mardi 31 janvier 2017

Mark Eitzel 2017



Une formidable impression de voir l'année commencer, les grands albums décoller avec le retour du songwriter américain Mark Eitzel. Un CV bien chargé que l'on commençait à oublier après ces cinq années de silence, c'est avec un guitariste anglais de Suède Bernard Butler que surgit cet album de haute tenue.

Je suis plus attaché à sa carrière solo qu'aux albums très visibles d'American Music Club.
Tout en essuyant la beauté d'une écriture lumineuse, des ondes défaitistes de 30 ans d'age viennent embrumir l'impérial sérieux d'un opus qui passe en boucle sans que le temps ne pèse en rien: « Nothing and everything », « The road », « An answer » touchant jusqu'à la douleur, « Just because », « In my role as professional singer and ham »..... à tomber, et pourtant, ce chef d'œuvre débute sur le très enlevé « The last ten years », et débouche sur un touchant hommage à Jason Molina.

La voix est toujours sur les cimes, Morrissey/Hollis, le physique Thompson/Aidan Moffat... « Hey Mr Ferryman » est déjà une pièce maîtresse de l'année à venir, americano/anglaise.


Mark Eitzel 2017 « Hey Mr Ferryman » label : merge

dimanche 29 janvier 2017

Roger Rodier



Tout est suspendu, l'attente est longue les envies de printemps se bousculent, l'impatience s'est posée sur ce vieil disque improbable. Un seul et unique album pour Roger Rodier, et tout dedans, gorgé de poésie à fleur de peau, de romantisme printanier. C'est le calme absolu, une nature vierge gorgée de chlorophylle, ce hippie québécois s'en va flâner à travers ses contrées fleuries.
Cet album extrêmement rare jamais édité en CD, me tombe dessus en plein hiver, à peine s'énerve t-il sur « While my castle burning », une rafale de vent frais draguant une guitare et un orchestre.

Finalement cette douceur musicale là arrive très bien après celle de Marc Morvan, c'est juste d'une autre époque, un autre endroit. Une fraîcheur totale, le physique d'un autre Roger, Hodgson, une magique découverte, un vinyl dominical.

Roger Rodier 1972 « Upon Velveatur » label : Pax/Columbia

jeudi 26 janvier 2017

Nicolas Michaux



Pas assez discipliné pour un bilan, ni rigoureux, car voilà, j'ai le projecteur en branle avec du retard sur un album qui vient se caler juste dans le tiercé des plus beaux auteurs de par ici. Évidemment Jean-Louis Murat en tète, les autres viennent se placer derrière, à distance. Il y a bien eu Barbagallo, mais plus sur une chanson, Christophe superbe mais vite digéré, Biolay constant dans les quintés, celui qui prononce La Femme jui pète les rotules, Jean Gasc, Le Vilars, Manset mon immense déception.... et Nicolas Michaux qui avec ses airs Boogaerts/Dominique A/JP Nataf dessinant ses saynètes de talent vient foutre le désordre dans ce bilan bordélique.

Le son, les textes, la mélodie et puis Tôt Ou Tard, « Les îles désertes », le sublime « Être deux » et même ses mimiques Bruel sur « Avec vous » m'accaparent, jamais l'autre ne chantera une chanson aussi belle. C'est qui c'est quoi ce Nico là ? C'est pas un imposteur, « A la vie à la mort » soudainement un des meilleurs album d'ici de l'année précédente.

Qu'est ce que c'est bon d'être deux, seul, peinard avec un bon disque.

Nicolas Michaux 2016 « A la vie à la mort » label : Tôt Ou Tard

mardi 24 janvier 2017

Marc Morvan



Le gris crasseux a remplacé le bleu violet des grands hivers. On suffoque des yeux, alors histoire de me cajoler les cellules, je me suis rué sur la douceur et le timbre ouaté de Marc Morvan.
Des balades doucereuses « The Offshore Pirate » enjolive la grisaille, un paletot sur l'échine je traverse larmoyant cet air de neige industrielle, toute chargée de merde urbaine.

J'avais tellement aimé Morvan & Jarry en 2009, ainsi que son projet 3 Guys Never In, qu'il paraissait impossible de ne pas sombrer sur ce retour. Même si le temps se durcit pendant quelques courts moments, un folk touchant murmure des sentiments délicats, les cordes de Jarry sont là à nouveau.

