J'ai laissé mon cerveau et mon vélo au bercail avant de partir. Juste ma soif et quelques bouquins pour mon exil. Passé les régions pour le retour, la musique est revenue à la charge, comme un manque. J'ai bourriné, fait le tri, surfé sur les nouveautés pour trouver, pas des masses. Normal, on est fin août début juillet. Stones Purple sur la crête un poil en dessous du Paulo sur le sommet (oui j'ai remis ça en rentrant après Rubber), l'affaire est conclue. Bec au vent, truffe dans l'humus comme un sanglier, chibre à l’affût, en restant sur la nouveauté des anciens, je tombe sur une fidèle connaissance : Jon Spencer sans l'explosion. Branleur time.
L'explosion, la mienne fut l'ACME comme tant d'autres. Puis j'ai batifolé par intermittence chez Jon. Tu m'étonnes. Ici, pochette, son, chansons, "Songs of Personal Loss and Protest" vient gaver mon cartable de ma rentrée perso désorientée. Comment dire .. les précédents... mais celui-là. Est-ce le reste de mes cellules avides ou la faim de bouffer les chaumes calcinées sous des herses brûlantes ? Peu importe, rose et orange fluo sont venues sucer ma sueur houblonnée "Wet & wild". Demi-heure tonitruante, vite un Canadair. Ah nan, y'en a plus. Restriction d'eau ici, pauvre jet, trois gouttes sur le cranes suffisent, fontaine sur l'échine et les arcades, dedans on ne voit pas ce qui coule, et ça sourcille chez les écolo-woko-bobo. Un petit coup de Jon dans le Spencer, gros disque, gros bouillon, joint de culasse qui suffoque, il est temps de passer au moteur électrique, tant que l'on a Jon dans le poste, longeant les collines d'ajoncs sur les côtes de granit ou quelque part d'autre ailleurs.
Jon Spenser 2026 "Songs of Personnal Loss and Protest
".






