dimanche 8 décembre 2013

Bee Gees 74



Brian Epstein un jour a vu débarquer les frangins australiens sur l'île britannique où les parents Gibb avaient pris refuge. Lui déjà était dans le débit dingue des Beatles depuis un certain novembre 61 dans les caves de Liverpool. Il a sèchement rejeté en bloc les Bee Gees pour mieux se consacrer à ses poulains préférés.
Il se sont tracés à un chemin à eux, plus lent, plus solide, hyper mélodieux, avec des singles à la pelle. D'un quintet, ils sont passer au trio pour avancer inéluctablement vers les grandeurs dance floor qu'on leur connait.
Avant les paillettes, il y a eut quelques albums passés sous silence, discrets, entre l'opéra rock sublime « Odessa » 69 et l'ultime disque qui pourtant avait déjà quelques teintes disco: « Main course » 75.
Les japonais viennent de rééditer merveilleusement tous les albums en réplique vinyl fidèle (sauf bizarrement « Trafalgar » de cette période là), et notamment le très rare « Mr Natural », pour les fans des Bee Gees des débuts.

 
« Mr Natural » est un grand disque avec tout d'eux dedans, et l'on sent monter la sauce, la récupération disco qu'ils ont transcendé, à une époque où leur discographie populaire commençait à s'essouffler. Sauf pour les amoureux des albums des Bee Gees, je parle de ceux qui n'aiment pas danser, comme moi.
Il y en a pour tout le monde dans cet opus 74, du Barry, du Robin, Maurice en grand musicien dans l'ombre concocte des mélodies sublimes. La chanson éponyme est un hymne Bee Gees de tous les temps, « Charade » un dessert, « Throw a penny » une langoureuse virée aux dents blanches sous un wurlitzer discret, et débouche directe sur un dance rock pop endiablé « Down the road ». Puis on tombe comme avant, sur des ballades à crever avec la voix de Robin « Voices », puis d'autres promenades romantiques Barry « Dogs » ou « Lost in your love ».. cliché certes, mais qui annonce l'icône à moumoute. Et comment ne pas résister à l'envolée « Can't let you go ».. Puis...voilà le dancefloor qui s'allume, cuivré, lourd, décadent, hurlant.. torride « Heavy Breathing »... la machine se met en route. Arif Mardin est aux manettes, il s'occupe entre autre à ce moment là, d'Aretha Franklin.

 
La phase 75/79 reste inversement anecdotique pour moi, même s'il m'arrive d'en écouter quelques morceaux. Je reste un explorateur de la première décennie, et un jour, je ferai un billet sur leur épique double album 69 qui m'a mis la tète à l'envers à la découverte, sous mon saphir des quatre faces d'« Odessa ».

En attendant, nous sommes en 1974, un grand cru Bee Gees pour les dimanches soirs quand le soleil peine à lécher les faitières, quand on a des envies de bistrot alors que tout le monde s'apprêtent à partir en boite...où en reviennent.


Bee Gees 1974 « Mr Natural » label /RSO-Reprise2013






7 commentaires:

Alexandre G a dit…

Odessa fait partie de mes albums de chevets, mais à part lui, et Bee Gees 1st, je connais assez mal la carrière pré Saturday Night Fever des Bee Gees. Cucumber Castle, Horizontal, Idea et Trafalgar font partie des disques que j'ai prévu d'acheter dans un futur plus ou moins lointain.

Francky 01 a dit…

Bee Gees, je connais quasiment pas......ou du moins, comme beaucoup, c'est à dire "le pire", le coté disco "Fièvre du samedi soir". Maisje vais écouter celui-ci qui m'a l'air sympa, après une rapide écoute.
Merci Charlu pour ce rappel, pour rendre justice à ces disques "mésestimés" car méconnus.
A +

Toorsch a dit…

Je ne connais pas celui-ci, après Odessa, hein, j'ai un peu lâché le dossier. Mais après tout...

Ma petite boîte à musiques a dit…

Je dirais comme Francky...je vais tenter l'écoute...

Le Gaitapis a dit…

Oui de vraies perles, même si je ne connais pas celui que tu as chroniqué et hélas perdu dans le Dropbox... Mais je pense le récupérer sur SOulseek. pas d'inquiétude.
N'empêche, tellement connu pour leux énoormes succès Disco, que les connaitre avant est presque réservé à des fouilleurs de musique. Les Dr jekyll et Mister hyde de la pop. Tiens, comme les Fleetwood mac, mais au moins là il y avait une explication humaine.

charlu a dit…

Yes..on est plusieurs sur Odessa, cette œuvre fantastique.
Alex..en parallèle, et surtout il y a qq années, il y a eut une vague de réédition Deluxe bourrés d'inédits comme par ex "Sir Geoffrey saved the world"..une chanson énorme. Y'a le Fisrt, Horizontal et Idea. Trafalgar est spécial..jamais dans les rééditions !!!

charlu a dit…

Franky, laisse toi aller..je vais égrainer les pépites.

Dev, ils sont tellement différent avant... et puis l'énorme disk qui débute l'after "Living Eyes".
Belle comparaison avec Fleetwood.