Ce soir, je ne verrai pas la lumière des jours qui rallongent, la nuit est tombée bien avant l'heure. La grisaille visqueuse a emprisonnée la pollution, qu'à cela ne tienne, la lumière feutrée vacille sur le vieux papier peint, Marc Morvan réconforte.

Marc Morvan 2017 « The Offshore Pirate » label : les disques de l'artisan

https://leschroniquesdecharlu.blogspot.fr/2010/08/marc-morvan-ben-jarry.html

dimanche 22 janvier 2017

Ramones 76





Jusqu'à ces derniers jours, je n'avais jamais écouté un album des Ramones. Et puis voilà, l'histoire me rattrape (Christophe Conté « L'anti discothèque idéale »), des liens, des secrets, des infos et puis merde, je regarde leurs coiffures seventies et bim, c'est donc ça.



Ramones, ce nom de groupe est complètement en lien avec « Ram » de Paulo.



On me dit rien à moi, un album perdu dans l'histoire, un disque défrayant les opinions, un fight avec Lennon and the pig, un opus mal aimé qui pourtant est un de ses meilleurs; le Macca 71....mais c'est qui ces Ramones ??



Paul Ramon fut un membre éphémère d'un groupe écossais en 1960, juste pour une tournée auprès de Carl Harrisson, Stuart De Staël. (George et Sutcliffe). The Silver Beetles.

Paul Ramon, un pseudo qui ne sera utiliser une deuxième et dernière fois qu'en 1969 pour la participation sur un titre du Steve miller Band « My dark hour ». 1969.. la fin pour les Beatles.



Paul a toujours ramoné, un bélier tranquille et constant qui continue à avancer.



Il n'empêche, en 1976, les Ramones en hommage à ce Paul là entament une carrière et un mythe outre-atlantique qui fait encore causer, le punk, comme le disco, increvable.

Ram on.....



Va peut-être falloir que j'écoute un album des Ramones..un jour, là bientôt. Tiens, j'avais pas fait le rapprochement. Je suis Bélier ascendant scarabée, « Ram » est mon disque préféré de Paul Ramon.


Ramones 1976 « Ramones » label : sire



vendredi 20 janvier 2017

Piano Magic 2016




Depuis 1997 et « Popular Mechanics », Piano Magic est venu intégrer le haut de mes préférences des groupes indés, juste à côté de Low.
Même si la température sonore s'est nettement refroidie, je reste très attaché à ce collectif sombre que l'on disait new wave, mais qui ressemble plutôt à une entité pop de tout temps.
 

Pour le coup, sous cet ongle de craie lunaire, la température est bien ce que le mercure dit. Piano Magic est de retour, oui mais voilà, il revient pour nous dire que c'est fini. Johnson comme cadeau d'adieu nous offre un album sublime, une facilité d'apparence, avec toujours cette guitare délétère.

Les groupes, les artistes ne s'arrêtent jamais, il suffit de les écouter à nouveau au hasard depuis 1997 un album de Piano Magic pour que tout ressurgisse et que la lune guide à nouveau.
Piano Magic alourdit mes étagères pour la dernière fois, et grossit mes gènes musicaux irrémédiablement. On a tellement négligé ce groupe, 20 ans, tellement de labels, tellement de voyage.. dont acte.

Piano Magic 2016 « Closure » label : second language


mercredi 18 janvier 2017

Andy Shauf



Andy Shauf c'est mon retard d'écoute, mon loupé 2016, c'est un petit air crémeux qui me réchauffe l'esprit et l'air glacial figeant ma platine. Des cristaux de glucose dans des chansons sirupeuses.
Il a surement dû sortir cet été ce « The Party », il diffuse divinement le soleil à travers la vitre. C'est pas vrai que dehors il fait aussi froid, c'est des conneries, même son chant semble engourdi par un vent tiède et une lumière braiseuse.

Il y en a un paquet d'ex-punks, de mecs comme ce canadien qui s'adoucissent et glissent sur une pop doucereuse Eliott Smith avec la légèreté d'un Adam Green.
Ce disque est matinal, intime, chaleureux, extrêmement mélodieux...merci Alex ;D


Andy Shauf 2016 « The Party » label : arts & crafts

Fantastic Negrito 2018

  "Tiens, écoute ça nom d'un chien ça urge".. J'y suis allé. A en devenir zinzin je me suis précipité, en boucle, habité...