jeudi 21 septembre 2017

The War on Drugs 2017



Le folk dans les chaussettes, je passe au grand son pop des groupes rock. Hallucinant la faculté de ces mecs à aligner des disques parfaits dans le genre, celui-là plus encore.
Un petit touché racoleur avec la possibilité d'embarquer quelques foules. 


Ils ont le sens assez ciselé de bâtir des superbes chansons pop d'envergure, power truc ou rock machin, ça fuse et flotte. Une précision et surtout The War on Drugs prend le temps de poser chaque morceau, histoire de faire durer le plaisir, 6 minutes voire 12, on s'installe là dans un crane qui plane au beau milieu d'un ciel écarlate à tel point que la dernière envie immédiate est de se poser, deralentir et de revenir au sol.
Une fois de plus, la voix Tom Petty ou Dylan ado chantant la pop atmosphérique se fond parfaitement dans les claviers planants, la basse infernale et les soli guitare vaporeux.

J'aime la fulgurance de « Holding on », de « Nothing to find » et de « In chains », des bolides que rien n'arrête. 
« Thinking of a place », le voici le petit quart d'heure à planer pop, tout près de « Pain » à la basse chaloupée.


Né de l'auberge Secretly Canadian, The War on Drugs est passé direct chez Atlantic, aucun rapport surement, mais la dimension ici explose, ramasse et dépasse, tonne. Ne pas se fier à la pochette intime, cette pop de Philadelphie est géostationnaire. J'aime bien les disques de The War on Drugs.

The War on Drugs 2017 « A Deeper Understanding » label : atlantic

lundi 18 septembre 2017

Iron & Wine 2017



Descendance, Neil Young en p'tit père qui carbure sec, Iron & Wine en digne descendance avec un album folk comme un grand retour au source. J'avais d'ailleurs perdu Sam Beam pour s'en être éloigné, pour avoir perdu la substance de son acoustique, « The Creek Dranke the Cradle » et « Our Endless Numbered Days » étaient pourtant si beaux.

Il n'y a rien qui se détache dans cet opus, il tient le cap tout le long de sa douce chevauchée poétique, c'est un Beam épique ce « Beast Epic ». Et cette fois-ci, la barbe est là, et la huppe.

Iron & Wine 2017 « Beast Epic » label : sub pop

samedi 16 septembre 2017

Neil Young 2017



Il faut croire que j'ai bien du mal à lâcher le chapitre folk. Il est sûrement le son récurent de mon quotidien, tu écoutes quoi toi comme musique ? Plein de trucs, mais ce que je préféré entendre c'est la musique folk....reste à définir ce genre, culture locale strictement acoustique d'un coin du monde quelque part où il fait bon chanter la nature ou les paysages ? Ouaih, c'est un peu ça.
Le folk est né pour chacun possédant une guitare sèche ou autre cordes à musique, sur les terres outre Atlantiques. Chacun certes, mais surtout les fermiers, les cow-boys. Et voilà, c'est avant tout une musique de blanc apportées par les migrant du vieux continent tous chargés de leurs traditions musicales. Sur ces terre presque vierges, le blues et le jazz brûlaient déjà les âmes du côté de la communauté noire. Le mélange des deux et c'est le rock'n'roll qui bouleverse l'histoire dans les 50's..le rock..etc etc. Et le folk dans son entité pure n'a plus cessé de se renouveler tout en se répétant... et vice et versa. Métissage musical.

Woody Guthrie, Pete Seeger, green village, beatniks et hippies, folk anglo-saxon, traditions, son de bois, songsters et folksinger...Laurel Canyon, Irlande et Appalaches..et tous les continents du monde. Toutes les époques, le folk n'a rien perdu de sa parure. Revival ?? pas sûr puisqu'il n'a jamais dépéri, même les décennies les plus synthétiques gardaient au chaud quelques folkeux acharnés tels Ben Chasny.....

Il y a des coins du monde où il fait bon balader ses boiseries musicales, Glitterhouse, Acuarella, Important records, Fonal, Kraak, Foxy Digitalis, Last Visible Dog (fermé en 2010), Root Strata, Time Lag, même certains label d'obédience électronique s'y sont mis, histoire de réchauffer un poil les âmes organiques, Warp (avec Gravenhurst), Kompakt (avec Nick Hoppner), Karaoké Kalk (avec Dakota Suite), Peacefrog (avec Findlay Brown), How to kill the dj (avec Jason Edwards) ou Asthmatic Kitty avec le tout jeune et nouveau Angelo De Augustine.

