mardi 23 avril 2019

Baptiste W.Hamon



Transition discutable, quoique. J'écoute « Soleil, Soleil Bleu » et je me dis qu'à chercher Cherchell, Julien le tempéré aurait pu traverser l'Atlantique et folker sur le sec comme Baptiste.
Puis cette ondulation grave dans la voix, comme Orso Jesenska.

« Les hommes en ont assez des ombres qu'on leur donne... bon sang, ça sert à quoi l'immensité.... »

« Bloody Mary » et je pars vers la naissance d'Yves Simon avec sa mélancolie fragile comme l'oiseau. B.W. Hamon sort un immense disque sérieux d'envergure. De l'intimité éparpillée. J'ai l'impression à la première écoute, de l'avoir déjà dans la peau ce disque, pourtant c'est tellement particulier.

Je suis ces jours-ci posé sur l'hexagone, séminaire récurent. Si ma transition n'est pas clair, il y a la couleur des lettres, la grandeur de l'écriture, la jaune du ciel et la bleu du soleil. Traverser l'Atlantique, passer de Miossec à Will Oldham. L'iode ou la poussière, ou les deux, tous les ingrédients valsent et se valent.

Baptiste W.Hamon 2019 « Soleil, Soleil Bleu » label : BMG right


dimanche 21 avril 2019

Julien Baer 99



Penché sur le sable d'une dune, le Jaunay dans le dos qui coule, la Vie pas très très loin, je mate ce minuscule galet qui me cligne de l’œil. C'est pourtant pas l'été. La nuque me brûle et le soleil ricoche sur ce petit caillou rond et « J'aime imaginer ». « Cherchell » et son coucher de soleil m'éclabousse le cerveau.
Piste deux je fonds, Julien Baer a sorti des disques que je glisse toujours dans mes préférences. Intime compagnon.
Une idée passe, la grande plage s'enflamme et l'horizon feu entame l'alu des flots.
10 ans sans un album de lui. Alors je repasse tout, depuis le début, « Cherchell », un autre port, ailleurs quelque part.

Julien Baer 1999 « Cherchell » label : polydor

jeudi 11 avril 2019

Weyes Blood 2019







Bouffé de la tronche par tant de beauté, à vouloir en connaitre plus sur cet album d'un autre monde, et cette artiste troublante, j'ai cherché et suis tombé dans ma recherche sur un billet que j'ai posté en 2015. Ca alors, pauvre cerveau de quinqua en burn-out, c'est-à-dire essayant de garder la cadence sans laisser paraitre le moindre coup de barre.
Ceci dit, en même temps, cette magie là, élégiaque et délétère ne m'a pas totalement laissée indifférent à la première écoute. Pas absolument dans l'ignorance, mais alors quand ?

"Titanic Rising" est un petit miracle, Mimi Parker des Low chantant du The Czars "The Ugly People - VS- the Beautiful People".
Quelle propulsion vers le beau, quelle élévation ses chansons de basse noyée, de synthés planants longeant sa voix grave et nébuleuse. Poésie de nappe Perce-Neige et Pervenches; presque désuet tellement la couleur floue est belle. Une crooneuse de pop crânant les plus beaux disques du genre attire à elle toutes les sensibilités. Bizarrement j'entends parler de trou noir ces derniers temps, de la montée des eaux, dans toutes les chambres...... "Andromeda" ferait presque sangloter, peut-être et sûrement l'effet mellotron.


Weyes Blood 2019 "Titanic Rising" label : sub pop


mardi 9 avril 2019

Lee Harvey Osmond



Quel disque !!! dans tous mes sens. Déjà le pseudo envoie. Il a bien fait. Tom Wilson, ça peut laisser à désirer, ou prêter la confusion.
Alors, pour moi, c'est la découverte, et je ne m'en lasse pas. Cet album est vraiment superbe, parfait, mon parfait.
Et puis, en plus, ce qui n'enlève ni rajoute à l'affaire, « Mohawk » amène une lumière, me pique de nostalgie, JJ Cale nous manque terriblement, à sa façon.. « Forty Light Years ».

Pour plein de raisons, ce nouvel album de Lee délie toutes les forces de frottement. Il happe toute ma journée molle et confortable, douce et accaparée.. comme une incantation des grands espaces, une prière aux épopées musicales, des petites ou grandes histoires à chanter. Tribal et chlorophyllien, caniculaire après une averse, cramoisie et ferreux.. « Mohawk ».

