jeudi 30 juillet 2026

Fantastic Negrito 2018

 


"Tiens, écoute ça nom d'un chien ça urge".. J'y suis allé. A en devenir zinzin je me suis précipité, en boucle, habité à ne plus savoir où l'on crèche. Ensorceleur d'hémoglobine, bâtisseur soul, terrassier funk avec dans les veines du vieux sang blues qui fait battre les cordes raides.

Fantastic Negrito, conseil live de l'ami aiguilleur Sorg a rendu quelques trajets ferroviaires infernaux. J'ai fouillé, j'ai dévoré, j'ai trouvé, mon sang est resté en ébullition sur son 2018 "Please Don't be Dead" avec la brûlure absolue "The Duffler". Comment dire, près à toutes les dégueulasseries tellement dedans il y a tout. Audaces et cascades "Bad guy necessity". J'ai beaucoup pensé à Keziah Jones et son tectonique "African Space Craft" avec du Prince et du James Browm dedans, en plus.

Me souviens aussi des suffocations Black Merda, Black Joe Lewis etc.."A boy named Andrew", "A cold novembre street"... comme un air « hier encore j'avais deux amis » (« St James infirmary »). Bizarre, à deux doigts d'en perdre deux cette année.

J'ai vu les jours baisser ces derniers temps, va falloir passer l'hiver, une nouvelle fois. Pikouze de ce mec. Merci à toi Doc Sorg.

Fantastic Negrito 2018 "Please don't be Dead"




mardi 28 juillet 2026

Chassol 2026


 

Je retombe sur un chef d’œuvre de Gary Clark (2015), son sommet et la bande son de son histoire sous le sobriquet que sa mère lui donnait. Il faut dire qu'en ce moment je fouille un peu dans le blues rock d'obédience soul, voire funk. Il faut dire aussi que je trifouille du côté de Fantastic Negrito, mais ça c'est une autre affaire, j'attends quelques jours pour en causer.

Et me voici sur les chemins de Tricatel, même si Chassol n'est plus sous ces tuiles-là. J'ai survolé et négligé à cette époque, pochette de « Big Sun » ? azimut de tout ? bouderie quelconque sur un ensemble que je n'ai pas su capter ? Météo ?

« Funny How ? » m’expose la jubilation.

Architecte musical, il dirige aussi, véritable chef d'orchestre, auteur-compositeur.. J'accroche ici où tout semble calibré sur son génie, sans lâcher le fil. Le rap-là est taillé pour moi, le jazz plane transcendé par les autres couleurs, la soul bien calée au fond de son originalité, le gospel s'amuse. Cosmique « A first lady », ou « A raunchy comedian » sous une sublime montée de pleine lune, comédie musicale de ciel envoûté, des voix partout qui résonnent au fond du cœur, une onde Chicago sur mes plaines brûlées. Basse-batterie à frissonner juste ce qu'il faut pour ne pas faire fuir les loups et les renards qui se baladent sous ma peau. Grave et scintillant. Merde, je ne touche plus le sol. Époustouflant.

Chassol 2026 « Funny How ? » 



 

mercredi 22 juillet 2026

The Coral 2026

 


Peut-être le plus génial des groupes de par là-bas. Il y a foule pourtant, ça se bouscule à Liverpool et alentours. S'en étonner devient presque une routine à chaque sortie d'opus. "Let the music play" comme ils disent, et dès les premières secondes ont y est. Quel son pur, quelle spontanéité et toujours ces mélodies qui embarquent. La protection d'une île, la parure d'un lagon comme du corail, les années défilent et The Coral me prend sous son bras une nouvelle fois, par l'épaule pour me raconter ses petites comptines pop courtes, familières et amicales. Je ne m'en lasserai jamais.

Fidéles compagnons d'un quart de siècle, un petit soleil qui chauffe juste ce qu'il faut, "388" beau et réconfortant.

The Coral 2026 "388"


 

 

mardi 21 juillet 2026

Fruit Bats 2026

 


Hold-up. Il y a bien ce petit vert du maïs au beau milieu de cet ocre désert. Même le petit bois au fond est bleu lointain, comme une ombre en berne. Plus un rumex, l’armoise est éreintée et les chénopodes gris flétris. Toute la chlorophylle s'est volatilisée, le chalumeau est passé et la herse déjà mord sur un vieux quignon qui sent la poussière chaude. Mes plateaux Euréliens ressemblent à la Castilla y Leon.