Quant à la barbe qui va avec, c'est une autre histoire, c'est selon, avec ou sans, Bonnie Prince Billy ou Bob Dylan, Devendra Banhart ou JJ Cale, Townes Van Zandt ou Fitzimmons, John Fahey ou In Gowan Ring, Iron & Wine ou Micah P.Hinson.... Neil Young 76. Des couples aussi, MV&EE, Angus & Julia Stone, Johnny and June Carter, Bob et Joan....

Troubadours, chantres, malandrins, ménestrels, bardes, trouvères.. de la musique boisée folklorique, une guitare de nylon qui chante la terre du coin là juste en bas de la marche en bois, il suffit juste de quitter mollement son rocking-chair pour fouler la poussière et les belles étoiles. La sève ? Peut être, celle des grand conifères ancestraux en tout cas, ceux qu'il faut abattre à la lune tombante pour que le bois sèche plus vite et que la résonance du coffre fasse frissonner.
Dans mon bout de jardin que je bichonne comme le cerf ses bois, je m’ébahis sans cesse au son du breuil et du rondin.
Neil Young 76, une résurrection émouvante, deux inédits formidables dont « Hawaii » qui passe inlassablement. 1976, un peu de barbe juste cette année là, pas loin de « Tonight's the night ».. Une seule nuit folk.


Neil Young 1975/2017 « Hitchhiker » label : reprise



 

mercredi 13 septembre 2017

Natalie Merchant 2017



Après les filles, la maman. C'est une vieille histoire de folkeuse avec au moins 10 000 maniaques amoureux de l’acoustique à faire travailler sec les glandes lacrymales.
Natalie est très peu sur les réseaux, je peux donc me l'imaginer rien que pour moi. Même le saxo de « She Devil » me rend tout chose.
L'acoustique est là, l'orchestre aussi, il en pleut des cordes, une once de jazz, du celtique, et surtout sa voix unique.

L'automne nous nargue, rien à battre y'a le nouveau Natalie Merchant sur la platine, des larmes diluviennes.
Les tempes aux rives salées de Natalie exaltent de parfums et des essences. J'ai la troublante envie d'embrasser chaque recoin de bout de parcelle de la peau de son visage en écoutant « Butterfly », son nouvel album.

Natalie Merchant 2017 « Butterfly » label : nonesuch

lundi 11 septembre 2017

Bedouine



On garde le cap, on ne change rien ou presque, une autre fille acoustique qui fait craquer tout amoureux de chanson parfaite à errer béa sur les sentiers folk peints de lumières. Une once d'électricité en plus, une légère onde tribale en moins, juste après This is the Kit, j'écoute fébrile l'album éponyme de Bedouine.

Là, ici, il y a un orchestre en plus et les dimensions s'envolent. Un label aussi, celui de Matthew E.White avec Spacebomb, un toit qui a déjà fait fondre les âmes avec Nathalie Prass, et Georgie. Pièce par pièce Spacebomb installe doucement sa marque de qualité, et c'est cette signature là qui m'a envoyée vers Bedouine.

Folk orchestral avec une basse et batterie sonnant Beck, une voix, une écriture imparable, un beau et délicat album.

Bedouine 2017 « Bedouine » label : spacebomb

vendredi 8 septembre 2017

This Is The Kit



Certes pas mal de filles ont déjà proposées de la sorte, dessins, architecture, structure et textures, racines Joni Mitchell en Siennes brûlées... mais une chose est sûre, This is the Kit sonne dans mon ciboulot comme un disque unique d'un presque ailleurs, pas loin d'une terre authentique, un monde à part, un univers bien à elle, Kate Stables de Bristol.

J'ai l'étiquette fatiguée je me suis laissé embarquer vers elle ne voyant qu'elle, facile, cohérente, tendrement talentueuse.

Il ne faut pas non plus se fier à la pochette, à moins que l'on aime la folie magnétique des pleines lunes. Ce sont bien ici de belles chansons mélodieuses acoustiques que la lumière primaire dévoile avec ses couleurs minérales tendrement toniques. Le noir trouble est à des lustres, guidant vers la lueur pastel chamanique. Matin, soir, on s'en fout, ce disque folk cuivré est unique.

