jeudi 31 août 2017

Chris Robinson Brotherhood 2017




C’est ma came ça, j’ai beau batifoler dans les bacs, fouiner et farfouiller à tous les râteliers, kiffer des tonnes de trucs très sincèrement, dès que j’entends ce genre de musique, plus aucune question ne vient titiller mes arrières pensées, j’ai le chibre zeppelin.

Ça roule de source, ça fendille la charpente et lime la trognasse, même pas besoin de chausser du croco ou de vêtir la chemise épaisse qui schlingue pour être crédible.  Je touche du bois et me laisse bercer par le énième album de la fratrie « Doobie » Robinson côté Chris.


Chris Robinson brotherhood 2017 « Barefoot in the Head » label : silver arrow

lundi 28 août 2017

Real Estate



Complètement à côté de la plaque, j'ai tout d'abord confondu dans mes souvenirs Real Estate et Blue States me demandez pas pourquoi et je ne pense pas que cela ait une quelconque ressemblance avec un décalage générationnel, voire d'age plus ou moins tassé. J'ai été honteusement trompé par la présente commune de « State ».


Puis à l'écoute de cette formidable collection de chansons pop aérienne et synthétique, j'ai tout de suite projeté mes rêves musicaux sur le sol britannique. Sans aucune question de mon cerveau embrumé, je n'ai pas eu le moindre soupçon New Jersey, la provenance de Real Estate. Je me demande même si cet Atlantique flottant en plein milieu de mon casque ne gâche pas un peu le goût du plaisir …. pas la même écoute ni le soleil quand je me suis éloigné de l'idée d'un autre Shack.


Bref, tout faux, mais ceci dit, rien n'enlève la belle sensation d'un album agréable, même s'il ne va pas faire effondrer mes étagères. Une découverte donc, une correction, et un hymne brita... euh pop made in States avec ce petit bijou « Darling ».



Real Estate 2017 « In Mind » label : domino

jeudi 24 août 2017

Cigarettes after sex



Quel drôle de nom ce disque, un rituel à condition que le contentement soit au rendez-vous, que l'idylle de peau se soit bien passé avant de lâcher la taffe au pieu ou ailleurs.
Qui fume, le contenté, le patenté ? le fumeur tout simplement, à moins que les deux haleines ne soient toutes chargées de nicotine et que les plèvres inférieures eut été détendues comme il se doit... et que les draps s'en souviennent encore. 
Bref, toutes les campagnes de préventions auraient presque un arrière goût de ne pas y aller au charbon, au casse-pipe. Et pourtant, bientôt les 20 tiges pour 10 boules, ça sent pas le gang bang à l'envers ça ?? ..

Et au pire y'a la cigarette électronique pour sex appeal ??


Je suis immédiatement envoûté par cette musique slow-corps, l'acoustique des peaux, attractions des harmonies avec en fond une guitare éther altérée refroidissant légèrement l'odeur d'humus en étuve, 37°C à suffoquer., Celsius sans jeu de mot.
Langoureux, lancinant, épanoui, comme le son d'un corps las et lourd et vice versa. La guitare résonnant comme le monochrome de la pochette goudron. La lumière est encore éteinte, on cherche son briquet pour allumer, en vain.. voilà, je vais le prendre ainsi, un son suave et sensuel de folk à écouter dans le noir, je la fumerai plus tard, j'ai juste l'envie des volutes et de la chair encore battue par nos membres passés à tabac. 


Cigarettes After Sex « Cigarettes After Sex » label : partisan





samedi 19 août 2017

Steven Wilson 2017



Apothéose progressive comme une blue note ancestrale déposée sur le rouge psyché du rock incandescent en mutation. Du blues au jazz, un demi ton et tout change, du rock au psyché vers le prog et les grands huits du coq à l'âne....

Nous ne sommes pas loin ici de la perfection.

Steven Wilson devient au fil du temps le maestro, la référence du genre, mais lequel, tout s'équilibre à travers tous les styles. Certes sa patine est palpable, mais rien ne patine chez lui et l'envergure est de mise.
Il a pour mission depuis plusieurs années de prendre en main le son renouvelé des plus grands disques progressifs de l'histoire, lui qui rechigne un poil à l'idée qu'on lui accole cette étiquette artistique évolutive.
Tout est puissant dans cet album, même le mélange des styles qui font de « To the Bone » une nouvelle étape empirique pour Wilson, celle qui devrait l'amener vers les stades.

« To the Bone » est une nouveauté fulgurante qui va faire trembler la planète à la rentrée.