Lee Harvey Osmond 2018 « Mohawk » label : latent recordings


lundi 8 avril 2019

Aidan Moffat & RM Hbbert - Malcolm Middleton





Juste parce que je préfère le crépuscule à l'aurore, j'ai une petite faiblesse pour Aidan Moffat.
Vivement qu'Arab Strap revienne raconter nos journées. L'écosse dans toute sa profondeur.

Aidan Moffat & RM Hubbert 2018 « Here Lies the Body » label : rockact

Malcolm Middleton 2018 « Bananas » label : triassik tusk »

vendredi 5 avril 2019

Les Innocents 2019



C'est tellement facile de faire une chanson belle et heureuse.. il paraît. Quelques accords simples, un air primesautier à batifoler, des mots qui gambadent et un chant qui racole l'estival, même si dehors le muguet n'est encore qu'une idée.
Les rosiers en bourgeon, les matins sont froids et je tombe sous la cascade sans crier grave. Je prends l'eau fraîche sur le visage et ce bouquet fleuri parce que devant nous, l'été arrive inéluctablement.
La belle légèreté est chez Les Innocents une fois de plus. Mais pas que.
Ça à l'air vachement facile d'écrire une chanson belle et jolie, devenir amnésique des tracas, quelques part sur une île pleine de cascades. Faudrait demander à McCartney si c'est compliqué.
Ça paraît idiot comme ça, un herbier, un bouquet, des chansons sur fond bleu cobalt, comme une belle journée d'été sans nuage, ni vent, sans anicroche aucune. Qui ne voudrait pas s'adorer savourer dans les cascades ?

Les Innocents 2019 « 6 1/2 » label : sony

mardi 2 avril 2019

Methyl Ethel 2019



Troublant, toxique et dansant. Synthétique, chimique et contagieux.
Tragique et aérien.

A chaque intro dubitatif, pourtant chaque chanson m'a mis la main dessus, gardant l'haleine, de plus en plus convaincu et plus encore sur le sommet « Trip the mains » puis « Scream whole ». Envoûtant "Post-blue".

Dandy, arty, sombre et festif. Voix androgyne, basse sublime, efficacité incontestable. J'ai lu quelque part la comparaison avec MGMT/Tame Impala.. je comprends tout à fait. Happer et conquis, « Triage » tourne et tourne encore.
Enivrant.

Methyl Ethel 2019 « Triage » label : dot dash / remote control

dimanche 31 mars 2019

J.S. Ondara



Entourloupe de date, s'arracher des 70's avec un album « intemporel ». Entourloupe visuel, la pochette, et je m'attendais à du bayou d'époque, du blues Johnsson, Muddy à un carrefour. J'étais passé à côté, dans les rayon nouveautés.
C'était sans compter Pap's, l'ange gardien musical de mon casque quotidien. Dénicheur, trieur et défricheur, averti des grands disques qui font frisonner la peau, il a subtilement placé cette galette sublime dans notre boite. Mouche il a fait. Du temps j'ai mis à l'écouter. Une fois dans le crâne j'ai pamoisé mes pensés. Des minutes entières suspendues.
J'écoute cet album comme une obsession, un conte outre atlantique avec une voix qui se balade facile. Dans le contexte, j'ai entendu John Father Misty percutant Terry Calier, puis J.S m'a embarqué ailleurs, chez lui, avec sa patine, son histoire et ses sentiments.

Une pile inachevée d'albums 70's entassés devant moi, un qui passe et qui happe tout, J.S Ondara. Station allongée, je m'assois. La pierre, le ciel, l'herbe, plus rien avec la même lumière. Il est kényan et raconte son Amérique à lui. Merci Pap's pour ce cadeau.

J.S Ondara 2019 « Tales of America »label : verve forecast

vendredi 29 mars 2019

Jethro Tull 1970



Me voilà englué dans les 70's, de fil en aiguille, rangé au même endroit, l'important du son qui a bâti cette décennie, je suis allé vers « Benefit ». Quel bonheur ces chansons quittant le blues originel du groupe, je me vautre par terre éberlué par cette myriade étoilée sur fond vert de cardamines hirsutes. Miniatures petites gousses bandant au ciel, fleurs minuscules.. au loin, pas loin, dans la maison, la flûte de Ian résonne sur ce fond sombre d'un disque attachant.
Le fils a dévasté l'étagère Jethro Tull, il tente, en bloc, quelques uns restent dont « Benefit », bizarre je ne lui ai pas conseillé celui-là, c'est pourtant un de mes préféré, inconsciemment vouloir me le garder pour moi tout seul, pour ma station allongée béat dans la cardamine blanche, le flan bichonné par le jeune et généreux soleil de printemps.

