Inconsciemment l'eau qui manque assèche mes humeurs. J'ai beau vouloir le soleil le plus possible, le ciel sans voile et le vent qui assèche, je n'imaginais pas l'eau loin d'ici tarir à ce point l'espoir et l’insouciance des aurores. Je me lève pour aller combattre.
La petite tiédeur du matin frissonne sous la menace des premières lueurs plombée. Les plumes sous la pervenche rassie, le bec grand ouvert, le calme est pesant et la poussière crépite. L'appel de l'ombre, le goût des pénombres, se calfeutrer et laisser couler la fraîche quiétude de "Be Quiet". La pochette devant les yeux, les pensées ondulent sur une étendue de mer noctambule. L'argent plombée des surfaces à remouds se paye une plongée surréaliste dans un frimât imaginaire. On se balade dans des villes du nord comme pour calmer l’ardeur, tenter le crachin. Il y a bien la douceur de Rome, la moiteur de Bangkok, peut-être là-bas une fraîcheur Eno plane dans un stratosphère pédestre. Clim ECM.
Nils Peter Molvaer 2026 "Be Quiet"

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