This Is The Kit 2017 « Moonshine Freeze » label : rough trade

mercredi 6 septembre 2017

Mogwai 2017



Ce mythe 90's s'est dispersé et j'ai lâché sur les bandes-son, « The Revenant », « Atomic » voire le truc chelou sur un footballeur dont j'ai oublié le nom. « Mr Beast » il y a douze ans fut ma dernière aventure avec les écossais Mogwai.
Pourquoi de mon plein gré j'ai écouté celui-là ? Pour la pochette assurément. Et tout est revenu à moi, malgré le départ du guitariste John Cummings, le son, l'esprit, un rock d'esprit et d'imagination.

Ils ont beaucoup changé de label, la phase Chemikal Underground avec « Come on die Young » reste ma préférence. Dave Fridmann est aux manettes sonores de cet opus là, et Abbey Road les murs du son.

Quand Steven Wilson veut s'acquitter du rock-prog pour s'ouvrir au mainstream, Mogwai eux décolle du post-rock pour s'installer doucement sur un rock pur bien solide, même si du post il y en a encore, et du bon bien produit, comme j'aime.

Ça fuzz, ça plane, ça monte lentement très haut parfois, c'est du grand rock post-rock. Du vrai Mogwai. Et encore une fois, quelle pochette !

Mogwai 2017 « Every Country's Sun » label : rock action

mardi 5 septembre 2017

Nadja 2017



Le mastodonte sonore emmené par le gigantesque multi-instrumentiste Aidan Baker a canalisé sa puissance dans l'acoustique. « Stripped » est déroutant, tout se réveille en douceur dans la plus douce des horreurs, comme après la tempête quand la lumière sourde à nouveau et farfouille les terres cendrées. Une voix appelle aux derniers survivants et les fantômes d'une flûte et d'un accordéon flotte sur l'espoir comme une arche de braise. « Clinodactyl » est une merveille poétique planante.

Comment imaginer notre contagion ?
Lancinant, répétitif, beau comme un Angel of Light, un Mount Eerie, un Low ou un Ben Chasny, des cordes en boucle sur un drone boisé, c'est sûr il reste de la vie pas loin.

Voilà ce qu'on dit du groupe : ambient-drone-metal, combining ambient electronics & fragmentary vocals w/ snail-crawl, epic riffs & dirge-like percussion, stoner, doom.... il s'agit ici de quelques morceaux dark folk de Nadja revisité, dans un monde où l’électricité reste à refaire.

Nadja 2017 « Stripped »

https://leschroniquesdecharlu.blogspot.fr/2011/07/najda.html (erreur de jeunesse.. Nadja, pas Najda;D)





samedi 2 septembre 2017

Dream Machine



Voilà, le gars il rencontre une fille sublime, il tombe amoureux et elle devient sa muse pour un terrible album 70's qui vont créer ensemble, et qui sort maintenant, là en 2017.


Orgue guitare heavy rock comme à l'époque fulgurante du Deep Sabbath avec Manzarec au clavier, ou bien Hushpuppies produit par Burgalat avec la Juniore à la voix... cet album est un tour de magie fantastique pour changer d'époque, une illusion d'optique, une machine infernale à broyer les calendriers.
Tellement de couples rock, de The Kills à The Liminanas, en passant par The White Stripes....Doris et Matthew posent ici et bien avant si on veut du 70's jusqu'à plus soif, un glamour psychédélique rock sensationnel .. tiens un mot sans age qui colle bien au son, désuet et intemporel que ce « sensationnel », admiration, exceptionnel, remouds, fortes impressions, et quelle belle moustache.

Dream Machine fait son numéro, ça envoie le bois dans les rotules en titane, ça va jerker grave pour les hanches en plastique, déboussoler les âmes.
Doris c'est les claviers, Matthew la gratte avec un CV en béton, deux écritures, un disque bicéphale sensass.

Dream Machine 2017 « The Illusion » label : castle face



jeudi 31 août 2017

Chris Robinson Brotherhood 2017




C’est ma came ça, j’ai beau batifoler dans les bacs, fouiner et farfouiller à tous les râteliers, kiffer des tonnes de trucs très sincèrement, dès que j’entends ce genre de musique, plus aucune question ne vient titiller mes arrières pensées, j’ai le chibre zeppelin.

