samedi 4 juin 2011

Pink Floyd / Ummagumma


1969. "Sysyphus" pour premier péplum rock de l'histoire. Une révolution. Des cymbales, des tambours plus tard à Pompeï. Des allures de tragédie. Richard Wright transposant son éducation musicale classique jazz vers des plages Keith Jarrett fou, grave et solennel. Puis du psycho-expérimentalo-zoologique. Mellotron en attente de récupération prog sur lequel louche Fripp & co. Les vents organiques soufflent avant le grondement cathédrale. Tout se mêle, tout se brouille, l'acidité est à son comble, le son irradié. Retour au peplum.

Waters entre en scène. Mon morceau fétiche, balade mythique. « Ganchester meadows » et ses alouettes. Mes premiers accords guitares ado, répétitif. Summum d'un rêve poétique ultime avant la visite du zoo en furie.

Finger pickled John Fahey pour Gilmour pour quelques promenades folk complètement d'époque (Nick Drake). On branche la guitare. Deuxième morceau chanté en troisième partie.

C'est sur une flute enchanteresse que le batteur Nick Mason entame son set. Jeu de baguette, de percu, toujours dans la brume ensoleillé d'une vision pop sulfureuse. Re flute en final menuet.

J'écoute Ummagumma côté studio dans son édition cd originale, double boitier, celui qui n'existe plus et que l'on ouvrait en trois parti. Cette bande son colle à la canicule de cette après midi. J'ai dû découvrir ce disque sous un soleil de plomb gamin, juste sous mes alouettes champêtres qui m'empêchaient de réviser le brevet des collèges.

Cette pochette là est gravée à jamais sur ma rétine musicale.

Pink Floyd 1969 « Ummagumma » label : capitol
http://www.pinkfloyd.com/


















4 commentaires:

Blake a dit…

Salut charlu: hé oui avec le temps, pas la peine de cacher à son entourage de bon goût qu'on a un super faible pour le Floyd de la grande époque.
Joli papier perso sur cette période... Moi c'est leur "Middle" de 1971 avec sa double pochette avec cette oreille bleue et ce son aquatique itou (St-Tropez) qui en fait une parfaite Madeleine de Prout seventies. L'album est dans la discothèque vinyle de mes parents et interdit à eux de s'en séparer ! :-) À + ....

charlu a dit…

Blake, je suis aussi un ravagé des deux disques phares "atom heart mother" et "meddley".. même principe, même culte, période charnière puisqu'après rien ne sera plus comme avant.
J'ai les deux en vinyl, mais aussi en cd.. quel pieds de balancer le numérique dans les enceintes et de tripoter la pochette géante qui s'ouvre..dévoilant ainsi une oreille immergée gigantesque. Tu crois qu'ils s'en apercevraient tes parents si tu transposais le vinyle sous ton toit ????
AMITIEEEEE

jp a dit…

un disque qui a carrément changé mon mode de perception du monde à l'époque ou je le découvrais. bercé par pink floyd depuis mon plus jeune age, j'avais dû attendre la vingtaine pour découvrir cette galette sous la forme d'une cassette audio usée et grésillante recopiée pour moi par un pote hippie qui venait de me faire découvrir le live in winterland d'hendrix, autre "traumatisme" tout aussi révélateur d'expériences à venir.

Pascal Georges a dit…

Ummagumma... Meddle... Atom Heart Mother... En prévision pour un prochain article sur mon blog.
tellement liés à mon entrée dans le monde du stockeur de musiques en tout genre. Ils furent mes premiers albums vinyles - je les ai encore... Quand je les mets sur la platine, j'ai l'impression qu'ils me narguent car eux... n'ont subi aucun dommage du temps.
Ummagumma, tellement écouté en boucle chez mon oncle sur sa chaîne stéréo, des après midi durant.
Meddle, mon deuxième vinyle... des heures à l'écouter au casque et à me demander comment ce long passage lunaire dans echoes pouvait être réalisé, celui ou la guitare semble produire un long cri spatial...
Atom Heart Mother m'a fait prendre conscience que mettre un symphonique avec du rock était possible... Ouf, faisant des études classiques (de toutes façons, à l'époque y'avait rien d'autre...), ça me laissait un espoir d’avenir.

Je crois avoir su en profiter...

Et, mon chien, lui aussi chante, mais pas avec l'harmonica et les guitares... Il préfère mes vieux synthés analos...
Et Saint Tropez où je bosse régulièrement a bien changé, lui, il n'est rock que par Bono qui vient montrer sa gueule d'ange chaque été, pour le reste les VIP de la télé réalité ont envahi l'espace devenu un gigantesque lunapark, visite incontournable de l'estivant azuréen.

Allez, je me les ressort ce week end... ça va gratter dans les enceintes, mais... quel pied en perspective.
Bien bel hommage en tout cas, surtout en honorant les sessions studio.