mardi 1 novembre 2011

Marihiko Hara



Loin des drones ambiants de Daniel Thomas Freeman complètement incarnés par sa pochette, Marihiko Hara propose un flou introspectif à l'image de la pochette énigmatique.
Pour faire plaisir à JiP, je balance cette nouvelle introspection qui peut aussi bien faire du bien à l'esprit qu'au corps. « Credo » a été directement inspiré d'une nuit passée à Paris avec des amis, en 2009. L'électronique douce crépitant ici, pourrait être hébergée par Morr music, 12K, Staubgold, voire Warp .


Ce genre de musique se raréfie dans mon casque, tellement de caisses scratch à boucles insignifiantes ont jonché mes spleen nocturnes que j'avais fini par oublier ce style (récemment ravivé par Nicolas Jaar quand même).


Il y a dans ces programmations des jeux délicieux entre du silence et des oscillations hypnotiques. Les pulsations minimales attaquent le cérébrale avec un mouvement de syncope robotique très liquoreux.
Le japon est très impliqué dans ce style cool ambiant électromagnétique minimal, Marihiko Hara en est une pièce maîtresse inconnue.
J'écoute « Credo » devant mon lin tressé blanc, frileux et donc bredouille. Pourtant la pluie froide cingle la verrière et ajoute aux clapotis troublant de sensualité... Dehors c'est gris et jaune, vert imbibé et cramoisi.. c'est peut être cela, la discordance des couleurs. Je vais attendre que tout s'aplanisse, que les gris deviennent encre, gicler en nocturne, comme ce disque fantastique.

Marihiko Hara 2011 « Credo » label : home normal
http://www.marihikohara.com/
http://www.homenormal.com/
échelle de richter : 8
support cd
pendant la première écoute





mirage (from the album "Credo") by marihikohara




marihiko hara - credo - credo ⅰ(home normal)




credo ⅴ (from the album "Credo") by marihikohara

1 commentaire:

La Rouge a dit…

J'aime bien ces petits riens en douceur. La pochette est magnifique.