Steven Wilson, le Maître.

Steven Wilson 2017 « To the Bone » label :




 
 

jeudi 17 août 2017

Jethro Tull 1971



Album de tous les sondages ? disque référence à proposer quand on veut faire découvrir Jethro Tull à un novice ? Surement. En tant que passionné du groupe dans son intégralité, je laisse glisser cet opus 71 sur les incontournables. Des choses évidentes à exposer sur "Aqualung", aussi, sur la pochette, un vieil homme tout droit sorti du folklore médiéval britannique comme s'il avait traversé l'Atlantique cachant sous sa pelure crasseuse la recette du vieux delta. L'air démoniaque, cette figure Old Scratch semble vouloir rappeler la croisée des chemins, la naissance du blues sur lequel Jethro Tull a déposé sa genèse.
Ian Anderson a dilué son blues initial avec du folk médiéval et du rock progressif à venir.

C'est une pochette mythique, un réflexe rétinien qui m'embarque dans la locomotive infernale du groupe, le grand père du blues, malicieux tirant vers la cloche, une musique de vagabond céleste mise en peinture par Burton Silverman. La légende veut que c'est le visage de Ian Anderson que le peintre a essayé d'incarner tout en utilisant les clichés de sans-abris de la compagne Jennie Anderson. Dans mon cerveau embrumé je croyais, au temps où j'ai découvert cet incontournable, que Aqualung était le chien du pépère à trottoir. Peu importe les idées de cabots, c'est un nom qui claque et sonne comme l'air aviné d'une belle époque des seventies reposant pour un temps sur la traversière bandée d'un baladin errant.

Médiatiquement la pièce centrale ? Peut-être. C'est en tout cas pour moi, l'album qui renferme une des plus belles chansons folk de Jethro Tull, "Wond'ring aloud".. ballade poétique merveilleuse qui sera reprise un an plus tard dans la compilation "Living in the Past" sous d'autres couleurs, "Wond'ring again".

Sur laplanète, 292 versions officielles d'"Aqualung" depuis 1971, je connais depuis 2015, trois rééditions remixées, dont celle de Steven Wilson 40 ans après ce pivot discographique. Celle qui renferme les plus riches bonus, et le son le plus fantastique, à condition d'en posséder  l'original, le vinyl, celui qu'il faut quand nous viennent des envies de quais, d’embarcadères, de rives bitumées, des envies de trottoirs sur lequel le blues a un jour déposé son baluchon pur coton.

Jethro Tull 1971 "Aqualung" label : chrysalis / islands



samedi 12 août 2017

Parov Stelar



Etage noir recordings, le niveau qui me renvoie vers au Professeur Inlassable à une époque dont j'ai oublié la saveur. Loin de moi l'idée de jouer les vieux gens, mais sans connaître la technique de la chose, y'a un truc en boucle répété qui me ramène à Moby et son « Play again » que j'écoute encore, quelques fois, des choses pas désagréables du tout, le son que l'on papiète quand y'a du monde autour des enceintes. Du festif désuet, des remixes de son d'un autre temps du des techniques modernes.. et j'aime ça. 
Sûrement la présence la présence de monde autour de cette musique est très recommandée, aussi je me retrouve solo explorer ce plasma autrichien sous un ciel d’août crachin et du monde arrive, plein de gens pour qu'on se colle et que le mercure retrouve des couleurs indécentes.


Je regarde sur Discogs, 2004 les débuts, 10 albums, rien de ma rétine qui réponde au souvenir, et pourtant cette pochette là sur les étalages étalés m'a interpellée, n'est-elle pas craquante ? Des reliques samplées, du sépia remasterisé, du son mélangé, c'est samedi, c'est bon.. j'attends du monde, je vais leur présenter Muddy Waters .. « Soul fever blues ».


Parov Stelar 2017 « The Burning Spider » label : étage noir recordings

jeudi 10 août 2017

Bertrand Burgalat 2017



Les albums de Bertrand Burgalat ont tous des vibrations estivales. Si le temps qu'il fait raconte des albums, quelques disques dressent illico la météo, « Les Choses qu'on ne peut dire à Personne » se partage entre juillettiste et aoûtiens.


