de son écriture, les plumes et les notes s'entrecroisent, c'est un grand cru puissant avec une pochette au style Hooper, loin de l'épée récurrente, le fil conducteur des vitrines de Toto.
Finish jazz Lukather/Paich, quelques ballades dignes de l'époque et du groupe, démarrage de feu sur une note de batterie de Jeff et rien ne peut plus freiner la machine, tout s’enchaîne, les jeux sont à leur apogée, les musicos s'amusent, même le très Michael Jackson « Fahrenheit » passe en douceur.

Alors pourquoi un Toto là, comme ça, gratuitement sans prévenir ? Juste parce que là, il passe à fond dans mes enceintes, le plaisir à l'écoute n'a pas bronché d'un poil et que le brouillard s'en est levé. C'est surtout une discussion autour des Porcaro brothers, j'ai placé le Celsius illico, la bonne température.
C'est celui-là souvent que je choisis, il est particulier, il est très bon tout le temps, il se détache un peu des autres même si « The Seventh One » le suit de très près.

Zénith juin 2013, dans la fosse avec ma grande pour lui faire découvrir Toto, la canicule, 45°C dans la salle, ça fait combien en farenheit ?? .. la dream team à nouveau, même s'il ne reste plus qu'un seul Porcaro, Steve et d'ailleurs sur ce disque Joe le père vient taquiner la percu sur « Somewhere tonight » et le final jazz. Z'ont un peu flégon les gars, mais la voix de Williams est toujours là, au plafond, l'incarnation parfaite, la signature vocale du groupe, au beau milieu de quelques grands musiciens de l'histoire.

J'aime Toto, c'est dit, et « Farenheit » ma petite faiblesse.... somewhere tonight.
0 + 0 = 86
Toto 1986 « Farenheit » label : CBS

dimanche 22 octobre 2017

Girls in Hawaii 2017



C'est peut être la chose rock la plus étonnante cette année, le retour des Girls in Hawaii. Un astéroïde a frôlé la terre irradiant de négatif fauve la croûte infra-rouge et la musique diurne des belges.

On passe en nocturne, on plane du côté de Radiohaed amnésique et Granddady sous cannabaceae avec une forte influence Girls in Hawaii.. ah merde, c'est eux dont il s'agit.

Spacieux et délétère.. eux comme une découverte, un moment divin de pop moderne tourmentée d'un vieux groupe mâtiné de Floyd, un virage magnifique et nécessaire pour un véritable come-back.


Girls in Hawaii 2017 « Nocturne » label : 62 tv records




vendredi 20 octobre 2017

Todd Rundgren 1974




De toutes façon, on peut forer tout ce qu'on veut le fossile finira bien par ne plus donner aucune énergie au bipède qui gratte la croûte en surface. Va bien falloir que ça s’arrête un jour, je préviens illico mes gosses.

Plus de pétrole, un monde à réorganiser, presque tout à refaire tellement on a l'impression que le monde est né du moteur à explosion, et c'est pas faux. Les chinois en Afrique, les amerloques qui louchent sur l'Alaska, ça va pomper grave jusqu'à plus soif, jusqu'à la panne sèche, Dubaï c'est presque de l'histoire ancienne. Dommage je ne serai plus là, j'aurais bien voulu voir la gueule du globe sans pétrole avec pour vestige les départementales d’asphalte qui prennent la mousse. Sûr ils vont se foutre sur la gueule avant les prémices d'un équilibre inéluctable..ou pas. Un nouveau Mad Max en pleine Beauce ou sur les plaines de Mongolie ??


On imagine pas l'impact, le truc de cinglé qui nous pend au nez. Tiens au hasard, j'imagine la tronche de la fnac .. « Eh les gars, terminés les vinyles, on arrête les conneries, y'a plus de bouillon noir pour étaler les crêpes, du coup on va relancer le CD numérique, ça va exciter à nouveau les blaireaux qui ont une puce 2 tera dans la nuque pour charger dès l'entrée dans le magasin. A force de nous sucer le serveur on va finir par vendre des cafetières...ahh ahh qu'est ce que t'es con Maurice ». répond un autre employé du magasin.
 

Y'a qu'à voir le Todd, et le bordel avec son chef d’œuvre « Todd ». Il devait sortir en 1973, mais Bearsville, son éditeur fait la gueule. Quelle idée de sortir un double pendant la crise du pétrole, pénurie. La boite temporise, pourtant le Todd cartonne et draine la caillasse (« Something / Anything ».. et « A Wizard, a True Star »). Nenni ils décident de vouloir sortir un single en mode chacal ou kreuvard au choix. Ça s'appelle « Izzat love » et Todd refuse, se fâche et menace. Il faudra donc attendre 1974 pour que ce « Todd » viennent dans les bacs à vinyles. Belle pochette, tronche d'allumée, et un DOUBLE album ravagé par l'originalité et la petite révolution électro avec pas des masses de guitare ( en dehors des soli de ouf), une production de rêve, presqu'un pionnier le Todd tellement le son semble inconnu cette année là.