Anderson/Barre/Cornick/Evan .. la dream team. « To cry you a song ».. je vais la bouffer la cardamine, et le mouron blanc qui lutte à l'échelle juste à côté. C'est le troisième album, on est dans le jus, et j'aime beaucoup cette trilogie pré-Aqualung. Pour ceux qui aime bien Jethro Tull, il y a l'album original, pour les dingos il y a la réédition triple de 2013 assurée par Steve Wilson, avec ce qu'il faut de bonus (dont le 45T « Sweet dream / 17 »). Un beau livret avec explications track by track par Ian himself... sa chanson préférée à lui, c'est « Nothing to say ».. eh, c'est pas de l'info de ouf ça ?? moi c'est « Sossity, you're a woman ».

Groupe unique, son inimitable, voix ultra familière, psyché sombre de rock champêtre à sniffer l'humus asséché, folk médiéval enfiévré et binouzes à volonté.. oui je sais pas plus de deux litres par jour et pas tous les jours, des fois c'est trois litres.

Qui va mettre le deuxième CD, j'ai la flemme et j'ai pas eu le temps de compter toutes les belles cardamines hirsutes qui me chatouillent le visage et les guibolles.

Jethro Tull 1970 « Benefit » label : chrysalis



mercredi 27 mars 2019

Bob Seger 1975



Piocher un disque comme celui-ci dans les bacs, c'est la bonne journée bouclée avec la démarche de branleur loser sur le chemin du retour, tel le minot ayant raflé tous les calots des potos sur une seule partie alors qu'il lui restait une seule grosse bille au fond de la poche.
Combien de fois ai-je rabâché le plus beau live de l'histoire de la musique rock. Cette fois-ci, ce disque là, c'est juste celui qui est sorti avant la grosse tournée Bob Seger and the Silver Bullet Band 1975.
« Beautiful Loser » est un album rare, une tuerie blues-rock-soul avec la plus belle voix du monde. Mais nan je l'ai jamais dit. Le « Nutbush City Limits » Seger, c'est sur ce disque là, il a écrit tout le reste, c'est la belle époque, c'est Bob Seger 1975 qui trône classieux.
Un faible pour « Black Night » méconnu, le reste c'est du domaine du classique. « Travelin'man »... Bob Seger les enfants. « Sailing nights »... « Fine memory ».. pour les belles découvertes.

Coïncidence, je viens de finir « Porcelain » le bouquin de Moby.. lui ce sont les cassettes audio de Bob Seger qu'il passait en boucle, accroc lui aussi.
Perpétuel danse d'arguments... Boss, Cougar ?? moi c'est Bob.
C'est cadeau, c'est pour moi.. si si j'insiste.. et du coup, profitez en pour écouter le Live Bullet 75..le plus beau concert de l’histoire.

Un jour, y'a pas longtemps, j'ai chopé ce disque dans les bacs, le Bob 75, le beau Loser, je devais vraiment avoir une drôle de tète de crâneur avec cette galette sous le bras.. la soirée sous le saphir fut égoïstement ardente.

Bob Seger 1975 « Beautiful Loser » label : capitol


lundi 25 mars 2019

Julien Clerc 1971



Une jolie mélodie me taquine. Une envie de belle chanson avec les beaux jours, et ce recul que j'ai vu de là où je suis, vu que la saison, malgré le vent du nord qui griffe un peu la peau du cou, bien loin de la fureur d'un vent mauvais, permet le jardin pendant quelques minutes de la journée. D'ici donc, assis et reposé je reluque. Je la vois. Je l'ai vu mille fois dans cette véranda. 

Le prunus peut bien neiger et le cerisier hurler ses premières pétales, rien n'y fait, je ne vois qu'elle. Je suis dans le jardin, face à la véranda, je me pavane. Elle a au fond des yeux ombres, soleil, ondulations, reflets, cet air feint de ne pas me voir. Rien à faire, je sais que c'est elle. Elle aurait pu s'appeler Adelita et faire bégayer les fées, venir m'étrangler avec ses petits bras... je suis devant la véranda, je flâne, je mate et me régale.

Juste un air passe et me prend, c'est un grand monde que Roda/Clerc. Et puis surtout sur chaque album quelques autres chansons moins connues, et pourtant... « Et Surtout ».


Julien Cerc 1971 « Julien Clerc » label:EMI

jeudi 21 mars 2019

Keren Ann 2019



Oooh..les beaux jours.
S'en-bleuir sur fond blanc...
Qui plus est... qu'à cela ne tienne.. et quand bien même... s'embuer pour un instant.

