samedi 12 août 2017

Parov Stelar



Etage noir recordings, le niveau qui me renvoie vers au Professeur Inlassable à une époque dont j'ai oublié la saveur. Loin de moi l'idée de jouer les vieux gens, mais sans connaître la technique de la chose, y'a un truc en boucle répété qui me ramène à Moby et son « Play again » que j'écoute encore, quelques fois, des choses pas désagréables du tout, le son que l'on papiète quand y'a du monde autour des enceintes. Du festif désuet, des remixes de son d'un autre temps du des techniques modernes.. et j'aime ça. 
Sûrement la présence la présence de monde autour de cette musique est très recommandée, aussi je me retrouve solo explorer ce plasma autrichien sous un ciel d’août crachin et du monde arrive, plein de gens pour qu'on se colle et que le mercure retrouve des couleurs indécentes.


Je regarde sur Discogs, 2004 les débuts, 10 albums, rien de ma rétine qui réponde au souvenir, et pourtant cette pochette là sur les étalages étalés m'a interpellée, n'est-elle pas craquante ? Des reliques samplées, du sépia remasterisé, du son mélangé, c'est samedi, c'est bon.. j'attends du monde, je vais leur présenter Muddy Waters .. « Soul fever blues ».


Parov Stelar 2017 « The Burning Spider » label : étage noir recordings

jeudi 10 août 2017

Bertrand Burgalat 2017



Les albums de Bertrand Burgalat ont tous des vibrations estivales. Si le temps qu'il fait raconte des albums, quelques disques dressent illico la météo, « Les Choses qu'on ne peut dire à Personne » se partage entre juillettiste et aoûtiens.


Ultra anticyclonique, ultra classe, ultra dévotion pour cet univers "Sssound of Mmmusic" que j'ai pris passionnément pour entrer dans un nouveau siècle, huitième pièce de son label Tricatel, c'était en 2000.
D'ailleurs, Tricatel, ça sonne pas résidence de vacances, villégiature estivale, refuge de crique où le sable est ton oxygène ? Tout Burgalat en soleil ultra mure résonne sous le zénith hyper comblé de lumière. Ce son là, sa voix, la basse, synthés, un univers à lui, c'est un album qui raconte la vie d'aujourd'hui sur des notes intemporelles, passéistes et futuristes. C'est un climat, une ambiance, c'est absolument solaire..plus que jamais.

Burgalat n'a pas le retour qu'il mérite, il a pourtant offert en 2001 entre autre, un des meilleurs disques de rock de par ici avec les A.S Dragon.Cet album, faut le dire à tout le monde.
Je termine ce billet sur des mots à lui : « Il y a beaucoup de merdes qui marchent dans tout ce qui sort et ça a toujours été le cas. Et ce n'est pas parce que ce que l'on fait ne marche pas que ce n'est pas de la merde. Et s'il suffisait de faire de la merde pour que ça marche, il y aurait beaucoup de milliardaires du disque... » (R'n'F 2017) .

Bertrand Burgalat 2017 «  Les Choses qu'on ne peut dire à Personne » 
label : tricatel


lundi 7 août 2017

Tue-Loup 2017





Au bord du chemin qui mène à la musette, se dresse la même clôture de fils barbelés qu'en 98 quand les sarthois chantaient "Mon amant de Saint-Jean" cette première reprise fantastique qui a déposé Tue-Loup sur les rails en plus du fait que "Le Nœud", "Les Vanneaux", "La bougie" sont toujours des incontournables inébranlables d'alors, sans compter avec "Veltra" et "Morphlée"..


"La Bancale" s'est ouverte sur une discographie imparable avec mon sommet hexagonal à moi "La Belle Inutile" et le récent "Ramo". J'aime ce groupe et la carrière solo de Plumas.
Les lampions sont là, de l'autre côté du chemin acoustique qui invite, que j'ai foulé pour rejoindre la foule en java. J'ai cherché qui chantait, Bourvil, Montand, Piaf .. et puis je me suis perdu, je connais même pas Georgette Plana. Tue-Loup prend tellement à eux des airs que l'on connait tous, et puis c'est un grand groupe de par ici, et puis c'est un peu l'été quand même, et  puis la musette des bals de quelque part sur une petite scène carrée séduit, pas loin de par ici... trois temps, trois notes, une java, les Compagnons de la Chanson et viva Espana même à marée basse, histoire de danser avec Nana et Julo.


Tue-Loup 2017 "Total Musette" label : l'autre distribution / la lézarde

 


mercredi 2 août 2017

The Brian Jonestown Massacre 2017



Depuis que l'ergot du seigle a mis le grappin sur la musique fin 66 et à fait de l'été suivant le plus lysergique des mythes estivaux, le psychédélisme n'a jamais cessé de dilater la pupilles des artistes bariolés. Encore aujourd'hui, un kaléidoscope de musiciens portent sur eux le lourd héritage d'une conscience modifiée.
Les tiquettes psychées tombent sur les albums comme des confettis acidulés multicolores. Je pense à Jacco Gardner en premier, puis Lennon fils avec le barge Claypool....


Pensées et perceptions remaniées, rêves, transes, hallucinations..difficile de poser des frontières.. où commence le fauve, où prend fin la brûlure. Les produits lysergiques ont défilé à chaque génération, Lucy in the Sky with Diamonds-25, héroïne... Anton Newcombe, le massacre de Jonestown, les Stones de Brian, ses influences nommées un peu partout dans les titres, Velvet, My Bloody Valentine... c'est son 16ème album en 25 ans de trip, 6 mois de travail pour celui-là, du monde dans les crédits dont cette voix féminine à la Seigner (Tess Parks) qui donne à « Throbbing gristle » et «  One slow breath » une teinte ultra Orangée. « Don't Get Lost », le sublime double Lp de The Brian Jonestown Masscre irradie la planète depuis quelques mois déjà. Je pense aussi à Experimental Pop Band, des disques intemporels comme les champignons mexicains qui poussent entre les sillons d'un acétate de vinyle. 


Le label d'Anton The Committee to keep music evil en dit long sur les ondes ergométriques qui prennent d'assaut la charpente de son auberge. Un album à fumer, à s'injecter, allongé sur le buvard, sûrement le plus psyché de sa discographie foisonnante de lumières électroniques et de couleurs percutantes. 


The Brian Jonestown Massacre 2017 « Don't Get Lost » 
label : the committee to keep music evil / A records