Faut aimer le foutraque, le doux dingue et les rebondissements, le patchwork musical, la construction sonore folle, moi Todd je le range près de Dr John, Kevin Ayer, Zappa & co.. Ce disque est une montagne bariolée, des vallées psychédéliques, un produit fou d'un hyper actif qui n’arrêtera jamais. D'ailleurs il n'a rien arrêté. Il vient de sortir un nouvel album.


Je tape sur le clavier en plastique noir de mon ordi, et on imagine pas comment la crise du pétrole a pu faire douter les maisons de disque à une certaine époque, celle qui nous attend très très bientôt..la crise de l'énergie fossile... et vive le vinyle.


Todd Rundgren 1974 « Todd » label : bearsville

mardi 17 octobre 2017

Colleen Beck & St Vincent 2017







Trois nouveautés très attendues, trois albums ultra modernes et hypers synthétiques, ma trilogie boudeuse du jour, un de ceux passés à chercher un peu de réconfort. En vain, c'est raté, je suis imperméable.

Je n'avais pas non plus aimé « Midnite Vulture » après « Odelay », je vais retourner à l'éponyme 2014 « St Vincent », quant à Colleen, je suis trop pétrifié par son néo-classique et aussi par « Everyone Alive Wants Answers », son premier album, pour plonger dans cette myriade de boucles de clavier.

C'est pas ma journée, pourtant j'ai une affection particulière pour ces trois là. Pas la tète à me la prendre. C'est sûr y'a du matos sous ces beats de fausse gaîté et ces programmations, rien n'y fait.
Je boude vous dis-je. Je vais attendre la prochaine soirée festive pour voir si le vent tourne, si ponctuellement ça vient de moi.

Trois albums nouveaux, trois pochettes du même acabit, trois organismes synthétiques.

St Vincent 2017 « Masseduction » label : loma vista
Colleen 2017 « A Flame my Love, a Frequency » : thrill jockey
Beck 2017 « Colors » label : capitol




dimanche 15 octobre 2017

Jean-Pierre Ferland 70



Y'a des jours où l'on tangue, c'est un jour de chaleur moite où régentent les moisissures.
Le calendrier perd la tète, pourtant les peupliers déjà sont jaunes. Les brassicacées reprennent du soleil, le dos de la plaine colza se dore comme aux jolis mois d'avril.
Le printemps percute l'automne, un amour de mercure que les grandes saisons veulent démantibuler.


« Jaune » est le dixième album de Ferland, accompagné de Tony Levin, David Spinozza et Jim Young aux CV vertigineux, il est concept et aussi un des plus importants disques québécois. Synthé moog avec Michel Robidoux pour la première fois sur ce territoire francophone tellement riche d'artistes d'envergure.
« Le chat du café des artistes » et Charlotte sur son IRM, 2009 et la réédition en grande pompe, « Jaune » est un objet unique. Ferland c'est aussi Charles-Cros, une tète de l'art, un artiste majeur du côté de Montréal. Un des cinq, Gilles Vigneault, Robert Charlebois, Yvon Deschamps et surtout celui qui me bouleverse depuis bien des automnes Claude Léveillée. « Les fesses », « Les vieux pianos », « Les gens du pays »..... Jean-Pierre Ferland.


Le jaune prend le dessus, je danse sur « Sing sing », le son comme sur le premier album solo de McCartney, les peupliers ouvrent le bal.. « Jaune ». Les couleurs d'automne sont entrées entre mes murs, y'a des jours ou le soleil torride ne trompe plus. Tout est jaune et va jaunir. Ça sent le souffre sur la planète, le déni des ordures, des œillères de bourrin plus aucune pitié pour le cheval. Champ chromatique d'un œuf avorté, nos poumons curcumins vont suffoquer ... poussière de mimosa dans les poumons, prendre un yellow cab ou un sous-marin pour la tangente vers des bleus écarlates, des blancs sur de la chlorophylle à perte de vue, juste histoire de respirer un jour.

Pour l'instant tout est jaune.

Jean-Pierre Ferland 1970 « Jaune » label : barclay




jeudi 12 octobre 2017

Jay-Jay Johanson 2017



J'ai pourtant un faible pour les octobres, mais les novembres me ravagent la chic presque toujours. Octobre dégringole vers l’extinction et JJ Johanson a décidé de me faire changer d'avis, il est presque là à vouloir détendre ma moue. « November » est une pépite rousse et grise, la danse tiède à célébrer l'automne qui va rouiller et mûrir.

A part ça, le crooner électro pop délicat vient de faire des merveilles avec un nouvel album, un opus de plus, un petit cru cru d'une saison à vif. Le jaune s'installe pour faire chier la grisaille, jusqu'à ce que novembre mette tout le monde d'accord. A quelques heures du onzième mois de l'année, Jay Jay Johanson sous un ocre kitch et boisé, fait reluire la lumière qui dégringole.

Je me sers un petit famous grouse, le malt lagopède me retourne la lécheuse, je pense à « Whiskey » 96, je me laisse à nouveau diluer par JJ le suédois.


