Des coins du monde inspirent, des épicentres culturels injectent, Arman est allé chercher l'âme de son troisième projet outre Atlantique au creux du Laurel Canyon. Son écriture n'est plus à défendre, il n'est pourtant pas souvent dans les nominations, il faudra un jour aussi à leur tour que des Dieux croient en nous.
Une belle viscosité mélancolique dégouline de mes enceintes.. de l'espace, un autre ciel poétiquement désespéré, sombre aux mélodies d'yeux de hiboux.Plus je l'écoute au fil des ans, plus je pense à David Eugene Edwards du Colorado et ses 16 Horsepower. Des cavaleries de spleen sauvage s'abattent des hauteurs, la nuit va être chouette. Une armée de prunus enivre la contrée, le vent fort embarque sa poussière vitale. Cavalcade silencieuse des gamètes dans l'air, les vastes complaintes d'Arman.
Arman Mélies 2021 « Laurel Canyon »