Ça roule de source, ça fendille la charpente et lime la trognasse, même pas besoin de chausser du croco ou de vêtir la chemise épaisse qui schlingue pour être crédible.  Je touche du bois et me laisse bercer par le énième album de la fratrie « Doobie » Robinson côté Chris.


Chris Robinson brotherhood 2017 « Barefoot in the Head » label : silver arrow

lundi 28 août 2017

Real Estate



Complètement à côté de la plaque, j'ai tout d'abord confondu dans mes souvenirs Real Estate et Blue States me demandez pas pourquoi et je ne pense pas que cela ait une quelconque ressemblance avec un décalage générationnel, voire d'age plus ou moins tassé. J'ai été honteusement trompé par la présente commune de « State ».


Puis à l'écoute de cette formidable collection de chansons pop aérienne et synthétique, j'ai tout de suite projeté mes rêves musicaux sur le sol britannique. Sans aucune question de mon cerveau embrumé, je n'ai pas eu le moindre soupçon New Jersey, la provenance de Real Estate. Je me demande même si cet Atlantique flottant en plein milieu de mon casque ne gâche pas un peu le goût du plaisir …. pas la même écoute ni le soleil quand je me suis éloigné de l'idée d'un autre Shack.


Bref, tout faux, mais ceci dit, rien n'enlève la belle sensation d'un album agréable, même s'il ne va pas faire effondrer mes étagères. Une découverte donc, une correction, et un hymne brita... euh pop made in States avec ce petit bijou « Darling ».



Real Estate 2017 « In Mind » label : domino

jeudi 24 août 2017

Cigarettes after sex



Quel drôle de nom ce disque, un rituel à condition que le contentement soit au rendez-vous, que l'idylle de peau se soit bien passé avant de lâcher la taffe au pieu ou ailleurs.
Qui fume, le contenté, le patenté ? le fumeur tout simplement, à moins que les deux haleines ne soient toutes chargées de nicotine et que les plèvres inférieures eut été détendues comme il se doit... et que les draps s'en souviennent encore. 
Bref, toutes les campagnes de préventions auraient presque un arrière goût de ne pas y aller au charbon, au casse-pipe. Et pourtant, bientôt les 20 tiges pour 10 boules, ça sent pas le gang bang à l'envers ça ?? ..

Et au pire y'a la cigarette électronique pour sex appeal ??


Je suis immédiatement envoûté par cette musique slow-corps, l'acoustique des peaux, attractions des harmonies avec en fond une guitare éther altérée refroidissant légèrement l'odeur d'humus en étuve, 37°C à suffoquer., Celsius sans jeu de mot.
Langoureux, lancinant, épanoui, comme le son d'un corps las et lourd et vice versa. La guitare résonnant comme le monochrome de la pochette goudron. La lumière est encore éteinte, on cherche son briquet pour allumer, en vain.. voilà, je vais le prendre ainsi, un son suave et sensuel de folk à écouter dans le noir, je la fumerai plus tard, j'ai juste l'envie des volutes et de la chair encore battue par nos membres passés à tabac. 


Cigarettes After Sex « Cigarettes After Sex » label : partisan





samedi 19 août 2017

Steven Wilson 2017



Apothéose progressive comme une blue note ancestrale déposée sur le rouge psyché du rock incandescent en mutation. Du blues au jazz, un demi ton et tout change, du rock au psyché vers le prog et les grands huits du coq à l'âne....

Nous ne sommes pas loin ici de la perfection.

Steven Wilson devient au fil du temps le maestro, la référence du genre, mais lequel, tout s'équilibre à travers tous les styles. Certes sa patine est palpable, mais rien ne patine chez lui et l'envergure est de mise.
Il a pour mission depuis plusieurs années de prendre en main le son renouvelé des plus grands disques progressifs de l'histoire, lui qui rechigne un poil à l'idée qu'on lui accole cette étiquette artistique évolutive.
Tout est puissant dans cet album, même le mélange des styles qui font de « To the Bone » une nouvelle étape empirique pour Wilson, celle qui devrait l'amener vers les stades.

« To the Bone » est une nouveauté fulgurante qui va faire trembler la planète à la rentrée.

Steven Wilson, le Maître.

