lundi 13 août 2018

Ben Howard 2018







En voici une autre, parfaite pop moderne qui accroche toutes les attentions. Dès le début l'écoute est très attentive. Pas d'orchestre cette fois-ci, une voix "neutre" comme Rhys, des idées d'arrangements subtiles avec un tout petit peu de machine en plus.


Comme une idée de minimum, ses chansons se dilatent, engourdissement étalé  qui sied au ciel caniculaire ou aux plaine tempérées soignant ses brûlures d'un été de plomb. C'est une chaume arrosée avec tous les parfums qui exhalent, et quelquefois un élans sonore vient battre la terre asséchée, bourrasque éphémère pour un léger décollage avec la poussière.


Atmosphérique, bucolique, légèrement torturé,  le troisième album du britannique Ben Howard sera à coup sûr un des plus beau cette année.



Ben Howard 2018 "Noonday Dream" label : island records



 

jeudi 9 août 2018

Rhys Gruff 2018





Je connais le passé de ce gars là. Rien pour me déplaire, mais pas plus que ça, pas qui puisse expliquer l'engouement à l'écoute de ce nouvel album. Malgré son CV artistique, je suis resté à flotter superficiellement jusqu'à ce "Babelsberg" aérien et lumineux. 

Peut-être et surement il faut à ma pop à moi, un air de rien d'une certaine envergure pour déclencher une telle bouffée d'oxygène. Un cœur en édition limité dans l'écriture, un orchestre comme omniprésent sur ce disque. Il commence comme un hommage à Lee Hazlewood, le grand-père d'Adam Green qui aurait aussi Cohen comme oncle éloigné. Puis après, c'est pop moderne en corne d'abondance, fragrances lyriques d'airs à chanter quelque part et n'importe quand. C'est fait pour moi, je suis cuit, à toute heure "Limited edition heart" m'accompagne comme une ombre. Comment ne pas résister et fouler l'air heureux avec en plus, et c'est rien de le dire, en solo guitare, un petit son BJH 70's de derrière les fagots.

Ce n'est pas le disque d'une chanson, "Babelsberg" est total, accrocheur et séduisant d'un bout à l'autre.


Rhys Gruff 2018 "Babelsberg" label : rough trade



lundi 6 août 2018

Arthur Buck / Edwards Hacke / Sylvian Czukay








Une autre trilogie.


Ces temps-ci sortent trois duos improbables. Sur le papier ces rencontres artistiques annoncent la même force. A l'écoute, les effets sont différents.


Dans l'ordre croissant de mes préférences, je commence par Arthur Buck. On ne présente plus Joseph Arthur d'Akron avec son physique Lennon/Gallagher et sa discographie de boulimique qui se calme. Sa voix est ici. Il s'est accolé au guitariste de REM Peter Buck au chômage pour un album de pop rock un peu musclé, bruyant qui restera dans mes souvenirs comme une anecdote à moins que les écoutes suivantes fassent mouche.


David Eugene Edwards (Wovenhand et surtout 16Horsepower), l'habité du Colorado est venu créer avec l'illuminé Alexander Hacke (Einsturzende Neubauten), un album trouble, transcendant, profond et chamanique.Je l'ai prise comme une BO de canicule qui trouble toute sensation et détourne les ressentiments.


Quant à David Sylvian, orphelin de son label Samadhisound, il sort chez Grönland la réédition des deux opus de 1988/1989 composés avec le cofondateur de Can, Holger Czukay. On s'enfonce alors dans l'imaginaire, l'ambiant et la beauté des plages interminables et irréelles. J'ai dû perdre des brouettes de réalité à travers ce labyrinthe de tons cérébraux.


Six artistes majeurs incontournables d'actualité pour trois duos. Un tryptique parfait comme un shaker, histoire de voir le boulot des rencontres, l'effet des associations, l'impact musical des collaborations.
Similitudes des pochettes, y'a que Holger qui n'a pas de lunettes et qui n'est plus depuis peu, billet à thème, mes écoutes vont souvent par trois. 
Du Can, un poil, du Sylvian, une once, du REM à peine, du Edwards à fond, 16H beaucoup moins, Neubauten pas entendu, de l'Arthur carrément..... à s'y perdre. 