Jay-Jay Johanson 2017 « Bury the Hatchet » label : kuroneko 29music / art

mardi 10 octobre 2017

Mélanie De Biasio 2017



Je me suis vautré sur le calendrier. L'espace d'un tant a réduit mon élan. J'ai trébuché sur « Lilies » la gospel vêtue de blues moderne.

Le câble rouge caténaire défile sans bouger sous la voûte nuageuse d'un ciel tempéré. Hope Sandoval sous jazz. 
Si la construction sonore est parfaite, sa voix chantée subjugue et n'atténue en rien l'émotion.

Jazz Simone intime, danse ouatée infernale, tendre envoûtement d'une ambiance tribale soft et moderne. Le nouvel album de Mélanie De Biasio est romantiquement glamour.

Le ventre est là avec la gorge et la beauté cellulaire des ondes cérébrales. C'est une saveur ensorcelée et j'ai mis un genou à terre en trébuchant sur « Lilies ». Un petit vent Marilyn ambiant a soufflé sous la texture de Mélanie.


Mélanie De Biasio 2017 « Lilies » label : (pias) le label

dimanche 8 octobre 2017

Clément Cogitore / Jean-Philippe Rameau : opéra krump.



Une chose en amène une autre, trouver des déclics pour parcourir des mondes inconnus ou méconnus, me poser sur un opéra, du classique dans toute sa splendeur. Clément Cogitore draine ma curiosité.
Furiosité du hip hop, le krump et je mets un nom sur le syncopé de quelques danses vues quelque part un jour, force rythmique, comme avec ce morceau opéra de Jean-Philippe Rameau, des codes s'entrecroisent, du social intemporel, évacuer la violence, corps de ballet hyper travaillé, impro de danse d'un groupe, chorégraphie fusionnelle, « Les Indes Galantes », un univers s'ouvre moi, deux mondes artistiques se percutent. Clip ou court métrage, « Air pour les sauvages » retravaillé sur la scène de l'opéra est un pur chef d’œuvre. La danse du calumet de la paix..les Sauvages 4ème entrée. Base de percussion ajoutée, tempo puissant et chaotique.

Réagir à la percussion, ce krump là dévoile toute la splendeur des rythmiques d'un air d'opéra de 1735. Des jeunes gens dansent et dansaient au dessus d'un volcan.
Interaction des civilisations, interaction artistique libératrice.... INTERACTION.

Jean-Philippe Rameau 1735 « Les Indes Galantes » - 2017 Clément Cogitore


jeudi 5 octobre 2017

The National 2017



Brassland justement, le label des débuts de The National, avant de partir pour Beggars Banquet puis 4AD chez qui ils sont toujours.
J'ai l'impression de découvrir le groupe. Certes la voix m'est familière, mais j'ai toujours été perplexe à l'écoute de leurs albums, même l'éponyme « The National » 2001 sorti chez Brassland.


J'écoute les chansons et regarde la pochette, « Nobody else will be there » m'envoûte immédiatement. « Walk it back », je pars conquis vers les paysages gris anthracites d'Arab Strap, ça pue l'air aviné et je regarde à travers cette fenêtre qui m'intrigue, voyeurisme, le studio, un monde. Je me fais des films.
Tiens un tube potentiel « The system only dreams in total darkness », un sommet de pop moderne, sombre et dansant.....
« I still destroy you » débroussaille un désespoir mou électro-ambiant absolument nocturne.


Et pourtant tout semble apaisé. Dans la ville où je vais pour aller là où l'argent me mène, il y a sur les réverbères modernes peints en gris-nuit, une ampoule bleue cobalt intense et doux. Une touche de thérapie monochrome absorbe le stress alentours, caresse l'éblouissement de la glauque led jaune juste au dessus, alcôve, climax, je resterais bien des heures sous cet œil bleu hypnotique à écouter le dernier The National, que je redécouvre avec une lueur neuve. 6 ème album, c'est pas faute d'avoir écouté les autres avant, c'est sûrement la pochette que je fixe sans me lasser, cette petite touche de bleu intense..et douce.


The National 2017 « Sleep Well Beast » label : 4AD


mardi 3 octobre 2017

Astrïd & Rachel Grimes



Rachel's et Astrïd, deux sommets du néo-classique ici et là bas outre-Atlantique.
Rachel Grimes est là depuis 2009 avec trois albums en solo.
Cyril Secq a parlé des arbres avec Orla Wren, il est le tronc d'Astrïd.

Et puis les auberges, Arbouse pour Astrïd avec un des plus bel album du genre en 2008 «& ». Puis un passage chez Rune Grammofon et Monotype.. Rachel's c'est Quatersticks catalogue formidable dans lequel le groupe est venu installer son classique moderne comme l'a fait Clogs chez Brassland par exemple.

Bon, j'ai des doutes sur la clarté de mon exposé, pour moi c'est le contentement d'une rencontre, on pourrait même commencer par là.. Rachel Grimes piano et Astrïd quatuor se sont mélangés, juste un moment magnifique histoire de donner une autre dimension à leurs morceaux respectifs. Ils jouent ensembles devant nous, les épousailles néo-classiques de deux âmes encordées.

Petit chef d’œuvre.


Astrïd & Rachel Grimes 2017 « Through the Sparkle » label : gizeh