Me voilà englué dans les 70's, de fil en
aiguille, rangé au même endroit, l'important du son qui a bâti
cette décennie, je suis allé vers « Benefit ».
Quel bonheur ces chansons quittant le blues originel du groupe, je me
vautre par terre éberlué par cette myriade étoilée sur fond vert
de cardamines hirsutes. Miniatures petites gousses bandant au ciel,
fleurs minuscules.. au loin, pas loin, dans la maison, la flûte de
Ian résonne sur ce fond sombre d'un disque attachant.
Le fils a dévasté l'étagère Jethro
Tull, il tente, en bloc, quelques uns restent dont « Benefit »,
bizarre je ne lui ai pas conseillé celui-là, c'est pourtant un de
mes préféré, inconsciemment vouloir me le garder pour moi tout
seul, pour ma station allongée béat dans la cardamine blanche, le
flan bichonné par le jeune et généreux soleil de printemps.
Anderson/Barre/Cornick/Evan ..
la dream team. « To cry you a song ».. je vais la
bouffer la cardamine, et le mouron blanc qui lutte à l'échelle
juste à côté. C'est le troisième album, on est dans le jus, et
j'aime beaucoup cette trilogie pré-Aqualung. Pour ceux qui aime bien
Jethro Tull, il y a l'album original, pour les dingos il y a la
réédition triple de 2013 assurée par Steve Wilson, avec ce qu'il
faut de bonus (dont le 45T « Sweet dream / 17 »).
Un beau livret avec explications track by track par Ian himself... sa
chanson préférée à lui, c'est « Nothing to say »..
eh, c'est pas de l'info de ouf ça ?? moi c'est « Sossity,
you're a woman ».
Groupe unique, son inimitable, voix
ultra familière, psyché sombre de rock champêtre à sniffer
l'humus asséché, folk médiéval enfiévré et binouzes à
volonté.. oui je sais pas plus de deux litres par jour et pas tous
les jours, des fois c'est trois litres.
Qui va mettre le deuxième CD, j'ai la
flemme et j'ai pas eu le temps de compter toutes les belles
cardamines hirsutes qui me chatouillent le visage et les guibolles.
Jethro Tull 1970 « Benefit »
label : chrysalis