Mark Lanegan/Duke Garwood, Ty Segall/White Fence et Ali Shaheed Muhammad/Adrian Younge sera surement ma prochaine trilogie de duos... réitérés, tellement les binômes forts semblent la petite tendance du moment. 




Arthur Buck 2018 "Arthur Buck" label : new west records
David Eugene Edwards & Alexander Hacke 2018 "Risha"
label : glitterhouse
David Sylvian & Holger Czukay 2018 
"Plight + Premonition 88/ Flux + Mutability89" label : Grônland










jeudi 2 août 2018

Tachan Vasca Béranger






Cette matinée ressemble à un rond-point. A peine quelques minutes sont passées et je me retrouve ici, au même endroit avec la même humeur, les mêmes idées.
Bougon pourquoi, un mauvais réveil, ronchonchon climatique, pourtant je n’ai rien senti d’anicroche pour grommeler ainsi en silence.
L’heure des braves a sonné, le petit ballon de 10h45 comme disait mon grand-père. Le brunch comme c’est plus correct de dire maintenant dans la haute. A une poignée de minutes du méridien, un Cheverny qu’un franc soleil transperce, éclaire la pièce de son jaune cristallin avec des petites lueurs tilleul sur la nappe de coton blanc. Humeur de silex, j’aime au palais sentir cette nuance de pierre siliceuse des pays de Loire, ce même goût que j’avais gamin quand je suçais des cailloux. Je ne sais pas quelle manie j’avais à prendre pour bonbons ces petits silex bruns concassés qui rependaient les cours de nos maisons beauceronnes. Ils ont un goût lointain et frais ces petits silex, tout comme ce « Vieux Clos » 2013, un goût de sol qu’il faut aller chercher au fond de la gorge et dans mes souvenirs.
Envie d’écouter des fortes tronches, quelques gueulards sans hurler pour autant et de boire ce vin de caractère au parfum unique, tourner encore un peu sur ce giratoire interminable avant de prendre une direction. Gamin, j’écoutais ça aussi, ces chanteurs dénigrés, ces poètes cabochards pas répandus, j'écoutais ça, surtout un, moins l’autre et un peu plus tard le troisième. Tachan, c’était comme un ami fidèle, une voix familière qui me réconfortait. Béranger est venu juste après et Vasca du fin fond des contrées de chez moi au hasard d’un coffre à 30cm, quelques part au fin fond d’un grenier d’un corps de ferme beauceron.

Tachan le casanier vit encore à Avignon, né en 39 à Moulins il a été serveur, puis a rencontré Brel au Québec, passionné de lettres et de musique classique, il a sorti 18 albums depuis 1965. Humour noir, timide en pétard, il a une collection phénoménale de chansons terriblement humaines.
Béranger et Vasca ont fini leurs jours dans le Gard, 17 albums depuis 71 pour François l'ouvrier militant, 26 depuis 64 pour Jean poète parisien ébloui par Ferré Ferrat et Brassens. 

La matinée reprend des couleurs, je me ressers un ballon de Cheverny, j'ai le goût madeleine du silex au palais, le goût des petits cailloux bruns qui gamin me niquaient les dents.

Henri Tachan 1974 "Henri Tachan"
François Béranger 1979 "Joue pas avec mes nerfs"
Jean Vasca 1967 "La Fine Fleur"









mardi 31 juillet 2018

Morcheeba 2018



Les floraisons passent, tout lutte et grille. Les feuilles en berne, le bois s’essouffle. Étouffant au nord, frais au sud, je n'ai pas vu la grande lune rousse soufflée en équilibre au bout du mont.
Le mercure se promène sur le globe comme bon lui semble. J'ai besoin de flotter sur un truc bateau.
C'est exactement ce qu'il me faut, du brûlé en pleine nuit, une voix fraîche et limpide sur des braises. J'ai toujours fondu sur le chant de Skye. Boire du plaisant, se blottir dans le familier, j'ai le cerveau reptilien « Free of Debris »..quel drôle de titre.

A part Biolay que je ne comprends pas trop ici, je laisse filer Morcheeba qui n'est plus qu'un duo, sur mon hamac rouillé.
Orange volcanique sur fond noir étoilé.