Plus de vert alentour, plus rien qui jute, tout suffoque, le succulent dans d'autres contrées, la chaume à perte de vue a mangé tous les chemins. Et je rêve de collines où le tendre dégoulinerait sur les valons verts. Un chemin moelleux qui gicle, des herbes grasses qui caressent, l'odeur des graminées gorgées de chlorophylle sous de jolis bois qui chantent des airs frais de pop un peu désuète. "That goddamn sun".

Fruit Bats 2026 "The Landfill"


 

samedi 18 juillet 2026

Jon Spenser 2026

 


J'ai laissé mon cerveau et mon vélo au bercail avant de partir. Juste ma soif et quelques bouquins pour mon exil. Passé les régions pour le retour, la musique est revenue à la charge, comme un manque. J'ai bourriné, fait le tri, surfé sur les nouveautés pour trouver, pas des masses. Normal, on est fin août début juillet. Stones Purple sur la crête un poil en dessous du Paulo sur le sommet (oui j'ai remis ça en rentrant après Rubber), l'affaire est conclue. Bec au vent, truffe dans l'humus comme un sanglier, chibre à l’affût, en restant sur la nouveauté des anciens, je tombe sur une fidèle connaissance : Jon Spencer sans l'explosion. Branleur time.

L'explosion, la mienne fut l'ACME comme tant d'autres. Puis j'ai batifolé par intermittence chez Jon. Tu m'étonnes. Ici, pochette, son, chansons, "Songs of Personal Loss and Protest" vient gaver mon cartable de ma rentrée perso désorientée. Comment dire .. les précédents... mais celui-là. Est-ce le reste de mes cellules avides ou la faim de bouffer les chaumes calcinées sous des herses brûlantes ? Peu importe, rose et orange fluo sont venues sucer ma sueur houblonnée "Wet & wild". Demi-heure tonitruante, vite un Canadair. Ah nan, y'en a plus. Restriction d'eau ici, pauvre jet, trois gouttes sur le cranes suffisent, fontaine sur l'échine et les arcades, dedans on ne voit pas ce qui coule, et ça sourcille chez les écolo-woko-bobo. Un petit coup de Jon dans le Spencer, gros disque, gros bouillon, joint de culasse qui suffoque, il est temps de passer au moteur électrique, tant que l'on a Jon dans le poste, longeant les collines d'ajoncs sur les côtes de granit ou quelque part d'autre ailleurs.



Jon Spenser 2026 "Songs of Personnal Loss and Protest


".

jeudi 16 juillet 2026

Beatles 1965

Pensées acrimonieuses, je me terre dans l'humeur maussade. Je suis allé me poser quelques semaines au creux des landes plissées du Ribatejo. La fraîcheur des nuits battues par le grand vent Atlantique caressant les brûlures du jour.

Le gris des plaines beauceronnes s'abat à nouveau sur mes tempes, ciel voilé, fumées de chaumes, horizon troublé par le plomb du mercure, grosse fatigue de l'entre-temps, ce pivot menaçant, je suis happé. Repères en fuite, je suis débauché.

Là-bas la cigale, ici le bourdon. Quelle différence entre le cafard et le scarabée ? Le moral en berne, j'écoute un Beatles.



The Beatles 1965 "Rubber Soul"

dimanche 21 juin 2026

Graham Coxon 2026


Il a surfé sur la Waeve, amoureux comme par deux, il revient tout seul. J'ai eu l'impact Coxon, comme celui de Frusciante, des escapades solo à la limite du merveilleux. "Castle Park", la pureté, l'élégance que d'autres n'ont pas. L'élégance psychédélique hyper classe de "Isn't it funny".

Résurection ou pas, Coxon fait le tri. Des pépites dans le tamis. Beau comme du Pete Doherty en Normandie. On sifflote sur "Alright" en gambadant dans la campagne grillée par le lourd crachin solaire. De l'oubli des hautes écritures, c'est une dégustation sans pour autant que ce soit une surprise de sa part, "Happiness in Magazines"; "The Kiss of Morning"; "Crow Sit on Blood Tree"; "Love Travel at Illegal Speeds".... autant de voyage qui ne laisse aucun doute sur la pertinence fantastique du deuxième hémisphère céréblur.

Grahm Coxon 2026 "Castle Park


 

Fantastic Negrito 2018

  "Tiens, écoute ça nom d'un chien ça urge".. J'y suis allé. A en devenir zinzin je me suis précipité, en boucle, habité...