Si Jurado lasse, qu'on lui trouve un léger déficit dans les envergures, dans la hauteur de certaines couleurs sans pour autant l'oublier dans un coin, il y a "Birds of Paradise" qui vient de sortir.
Si Jason Molina manque, avec son électricité fleurie sur de beaux élans rock secs à peine crasseux, il y a Thomas Dollbaume qui vient de sortir "Birds of Paradise". Immédiatement cet album a confortablement clôturé mes impressions posées sur de solides fondations. Immédiatement tout a défilé dans une évidence brute tout en rattrapant en plein vol quelques petites maladresses authentiques qui ajoutent au charme. J'ai oscillé comme un Tremble en plein vent, musique argentée, soleil aveuglant. Le trait d'horizon porte de grosses masses cotonneuses de vert profond, juste au dessus, les nuages imitent dans des gris bleutés et la campagne défile sous le son américain de Thomas. Je n'irai pas jusqu'au village voisin, je vais juste faire le tour du grand bois et revenir écouter ça dans ma hutte. Pas trop de soucis à me faire s'il me vient l'envie de trouver un bon disque pour la soirée. C'est du tout cuit, bouclé d'avance, tellement de soirées bredouilles à patauger dans les opus pour dénicher une pépite. "Birds of Paradise", immanquablement.
Thomas Dollbaume 2026 "Birds of Paradise".

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