Morcheeba 2018 « Blaze Away » Label : fly agaric

vendredi 27 juillet 2018

Carlos Do Carmo 1972



Aux creux des mamelons du ribatejo, j'ai vu des nuées d'andorinhas. Tant chez nous les hirondelles s'éteignent, les places des églises sans ces vives flèches de sous les tuiles chantent beaucoup moins beau.
Aux creux des thermales de l'Agroal, j'ai déposé quelques angoisses dermiques dans cette source glacée de la Navao sortant des roches abruptes, avant d'arpenter les dos rouges coiffés sans fin d'eucalyptus. Coincé entre le grand castelo de Ourem et les templiers de Tomar, j'ai laissé les zig zag dodus au chant merveilleux de Carlos De Carmo.

Ce lisboète à la grande discographie, tel chez nous un Aznavour, fait chanter la guitarra portuguese avec un orchestre. Fado d'envergure, timbre traditional, où sont passées mes hirondelles.

Carlos Do Carmo 1972 « Por Morrer uma Andorinha »

dimanche 22 juillet 2018

David Grubbs & Taku Unani



On reste dans le tribal, avachi sur une constellation de sable chaud. Les notes posées sur du titane plaqué, la guitare de David Grubbs fait des siennes, sa thérapie habituelle, le job.

Il est associé à Taku Unani, guitariste électronicien, pour distiller ce jazz ambiant disséqué, brûlé, complètement dilaté. Deux guitares délicates pour une contemplation ankylosée au beau milieu d'un petit peuplement de créatures célestes abîmées.

David Grubbs & Taku Unani « Failed Celestial Creatures » label : empty edition

vendredi 20 juillet 2018

Alanis Obomsawin



La poussière me monte au cerveau, la vallée sèche ancestrale fouette la peau. Chant tribal et encore des fantômes qui virevoltent à la moindre gorge. C'est un troublant voyage à travers le temps, où que l'on soit autour de quelques braises gardant sous la voûte étoilée la chaleur du jour.
Pour quelques instants magique, ma tète abénaquise est devenue. 

Pour gonfler la chose de cette fantastique cinéaste, son dernier Lp 85 "Bush Lady". 

Alanis Obomsawin 2018 « Indian Songs » label : CBC Northern service

mardi 17 juillet 2018

Ian William Craig



L'eau imaginaire du ciel outre mer coule sur le jaune des murs de l'Alentejano. Le cerveau vacille, des voix d'un monde irréel semblent s'échapper de la vieille tour d'Estremoz, une messe caniculaire pour un petit miracle sonore.

Jaune et bleu plein les yeux, l'espace en boucle ondule sur les douces collines vacillantes de chaleur écrasante. Corps engourdi, la fraîcheur provient de « A Turn of Breath » de Ian William Craig. Ambiant à souhait, fantomatique, trouble et édénique.

Ian William Craig 2014 « A Turn of Breath » label : recital

mercredi 4 juillet 2018

Stephen Malkmus & the Jicks 2018



La bande son succulente des autoradios en partance, petit chef d’œuvre rock estival, Jicks et Stephen en boucle pour gicler vers le sud.Un super disque pour juillettiste.

Stephen Malkmus & the Jicks 2018 « Sparkle Hard » label : domino

dimanche 1 juillet 2018

Stuart A Staples 2018



Je n'avais pas spécialement envie de ça. Il m'est tombé dessus comme un ciel caniculaire qui se voile à travers d'une fenêtre entrouverte.
Du silence comme sur « Newtom Plum » de Bed, lumière blanche inattendue, un conte pour des étendues, quelques chose qui fait que tout s’arrête, mercure et trafic, éolienne et brouhaha.
Gracieux et engourdissant comme « When » de Gallo, un Mark Hollis distendu, un truc beau qui ralentit tout. Stuart A Staples vient de créer un tableau profondément délicieux.

Comme pour un film des grands espaces, juste ce qu'il faut de mots, équilibre paradisiaque.

Stuart A staples 2018 « Arrhythmia » label : city slang
 
 

vendredi 29 juin 2018

Albert Hammond Jr 2018



Ni plus ni moins, il me fallait ça pour me rendre là où je devais aller sans me prendre la tète. Un air qui me fait regarder un platane des villes avec une certaine béatitude même si je me demande comment ils font ces arbres pour pousser majestueusement au beau milieu du macadam sur lequel la pluie ruisselle.