Keren va mettre tout le monde d'accord. Planer au dessus de toutes. Les plus belles n'ont qu'à bien se tenir. Jadis, naguère et pas plus tard qu'auparavant, allant même jusqu'à toiser du bleu, du blanc et même des débuts de Françoise Hardy bien plus haut, toutes celles qui se réclament en réclame, de presque tout, en ayant beau fouiller et farfouiller vaille que vaille outre mesure, je n'ai jamais autant été chose. Longer un long fleuve doux, comme on nage la nuit.

« Bleue » marquera l'histoire de par ici.

Keren Ann 2019 « Bleue » label : polydor

mercredi 20 mars 2019

La Santa Cecilia





Oh j'étais bien triste ce soir là quand elle est venue me sucer la gorge, faut se les gaufrer ces longues semaines de cendre à taffer comme un âne, enlisé dans la marmelade de nos éphémérides. Son chant à elle est venu sécher la boue sans que je puisse récupérer toutes mes fringues et mes grôles au fond de la tourbe des jours.
Oh, ça tombe comme ça, une langue sur la sienne, des strings et des vents, violons accordéons comme de l'amour enguirlandé, la morosité du cerveau via quelques larmes d'accords orchestrés tombent dans le turgescence des sangs.
"Pa'que trabajar" ??? hein, je vous le dis moi... quelle absurdité ce cirque.. dans quelques décennies, il n'y aura plus de travail, plus d'emploi pour personne, va bien falloir trouver un moyen de nous filer de la caillasse, tant de bipèdes sur la croûte asséchée et plus un job pour quiconque. On pourra danser tous ensemble.
Me faut du chaud bordel, faut que j'aille au charbon, une pilule, un bout de gingembre dans le derche, un petit morceau torride de La Santa Cecilia... Shakira peut aller se rhabiller.


La Santa Cecilia 2016 "Buenaventura" label : universal


















dimanche 17 mars 2019

Musique pour Statues Menhirs



Le vent m'a mené ici. Berchère-La-Maingot. Des heures à arpenter les quelques rues. C'est un beau village de par chez moi posé sur un socle d’argile. Des pavillons fouettés par le recul. De grandes fermes, dont celle-ci bâtie de terre brûlée, comme une forteresse de briques à l'abri de toutes les bourrasques. Combien de briquettes pour ce corps de ferme comme un pouvoir ? Combien de chantignoles rouges cuites dans le four de Saint-Piat qui ne cuit plus, là, à quelques enjambées d'ici, un peu plus bas au creux de la vallée de l'Eure où je suis né.
Quelques bois se dessinent sur les douces collines qui mènent au canal Louis XIV. Je regarde perché sur ce plateau si de l'autre côté de la vallée je vois ma flèche. Il n'y a que les deux pointes de Chartres qui touchent le gris à peine, juste à ma droite.
Le vent se repend comme sur un littoral. Le ciel est pareil. Pourtant la mer est bien loin d'ici, de ces vastes plaines usées. Un drone ce vent, un son lancinant, quelque chose comme une musique ondulante qui s'étale. Pas vu l'ombre d'un être humain depuis quelques nuées. Les crucifères alentours guettent, une seule fleur de brassicacée fait sa merdeuse devant moi. Le colza s'impatiente et elle déjà danse. Les produits ont été déversés, les galettes du littoral vont bientôt s'échouer. Le même gris dans le ciel. Blé d'hiver frissonnant, colza à l'attaque, pour le moment c'est marée basse ici.

Le petit cimetière de Berchère-La-Maingot semble bien occupé, des corbeaux surveillent les silex. Le bec au vent, la plume lissée par le souffle du son des étendues. Les conifères de la colline d'en face offre le meilleur vert bouteille de la région.
Le vent m'a amené jusqu'ici. Il y avait des hommes à un moment donné dans ce beau village reculé, il y a encore des bulbes de boue séchée sur la rue Octave. Je n'ai pas vu les heures passer, juste ces grands peupliers tanguer comme une haie de genets craquants sur un littoral. Bien loin d'ici.

Musique pour Statues -Menhirs 2008 label : arbouse recordings


extrait de l'album "Black Sea" Fennesz 2008


mercredi 13 mars 2019

Dimoné & Kursed



Une chanson au bord du monde. De beaux habits sur un charisme bien écrit. De Rodolphe Burger à Dick Rivers, tout est magnifique.
« C'est Nickel », pépite Moriconnienne, façon Sammy Decoster, en plus rock.

