samedi 11 avril 2026

Gérard Manset 2026


Il y a déjà dans les crédits un message de remerciements pour des fidélités, Didier Batard, Serge Perathoner, Patrice Marzin... avec des dates comme un calendrier des astres.

C'est une grande question de grande fidélité. Artiste de haute tenue.

Prévision vernale le 24 du mois d'avril pour toute la planète, il est sorti le 3 en physique, le jour de mes 57 branches, je l'ai appris le 2. Je l'ai pris pour moi, j'ai embrassé ce cadeau imprévu.

Le lendemain du 2 donc, j'ai respecté ma voix d’adolescent recroquevillé, âme introvertueuse de vides moments à observer les autres, dans leur vide à eux tout en dégustant le mien. J'y suis allé comme un athée ravagé par l'idée d'aller dans une église sans elle. J'ai ouvert à nouveau ce pavé abyssale « Cupidon de la nuit » pour m'immerger, et tenter de comprendre un peu plus qu'aux premières lectures. J'y suis, j'y est, immergé comme à l'époque, c'est un rituel. Il y a 40 ans, j'avais dans le dos les vinyles empruntés dans mon sac US kaki pour mes cassettes vierges. Il fallait alors les rendre. J'ai tout respecté, j'y suis allé comme revient chaque année le rouge-gorge taquin, fier et solitaire.

Il a donc laissé de côté ces épopées fantasques outre-cosmos marvélisées.

J'aurai mon mausolée, et tant qu'il se gonfle j'irai, quelque soit le contenu, le son et la voix me suffisent. Je découvrirai quelques morceaux de plus du mystère singulier, en 2870 je comprendrais. Adoration, théosophie ou juste grande affection ? Le jour de mes 57, un Manset est venu dans les bacs. Je l'ai pris pour moi, juste parce que j'en suis depuis des décennies. J'y suis allé. Ça me ferait bien chier de mourir sans eux et vice versa.

Gérard Manset « Je ne veux pas » 2026


 

Pinhole 2024

 


Voilà une étiquette bien intrigante : quirky Dingle/ Cork music , du Dingle excentrique, de la Cork dingotte etc etc. Il s'agirait donc d'un folklore irlandais, genre country vert avec dedans un grain de folie. J'entends surtout de la profondeur avec une patine sonore qui tend vers l'expérimentation.. ah c'est la même chose ?

Bon peu importe, cette nouvelle belle surprise m'enchante et me prend par la main histoire d'aller sur les côtes herbeuses descendre quelques Guiness. Pas grand chose sur ce groupe, c'est un algorithme heureux, de lointaines ondes Portishead, plaisant, un joli moment de Pinhole.

Pinhole 2024 « Sweet Spot » 


 

vendredi 3 avril 2026

Alice George Perez 2025

 


Cette grande tige de crucifère est passée de l'autre côté du chemin. Juste après le paysage dégringole. La vue est plus jolie de ce côté-là, vers le Sud-Est. Un seul brin de colza a traversé. Qu'est ce qui lui a pris, s'extraire ainsi ? Les autres sont restés regroupés en rang. Non seulement on voit d'ici la belle vallée de la Voise se fondre sur Maintenon avec comme des dominos les belles longères alignées comme des arêtes de poisson, et en plus cette belle tige brassicacée ne sera pas fauchée comme les autres juste de l'autre côté du chemin face à la plaine. Certes, elle n'a pas descendu la pente, juste traversé la sente herbeuse pour voir mieux, pour contempler quand les autres du champs à perte de vue tendent le cou pour voir ce qu'elle pourrait bien observer ainsi de plus beau qu'ici sur l'étendue. Et « The Crow » fait vaciller la fleur jaune déjà bien mûre qui verra passer l'engin agricole de l'autre côté du chemin.

Une belle averse se dessine au fond avec sa charge de cobalt épais qui flotte, elle sait sûrement qu'il faudra résister plus que les autres amassées pour ne pas rompre sous la lourde giboulée. En attendant la vue est superbe, la belle vallée en bas, se vert tendre qui prend de la bouteille alors que les jaunes disparaissent comme le narcisse.