« Set to Attack » en tète me colle aux pas. Des remugles des Strokes dont on ne pense plus, et un petit savoir faire qui se bonifie au fil des années, un air Beatles Harrisson histoire d'arpenter léger les alignements des boulevards pleins de bagnoles et de klaxons qu'on entend plus. 
Mais au fait, c'est qui ce Francis ?

Albert Hammond Jr 2018 « Francis Trouble » label : red bull

mercredi 27 juin 2018

Alex Bevan 1971



Une petite virée dans le passé pour chanter cette petite chaleur qui nous dilate les poumons.
Du BJH des débuts, du Gene Clark, du Mickey Newbury, y'en a dedans, comme cette chanson merveilleuse de Waters « Grandchester Meadows ».

1971 ah les beaux jours, premier album d'Alex Bevan, inconnu pour moi avant cette écoute, rare, poésie folk pour étendue champêtre ondulant sous la chaleur des moissons qui entame leur bal poussiéreux.

Alex Bevan 1971 « No Truth to Sell » label : big tree records
 


dimanche 24 juin 2018

Manic Street Preachers 2018



J'ai une relation bizarre avec les Manic Street Preachers. Ils me collent au casque tout en véhiculant leurs ondes désagréables de power pop bruyante de stade. Coldplay, U2, Simple Minds (que des belles voix..hein Tonio ..:D)... rien n'y fait, je suis accroc aux chansons des gallois. La voix de James Dean Bradfield y est sûrement pour quelque chose, avec la façon de bétonner des mélodies en acier pour des stades dignes de ce nom.
« Know your enemy » en 2001 fut le sublime déclencheur. J'ai même demandé à un pote de passage à Londres de me ramener le puissant « Lifeblood » en 2004, certains albums à l'époque tardaient à sortir sur notre territoire. (Merci Nico).

Les critiques ne sont pas tendres, leur histoire chaotique, c'est bourré de clichés pop d'envergure, mais voilà, moi j'entends « Vivian » et je craque, « International blue » et j'ai la pèche. Je suis addict aux Manics.


Manic Street Preachers 2018 « Resistance is Futile » label : columnia

vendredi 22 juin 2018

Moustaki 69



J'ai le doux souvenir de mon grand-père amenant au lit le plateau du petit déjeuner pour ma grand-mère qui aimait traîner ses rêves sur le traversin. Peut-être restait-elle un peu plus longtemps au lit juste pour avoir le plaisir de cette attention là. Elle a bien trimé dans sa vie la Micheline amoureuse d'un cheminot.
Sur le plateau, toujours le même bol de café chaud avec les deux tartines de pain grillées et beurrées. Pas de la baguette, mais du pain, tronçonné toujours de la même épaisseur.
Je reviens souvent au cour ordinaire des choses qui comme le chante Murat, peut incendier le quotidien. A la fureur des ambitions qui accélère les vies pour pas grand chose, je préfère cette infinie tendresse comme on fleurirait le temps qui passe à sa vitesse normale.

Solennelle, l'heure est la même, l'attention inébranlable, l'amour je la devine encrée.

A quelle vitesse vivre  C'est un titre de magazine que j'ai entraperçu au coin d'un kiosque pendant mes virées errantes du midi. Sont forts ses journalistes, ils te balancent des principes ravageurs et modernes pour te remettre en question ou te faire flipper ton casse-dalle de midi. A quelle vitesse ?? le comportement vital et nos actes vont bientôt être flashés sur la voie publique. Des points sur notre carte d'identité ?? le débit des vies, le dépôt des veines, les échelles biologiques sont violées.

La douceur d'une seconde dégustée, du même pas que mon grand-père qui, un plateau à la main entre les trains qui passent en bas de son jardin à la même heure et les voitures toujours les mêmes qui défilent de l'autre côté vers la rue, s'en allait dire sa tendresse quotidienne.