Dimoné aime collaborer. Carte Noire. Jean-Christophe Sirven. Cette fois-ci, localement, tel un derby entre rock et chanson du même patelin, il a convoqué Kursed, des Montpelliérains comme lui. Et je me souviens de Murat s'alliant à Delano Orchestra d'une même contrée.
Dimoné c'est le cuir, Kursed le temps qu'il fait. Météo volcanique soudaine sur une peau burinée.

La basse de « La grande allée », il « Faudra s'y tenir ».

50 ans il paraît. Dimoné, pas les Kursed. Une nouvelle amorce ?? Pour moi aussi 50 dans quelques jours. Propulsion fantastique, ça donne de l'espoir, accords bruts, suaves et rugueux, secs et fins. Ils ronronnent et hurlent.
« Mon Amorce » est un grand disque de rock-chansons de par ici, tel Ultra Orange ou Hushpuppies, mais avec les mots d'ici, sa langue tourne dans sa bouche.
50 piges et voilà « La Fuite » qui m’éjecte à 100 à l'heure. 50 parce que tu crois que ça me fait peur ? Bah du coup presque plus, « L'amorce », une fin volcanique. Y'a encore plein de trucs à faire, à amorcer.

Dimoné & Kursed 2019 « Mon Amorce » label : estampe

lundi 11 mars 2019

John Garcia 2019



Déluge de guitares en fonte, belle lurette que je n'avais pas chopé une telle fièvre. RATM, voire Keziah Jones en « African Space Craft », John Garcia fout son troisième album sur Napalm records.
La basse tape les tempes, la batterie gère le feu, c'est un blues rock métallisé pour les branleurs, ça bande et c'est en or.

John Garcia 2019 « John Garcia and the Band of Gold » label : napalm records

samedi 9 mars 2019

Murat 98 "L'excursion au Mont d'Or"



Jeu participatif : La Dizaine Des Blogueurs (27/02-10.03.2019)

6/  La chanson associée à un voyage inoubliable


Les arènes de Bozouls, les terres plissées à des lustres de mes plaines pleines d'espace.
Là bas, des façades grises, et des toits en ardoises... j'ai parcouru la Dordogne et ses beaux villages, juste avant de m'effondrer sur un cru du Cahors. Le long du Lot j'ai longé l'eau de St Geniez d'Olt à Ste Eulalie du même courant, des cours carrées en arcades sur la place du village, et l'Aubrac tout en haut, le Cantal plus haut encore, pour redescendre...
Bourboule, Mont d'Or, Chamablanc.. et Murat-Le-Quaire.

Je suis un grand voyageur mou, presque immobile, je tourne sans cesse autour de l'épicentre Murat, l'Auvergne comme un bout du monde, comme un grand Duc qui plane au dessus de ces terres et qui voit tout, des siennes, des leurs. Je longe l'Aveyron, je pars au pied du rocher du Roc du Sanglier vers  la roche de Vendeix l’œil fixé sur le Sancy avec à la cime, la croix de granit usée par les vents.
Je me souviens de tout. Des montagnes. De pas grand monde autour. Le Milan noir me guide, Murat en plein air... j'y suis.
J'y suis tombé amoureux, j'y suis allé sous ses ondes musicales, j'y retournerai, dès demain.

Un paquet de titres de Murat me transporte là bas. Ses accords m'accompagnent, me montrent la moindre colline, dessinent chaque petit cours d'eau .. « Le jour se lève sur Chamablanc », « Neige et pluie au Sancy » « Le berger de Chamablanc », « Dordogne » … « L'excursion au Mont d'Or »

Voyage inoubliable. 



Murat 1998 « Live in Dolores / Murat en plein air » label : virgin


vendredi 8 mars 2019

Hildur Gudnadottir 2009 "Unveiled"



Jeu participatif : La Dizaine Des Blogueurs (27/02-10.03.2019)

5/  La chanson qui met des frissons dans le dos

Je suis né violoncelle. Ou peut-être contrebasse. A me morfondre.
Aussi mon échine dérouille sous les doigts d'Hildur. Classique, ambiant, expérimental.
Entre ses bras, au creux de son corps, à genoux.
Ma nuque tendue sous l'emprise de sa main gauche.
L'échine sous influence au beau milieu de plein d'arbres et de mon dos sous son autre main, la droite. Des griffes de tarentule qui parcourent mes vertèbres, mes disques, des arpèges musclés tout au long de ma colonne. 

Des frissons d'ostéo le long des dominos de ma solive. 

Je suis entre des bras, recroquevillé... des frissons.... 

Hildur Gudnadottir 2009 « Without Sinking » label : touch