Ultra anticyclonique, ultra classe, ultra dévotion pour cet univers "Sssound of Mmmusic" que j'ai pris passionnément pour entrer dans un nouveau siècle, huitième pièce de son label Tricatel, c'était en 2000.
D'ailleurs, Tricatel, ça sonne pas résidence de vacances, villégiature estivale, refuge de crique où le sable est ton oxygène ? Tout Burgalat en soleil ultra mure résonne sous le zénith hyper comblé de lumière. Ce son là, sa voix, la basse, synthés, un univers à lui, c'est un album qui raconte la vie d'aujourd'hui sur des notes intemporelles, passéistes et futuristes. C'est un climat, une ambiance, c'est absolument solaire..plus que jamais.

Burgalat n'a pas le retour qu'il mérite, il a pourtant offert en 2001 entre autre, un des meilleurs disques de rock de par ici avec les A.S Dragon.Cet album, faut le dire à tout le monde.
Je termine ce billet sur des mots à lui : « Il y a beaucoup de merdes qui marchent dans tout ce qui sort et ça a toujours été le cas. Et ce n'est pas parce que ce que l'on fait ne marche pas que ce n'est pas de la merde. Et s'il suffisait de faire de la merde pour que ça marche, il y aurait beaucoup de milliardaires du disque... » (R'n'F 2017) .

Bertrand Burgalat 2017 «  Les Choses qu'on ne peut dire à Personne » 
label : tricatel


lundi 7 août 2017

Tue-Loup 2017





Au bord du chemin qui mène à la musette, se dresse la même clôture de fils barbelés qu'en 98 quand les sarthois chantaient "Mon amant de Saint-Jean" cette première reprise fantastique qui a déposé Tue-Loup sur les rails en plus du fait que "Le Nœud", "Les Vanneaux", "La bougie" sont toujours des incontournables inébranlables d'alors, sans compter avec "Veltra" et "Morphlée"..


"La Bancale" s'est ouverte sur une discographie imparable avec mon sommet hexagonal à moi "La Belle Inutile" et le récent "Ramo". J'aime ce groupe et la carrière solo de Plumas.
Les lampions sont là, de l'autre côté du chemin acoustique qui invite, que j'ai foulé pour rejoindre la foule en java. J'ai cherché qui chantait, Bourvil, Montand, Piaf .. et puis je me suis perdu, je connais même pas Georgette Plana. Tue-Loup prend tellement à eux des airs que l'on connait tous, et puis c'est un grand groupe de par ici, et puis c'est un peu l'été quand même, et  puis la musette des bals de quelque part sur une petite scène carrée séduit, pas loin de par ici... trois temps, trois notes, une java, les Compagnons de la Chanson et viva Espana même à marée basse, histoire de danser avec Nana et Julo.


Tue-Loup 2017 "Total Musette" label : l'autre distribution / la lézarde

 


mercredi 2 août 2017

The Brian Jonestown Massacre 2017



Depuis que l'ergot du seigle a mis le grappin sur la musique fin 66 et à fait de l'été suivant le plus lysergique des mythes estivaux, le psychédélisme n'a jamais cessé de dilater la pupilles des artistes bariolés. Encore aujourd'hui, un kaléidoscope de musiciens portent sur eux le lourd héritage d'une conscience modifiée.
Les tiquettes psychées tombent sur les albums comme des confettis acidulés multicolores. Je pense à Jacco Gardner en premier, puis Lennon fils avec le barge Claypool....


Pensées et perceptions remaniées, rêves, transes, hallucinations..difficile de poser des frontières.. où commence le fauve, où prend fin la brûlure. Les produits lysergiques ont défilé à chaque génération, Lucy in the Sky with Diamonds-25, héroïne... Anton Newcombe, le massacre de Jonestown, les Stones de Brian, ses influences nommées un peu partout dans les titres, Velvet, My Bloody Valentine... c'est son 16ème album en 25 ans de trip, 6 mois de travail pour celui-là, du monde dans les crédits dont cette voix féminine à la Seigner (Tess Parks) qui donne à « Throbbing gristle » et «  One slow breath » une teinte ultra Orangée. « Don't Get Lost », le sublime double Lp de The Brian Jonestown Masscre irradie la planète depuis quelques mois déjà. Je pense aussi à Experimental Pop Band, des disques intemporels comme les champignons mexicains qui poussent entre les sillons d'un acétate de vinyle. 


Le label d'Anton The Committee to keep music evil en dit long sur les ondes ergométriques qui prennent d'assaut la charpente de son auberge. Un album à fumer, à s'injecter, allongé sur le buvard, sûrement le plus psyché de sa discographie foisonnante de lumières électroniques et de couleurs percutantes. 


The Brian Jonestown Massacre 2017 « Don't Get Lost » 
label : the committee to keep music evil / A records