George Moustaki 1969 « George Mostaki » label : polydor

dimanche 17 juin 2018

Wladimir Anselme 2018



C'est une rechute, impossible de faire cure des chansons de par ici. J'ai replongé de la plus belle des façons avec le retour de Wladimir Anselme qui se débarrasse ici du syndrome du deuxième album.
« Les Heures Courtes » en 2011 est un souvenir artistique merveilleux, de la chanson comme j'aime avec de grands textes. Je bois ses mélodies riches et mélancoliques. Son écriture me laisse bienheureux, comme un passage nuageux qui embellit la grisaille.
« L'esclandre » vient de paraître, c'est un petit régal, pas sûr une fois de plus qu'il en face une sur notre territoire et ailleurs. Je le pose bien au chaud sur ma platine dérisoire, il est court, il tourne en boucle, mes idées rondes sont réconfortées par les chansons amicales douces et ardentes de Wladimir Anselme.

Wladimir Anselme 2018 « L'esclandre » label : le furieux


jeudi 14 juin 2018

Daniel Blumberg



Des étoiles sont tombées dans mon café. Des étoiles du matin, délavé, cramé par une nuit sans lucidité. Ma raison congénitale s'est faite la malle le temps d'un laps d'exotisme. Je fut ailleurs pour quelques moments. Ces chansons me rappellent tellement ma docilité hachurée.

Sur mon grand café sans sucre, « Minus » est venu saupoudrer de la poussière d'étoile. On dirait la mer qui scintille.
Lui, on dirait Father John Misty qui chiale, ou Jason Molina avec une voix fluette.

Je n'ai pas cherché à savoir qui était ce Daniel Blumberg, curriculum ou pedigree je m'en fout, il a plongé dans mon aube. Il est venu adoucir les forceps de mon cageot, les bras métalliques irréels grâce auxquels là je suis à demi debout.

C'est un album céleste et vénéneux, ça couine et pigne dans le larsen osseux, plein de cordes, c'est pas de la douleur, c'est la énième courbature à vouloir y retourner, chaque jour.
Les soirs me rendent dingue. J'aime pas le matin, pourvu qu'il y ait un gars dans ma tasse à me faire lever le naseau pour choper la dernière étoile qui lutte.

Daniel Blumberg 2018 « Minus » label : mute

lundi 11 juin 2018

Sr Chinarro 2018 - 2006/2008/2011



Allez ouste poussez vous, ce petit truc est pour moi. Aux aguets près à jouer d'la béquille dans les roustons, je me suis chipé en bousculant, un petit coffret pas dégueux. Telle la langue du caméléon chopant à la vitesse de la lumière le petit volatile fébrile et léger passant par là au flash furtif d'une éclaircie éphémère, j'ai attrapé Sr Chinarro series 3CD.

Pas un pas deux, mais trois albums pour même pas le prix d'un. Une période un peu délaissée pour moi, puisque je suis grand fan de Sr Chinarro depuis le dramatique et bouleversant « La Primera Opera Envasada al Vacio » en 2001 (et tout ce qu'il y a avant), aussi profond et puissant qu'un slow core de Low ou Arab Strap, et que je me suis légèrement arrêté à « El Ventricuolo de si Mismo » en 2003. Il y a eu pourtant un beau retour avec « Enhorabuena a los Cuatro » en 2013 et puis plus rien.

Depuis, quand je vois ce nom là, je vote sans hésitation aucune, Sr Chinarro, là bas, en Espagne, c'est toujours LE président. Un peu comme pourrait l'être Pedro Abrunhosa au Portugal.
Une fois de plus, le grand label madrilène acuarela discos m'a présenté ce groupe mythique, comme l'a été Migala dans un autre domaine, ou Nacho Vegas … cette maison de disques là est une aubaine, une corne d'abondance.



Sr Chinarro, c'est un collectif tournant autour d'une voix Callahan/Stapples... Antonio Luque. Ballades rocks, les frontières sont toujours aussi imperméables. Pas une pas deux, pas trois, mais quatre, puisqu'en plus de ces productions 2006/2008/2011 très peu répandues, Sr Chinarro viennent de sortir un 16 ième album « Asuncion ».

El presidente est toujours là Sr Chinarro.

Sr Chinarro 2018 « Asuncion »
2006 « El Mundo Segun » / 2008 « Ronroneando » / 2011 « Presidente »
label : mushroompillow