Je me suis arrêté sur le chemin de plateau, pour observer un moment cette tige verte et jaune de colza qui a traversé cette arête cheminée des petits coteaux de mon beau pays Eurélien. J'ai regardé en bas avec elle, et toutes les autres derrière qui ne voyaient pas comme nous deux s'en foutaient. Mille fleurs vers le soleil et cette autre-là à bientôt laisser ses graines dévalée vers le beau vallon encaissé.

Alice George Perez 2025 « A Song with the Title of Lunch Bells » 

 


mercredi 1 avril 2026

Glitterpaard 2025

 


Ma came aussi "Quiet boys", ce genre de petite chanson grisâtre mais belle comme un regard bouleversant sur un visage mélancolique. Les paupières ont vécu, les pattes d'oie comme de doux sourires abîmés, J'ai envie de bras, d'épaules et je glisse comme la basse dès la première seconde. Surtout pas un mot, juste le tangage des haleines qui se frôlent et des gestes invisibles qui s’enlacent, du détachement, mais pas trop. Fusion alcyonienne avec une âme ou un fantôme avant de repartir la moue tricotée avec un autre parfum sur la joue.

Attention, je n'ai pas dit que « Thursday » était l'album d'une chanson, « Big fun » peut arriver juste après, une fois éloigné avec ce parfum tenace au creux du cou. Sublime découverte pop.

Glitterpaard 2025 « Thursday » 


 

mardi 31 mars 2026

Memorials 2026


 

Des beaux souvenirs de Elf Power avec des petits airs de Movietone. Nous, on a les Liminanas. « Cut glass hammer » sublime. Trailer Trash Tracy et Cat's Eyes il y a bien longtemps dans mes tablettes.

Memorials c'est tout ce que j'aime, ma came, mon matos, floydien ou velvetien, rock psyché bateau qui ondule, ma camelote, Ultra Orange en plus cosmique.

Je virevolte entre « Wildy Remote » Nico et « I can't see a rainbow » Broadcast. Ça fait beaucoup de formules tout ça, y'a tellement de trucs dedans et tout ce que j'aime, larmes et frissons avec aussi des envolées grondissantes et rocailleuses à regarder la lune rouge s'emballer.

On reste dans mes cordes, confortable et régressif, aucun risque, du balisé jusqu'à plus soif. Et pourtant j'en reprends en cycle permanent. L'impression de toujours avoir connu cette nouveauté, « All Clouds Bring Not Rain » me tombe dessus comme la canicule inévitable. Qu'est ce que j'aime avoir chaud sur de vaporeux frissons, des fois c'est l'inverse. Un seul petit reproche..la pochette.

Memorials 2026 « All Clouds Bring Not Rain »





 

dimanche 29 mars 2026

The Veils 2025

 


A quel moment Andrews Finn s'est laissé glisser vers la beauté ? J'ai cru l'affaire bouclée, avoir fait le tour sans imaginer le récupérer ainsi. Plutôt pêchu à leur début, The Veils avait emballé mon enthousiasmante, sans pour autant cocher l'indispensable. Le très bon « The Runaway found » en 2004 avec tous ces groupes en « The ». J'ai laissé les albums défiler. Plus de 20 ans après, je reprends le fil et d'autres lumières jaillissent. Aveuglantes de gris. Sublime et habité. A quel moment tout a basculé ? Il faudra aller explorer les précédentes mélancolies, à moins qu' « Asphodels » ne soit unique.

The Veils 2025 « Asphodels » 


 

lundi 23 mars 2026

One Day Creatures 2025

 


Très haute contemplation, Cabane pas loin, adossé à tout et laisser couler, dégouliner, séveuse respiration.

One Day Creatures 2024 « One Day Creaturs »

 



Gérard Manset 2026

Il y a déjà dans les crédits un message de remerciements pour des fidélités, Didier Batard, Serge Perathoner, Patrice Marzin... avec des dat...