Je me farde au pollen blanc du cyclamen. Un larsen grignote ma salive et le jour qui tombe embarque avec lui l'odeur de ma vitesse. Les pâleurs s'installent avec les ombres appuyées, j'ai dans l'idée la Soldanelle des hauteurs qui fait pleurer la neige de ses chaudes cellules. Et si un disque pouvait ainsi mettre minable une lamentable sauterie d'aigreurs. La décrépitude des milliers de visages déglace les accotements gris détrempés. À peine deux sourires tortueux et mon pas s'allonge. Grand écart sur les gens, je me faufile robotique et imperméable. Déjà la brûlure m'embrasse et la « Brûlée » me chiale la respiration. Mon crane est un édicule de Cabane, tout m'étrangle et plus je respire.
Plus aucune verdure, le noir a mangé les épines et la chlorophylle des murs. Seules les giclures d'électrons font briller des bouts de murs.
Tellement de promesses posées sur ces pièces noires de monde, des artistes à tire-larigot, elles sont tenues. « Brûlée » va me tenir des marées et des lunes, et plus encore. Thomas Jean Henri commet son deuxième chef d’œuvre. L'hyper beauté en rareté, un bijou à se procurer urgemment.
https://cabanemusic.bandcamp.com/album/br-l-e
Cabane 2024 « Brûlée » sur Cabane Records
