Si 2013 fut frenchy et spyché, 2014
commence sous les feu électronique dans sa phase la plus
Herculéenne. Après Swan, celle de The Notwist plus apaisée, celle
de Mondkopf me tombe sur le crane comme un missile. Projeté en
pleine guerre, je suis collé au sol avec une protéine virale qui me
traverse les bronches. Une guerre de tranchée, de la boue, du feu avec de
la ferraille qui rentre dans chaque pore.
Allongé par terre, je sens mes veines
taper, mon pouls gronder et ma respiration brûlante semble cracher
ce magma comme un exorcisme viral.
Cet album est fiévreux, il bat les
tempes et accélère le rythme cardiaque. C'est une vaste danse
macabre qui surgit d'un paysage industriel rouge sang, une
stromboscopie techno avec des airs gothiques.
Une armée d'anticorps est en guerre et
ma croûte terrestre ravagé par les courbatures est en combustion
sous les fracas des trompettes apocalyptiques. Comme un délire
fiévreux, je suis étendu, j'écoute le nouvel album « technoisy »
du Toulousain Mondkopf.
Mondkopf 2014 « Hadès » label : in paradisum








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