lundi 14 mai 2012

Nina Simone 63

Après un dimanche passé à buller au soleil frais en écoutant de vieux concerts réédités, comme un fil conducteur vers l'apothéose, je suis rentrer me recroqueviller vers la pénombre et l'intimité chaude de Nina Simone. Quelque chose de particulier, une émotion tiraillée entre des confidences privées et une universalité conciliante. Et puis des traces d'automne à l'heure où le castanea s'envole et la bogue ouverte n'est plus qu'un souvenir. J'écoute Nina Simone at Carnegie Hall, comme on grignote des châtaignes grillées au coin du feu, avec un petit cru qui chambre à la chaleur du foyer. L'heure où la lumière fait grise mine et la fraîcheur reprend ses droits.


Je ne sais plus chez qui j'ai touché un jour ce vinyle, complètement intrigué par cette sublime pochette roussie, cette vieille robe fantomatique, cet automne musical, mais j'ai immédiatement agrippé cette réédition sortie en 2005. C'est elle que j'écoute.
Ce double cd regroupe l'original enregistré en 63, mais aussi son retour dans la salle mythique un an après, 1964 « Folksy Nina », beaucoup moins connu et sur lequel se vautre toute ma préférence.

Je fonds littéralement sur « The young knight », « Lass of the low country », « Mighty lak a rose »... tout vient d'ailleurs. Une perfection.
Quelques bonus habituels, dont le tribal ensorcelé « Blackbird ».

Dominical, automnal et nocturne.

Nina Simone 1963 « At Carnegie hall » label : colpix



1 commentaire:

Le Club Des Mangeurs De Disques a dit…

Cette femme était tellement sublime... Merci pour ce moment,
Jimmy