Steven Wilson 2017 « To the Bone » label :




 
 

jeudi 17 août 2017

Jethro Tull 1971



Album de tous les sondages ? disque référence à proposer quand on veut faire découvrir Jethro Tull à un novice ? Surement. En tant que passionné du groupe dans son intégralité, je laisse glisser cet opus 71 sur les incontournables. Des choses évidentes à exposer sur "Aqualung", aussi, sur la pochette, un vieil homme tout droit sorti du folklore médiéval britannique comme s'il avait traversé l'Atlantique cachant sous sa pelure crasseuse la recette du vieux delta. L'air démoniaque, cette figure Old Scratch semble vouloir rappeler la croisée des chemins, la naissance du blues sur lequel Jethro Tull a déposé sa genèse.
Ian Anderson a dilué son blues initial avec du folk médiéval et du rock progressif à venir.

C'est une pochette mythique, un réflexe rétinien qui m'embarque dans la locomotive infernale du groupe, le grand père du blues, malicieux tirant vers la cloche, une musique de vagabond céleste mise en peinture par Burton Silverman. La légende veut que c'est le visage de Ian Anderson que le peintre a essayé d'incarner tout en utilisant les clichés de sans-abris de la compagne Jennie Anderson. Dans mon cerveau embrumé je croyais, au temps où j'ai découvert cet incontournable, que Aqualung était le chien du pépère à trottoir. Peu importe les idées de cabots, c'est un nom qui claque et sonne comme l'air aviné d'une belle époque des seventies reposant pour un temps sur la traversière bandée d'un baladin errant.

Médiatiquement la pièce centrale ? Peut-être. C'est en tout cas pour moi, l'album qui renferme une des plus belles chansons folk de Jethro Tull, "Wond'ring aloud".. ballade poétique merveilleuse qui sera reprise un an plus tard dans la compilation "Living in the Past" sous d'autres couleurs, "Wond'ring again".

Sur laplanète, 292 versions officielles d'"Aqualung" depuis 1971, je connais depuis 2015, trois rééditions remixées, dont celle de Steven Wilson 40 ans après ce pivot discographique. Celle qui renferme les plus riches bonus, et le son le plus fantastique, à condition d'en posséder  l'original, le vinyl, celui qu'il faut quand nous viennent des envies de quais, d’embarcadères, de rives bitumées, des envies de trottoirs sur lequel le blues a un jour déposé son baluchon pur coton.

Jethro Tull 1971 "Aqualung" label : chrysalis / islands



samedi 12 août 2017

Parov Stelar



Etage noir recordings, le niveau qui me renvoie vers au Professeur Inlassable à une époque dont j'ai oublié la saveur. Loin de moi l'idée de jouer les vieux gens, mais sans connaître la technique de la chose, y'a un truc en boucle répété qui me ramène à Moby et son « Play again » que j'écoute encore, quelques fois, des choses pas désagréables du tout, le son que l'on papiète quand y'a du monde autour des enceintes. Du festif désuet, des remixes de son d'un autre temps du des techniques modernes.. et j'aime ça. 
Sûrement la présence la présence de monde autour de cette musique est très recommandée, aussi je me retrouve solo explorer ce plasma autrichien sous un ciel d’août crachin et du monde arrive, plein de gens pour qu'on se colle et que le mercure retrouve des couleurs indécentes.


Je regarde sur Discogs, 2004 les débuts, 10 albums, rien de ma rétine qui réponde au souvenir, et pourtant cette pochette là sur les étalages étalés m'a interpellée, n'est-elle pas craquante ? Des reliques samplées, du sépia remasterisé, du son mélangé, c'est samedi, c'est bon.. j'attends du monde, je vais leur présenter Muddy Waters .. « Soul fever blues ».


Parov Stelar 2017 « The Burning Spider » label : étage noir recordings

jeudi 10 août 2017

Bertrand Burgalat 2017



Les albums de Bertrand Burgalat ont tous des vibrations estivales. Si le temps qu'il fait raconte des albums, quelques disques dressent illico la météo, « Les Choses qu'on ne peut dire à Personne » se partage entre juillettiste et aoûtiens.


Ultra anticyclonique, ultra classe, ultra dévotion pour cet univers "Sssound of Mmmusic" que j'ai pris passionnément pour entrer dans un nouveau siècle, huitième pièce de son label Tricatel, c'était en 2000.
D'ailleurs, Tricatel, ça sonne pas résidence de vacances, villégiature estivale, refuge de crique où le sable est ton oxygène ? Tout Burgalat en soleil ultra mure résonne sous le zénith hyper comblé de lumière. Ce son là, sa voix, la basse, synthés, un univers à lui, c'est un album qui raconte la vie d'aujourd'hui sur des notes intemporelles, passéistes et futuristes. C'est un climat, une ambiance, c'est absolument solaire..plus que jamais.

