jeudi 17 août 2017

Jethro Tull 1971



Album de tous les sondages ? disque référence à proposer quand on veut faire découvrir Jethro Tull à un novice ? Surement. En tant que passionné du groupe dans son intégralité, je laisse glisser cet opus 71 sur les incontournables. Des choses évidentes à exposer sur "Aqualung", aussi, sur la pochette, un vieil homme tout droit sorti du folklore médiéval britannique comme s'il avait traversé l'Atlantique cachant sous sa pelure crasseuse la recette du vieux delta. L'air démoniaque, cette figure Old Scratch semble vouloir rappeler la croisée des chemins, la naissance du blues sur lequel Jethro Tull a déposé sa genèse.
Ian Anderson a dilué son blues initial avec du folk médiéval et du rock progressif à venir.

C'est une pochette mythique, un réflexe rétinien qui m'embarque dans la locomotive infernale du groupe, le grand père du blues, malicieux tirant vers la cloche, une musique de vagabond céleste mise en peinture par Burton Silverman. La légende veut que c'est le visage de Ian Anderson que le peintre a essayé d'incarner tout en utilisant les clichés de sans-abris de la compagne Jennie Anderson. Dans mon cerveau embrumé je croyais, au temps où j'ai découvert cet incontournable, que Aqualung était le chien du pépère à trottoir. Peu importe les idées de cabots, c'est un nom qui claque et sonne comme l'air aviné d'une belle époque des seventies reposant pour un temps sur la traversière bandée d'un baladin errant.

Médiatiquement la pièce centrale ? Peut-être. C'est en tout cas pour moi, l'album qui renferme une des plus belles chansons folk de Jethro Tull, "Wond'ring aloud".. ballade poétique merveilleuse qui sera reprise un an plus tard dans la compilation "Living in the Past" sous d'autres couleurs, "Wond'ring again".

Sur laplanète, 292 versions officielles d'"Aqualung" depuis 1971, je connais depuis 2015, trois rééditions remixées, dont celle de Steven Wilson 40 ans après ce pivot discographique. Celle qui renferme les plus riches bonus, et le son le plus fantastique, à condition d'en posséder  l'original, le vinyl, celui qu'il faut quand nous viennent des envies de quais, d’embarcadères, de rives bitumées, des envies de trottoirs sur lequel le blues a un jour déposé son baluchon pur coton.

Jethro Tull 1971 "Aqualung" label : chrysalis / islands



13 commentaires:

TonTonMusik a dit…

Si tu nous prends par les sentiments, Cet album c'est juste FABULEUX, C'était la folie quand la locomotive démarrait ... un beau coup de jeune. Merci pour ce moment fraîcheur.

charlu a dit…

mes p'tits chouchou les Tull, ceux en tout cas que j'écoute le plus.

Till a dit…

Jamais bien compris ce que faisait un scaphandre dans cette histoire de vagabond...Reste de bons morceaux, encore marqués de blues avant la virée prog à venir.

charlu a dit…

Complètement entre deux, blues et prog. D'ailleurs le flutiste, il supporte pas qu'on parle d'album concept pour cet Aqualung..
Par contre suis à la ramasse, pas chopé le truc du scaphandre ??

Alexandre G a dit…

Superbes groupe et disque ! J'ai vite accroché au groupe, suite à un best of emprunté jeune à la médiathèque lors de ma période prog. Grandes chansons, son personnel, rien à redire

Everett W. Gilles a dit…

J'ai toujours préféré la clarinette de Bam Balam à la flûte d'Aqualung.
Bon, ça c'était juste pour faire le malin, en fait chuis allergique à Jethro Tull que mes potes écoutaient tous en trouvant ça génial ...
Pour ce qui est du scaphandre cherche du côté de Cousteau (le seul marin que sa femme attendait sur un bateau)

sorgual a dit…

Je ne sais si je t'avais raconté ce qui m'unit d'une façon particulière à ce disque. Ma soeur avait un ami plus âgé que moi, chez qui j'aimais passé du temps , discuter musique, écouter sa discothèque et surtout l'écouter jouer de la flûte traversière. Ce Tull je l'ai découvert ainsi, en presque live, quand il posait locomotive breath et jouait synchro, presque les mimiques de Ian tellement il l'avait observé sur scène... un grand souvenir.

charlu a dit…

C'est un plan cul ça la clarinette de bam balam ou c'est le refrain connu des gipsy king ?? tu m'fais flipper Evrett.
Scaphandre.. euh c'est pas un truc genre "aqua long" ?? tin les mecs, j'ai arrêté les produits néfastes cet été.. et la super bock ça m'a rien fait.. alors mollo avec les synapses ;D

Charisme exubérant le Ian, tu relèves une patte et hop.. j'ai vu une récente version de Dharma for One sur scène toujours aussi impliqué. Merci l'anecdote Sorg.

Everett W. Gilles a dit…

Je comprends pas pourquoi mais à chaque fois que je suis sérieux tu penses que je déconne ...

charlu a dit…

Mais si, mais jvoulais pas faire mon branleur genre "et pourquoi pas George Jouvin un solo chez les Ramones". Le power pop made in frisco tu sais que c'est pas mon truc, en plus i y'a une pochette tte claquée de walt disney super naze.
Il faut bien dire aussi que j'étais assez fier de ma vanne "Bam bam balam.. bamboleo bamboleo....".
Bon allez viens on prendre une mousse.

Till a dit…

Hey Gipsy Charlu. Réponse tardive mais réponse quand même. Aqualung = scaphandre autonome en anglais depuis que Cousteau a inventé le truc et le nom qui va avec (poumon aquatique en quelque sorte).
Et j'en reviens à JT, toujours pas compris le rapport entre le scaphandre et ce non concept-album. Pourtant j'espérais que tu pourrais m'éclairer, même sous l'eau.

charlu a dit…

Pourtant j'ai fait Google translet.. mon niveau d'anglais se cantonne à Obladi Oblada. Par contre j'avais vu dans un papier que Aqualung était une maladie des poumons ou un truc comme ça.

Pour le concept passe encore (une face clodo, une face anti-religion).. c'est pour lidée d'une musique prog que le débat fait rage. Anderson montre les dents pour l'étiquette prog de ce disque là. Car c'est vraiment une collection en 2 phases de belles chansons refrains/couplets.

Till a dit…

Yep j'avais lu un truc comme ça aussi. En fait le personnage s'appelle aqualung, c'est un vagabond pédophile qui crache ses poumons. Au sens propre.

Des lectures et interprétations plus pointues ici

Mais c'est en anglais. J'aime bien ce site pour aller plus loin dans le sens des paroles.