Burgalat n'a pas le retour qu'il mérite, il a pourtant offert en 2001 entre autre, un des meilleurs disques de rock de par ici avec les A.S Dragon.Cet album, faut le dire à tout le monde.
Je termine ce billet sur des mots à lui : « Il y a beaucoup de merdes qui marchent dans tout ce qui sort et ça a toujours été le cas. Et ce n'est pas parce que ce que l'on fait ne marche pas que ce n'est pas de la merde. Et s'il suffisait de faire de la merde pour que ça marche, il y aurait beaucoup de milliardaires du disque... » (R'n'F 2017) .

Bertrand Burgalat 2017 «  Les Choses qu'on ne peut dire à Personne » 
label : tricatel


lundi 7 août 2017

Tue-Loup 2017





Au bord du chemin qui mène à la musette, se dresse la même clôture de fils barbelés qu'en 98 quand les sarthois chantaient "Mon amant de Saint-Jean" cette première reprise fantastique qui a déposé Tue-Loup sur les rails en plus du fait que "Le Nœud", "Les Vanneaux", "La bougie" sont toujours des incontournables inébranlables d'alors, sans compter avec "Veltra" et "Morphlée"..


"La Bancale" s'est ouverte sur une discographie imparable avec mon sommet hexagonal à moi "La Belle Inutile" et le récent "Ramo". J'aime ce groupe et la carrière solo de Plumas.
Les lampions sont là, de l'autre côté du chemin acoustique qui invite, que j'ai foulé pour rejoindre la foule en java. J'ai cherché qui chantait, Bourvil, Montand, Piaf .. et puis je me suis perdu, je connais même pas Georgette Plana. Tue-Loup prend tellement à eux des airs que l'on connait tous, et puis c'est un grand groupe de par ici, et puis c'est un peu l'été quand même, et  puis la musette des bals de quelque part sur une petite scène carrée séduit, pas loin de par ici... trois temps, trois notes, une java, les Compagnons de la Chanson et viva Espana même à marée basse, histoire de danser avec Nana et Julo.


Tue-Loup 2017 "Total Musette" label : l'autre distribution / la lézarde

 


mercredi 2 août 2017

The Brian Jonestown Massacre 2017



Depuis que l'ergot du seigle a mis le grappin sur la musique fin 66 et à fait de l'été suivant le plus lysergique des mythes estivaux, le psychédélisme n'a jamais cessé de dilater la pupilles des artistes bariolés. Encore aujourd'hui, un kaléidoscope de musiciens portent sur eux le lourd héritage d'une conscience modifiée.
Les tiquettes psychées tombent sur les albums comme des confettis acidulés multicolores. Je pense à Jacco Gardner en premier, puis Lennon fils avec le barge Claypool....


Pensées et perceptions remaniées, rêves, transes, hallucinations..difficile de poser des frontières.. où commence le fauve, où prend fin la brûlure. Les produits lysergiques ont défilé à chaque génération, Lucy in the Sky with Diamonds-25, héroïne... Anton Newcombe, le massacre de Jonestown, les Stones de Brian, ses influences nommées un peu partout dans les titres, Velvet, My Bloody Valentine... c'est son 16ème album en 25 ans de trip, 6 mois de travail pour celui-là, du monde dans les crédits dont cette voix féminine à la Seigner (Tess Parks) qui donne à « Throbbing gristle » et «  One slow breath » une teinte ultra Orangée. « Don't Get Lost », le sublime double Lp de The Brian Jonestown Masscre irradie la planète depuis quelques mois déjà. Je pense aussi à Experimental Pop Band, des disques intemporels comme les champignons mexicains qui poussent entre les sillons d'un acétate de vinyle. 


Le label d'Anton The Committee to keep music evil en dit long sur les ondes ergométriques qui prennent d'assaut la charpente de son auberge. Un album à fumer, à s'injecter, allongé sur le buvard, sûrement le plus psyché de sa discographie foisonnante de lumières électroniques et de couleurs percutantes. 


The Brian Jonestown Massacre 2017 « Don't Get Lost » 
label : the committee to keep music evil / A records