dimanche 9 février 2014

Bloomfield Kooper Stills



Y'a pas d'âge pour grandir. Tout le temps on peut prendre du poil, du plomb, de la moelle, de la cellule.
En fouillant autour du coffret Michael Bloomfield qui vient de sortir, je me suis attardé sur la discographie du génial guitariste passionné de blues, la toile a tissé le reste.

C'est Al Kooper qui est à l'origine de ce projet, un autre bonhomme à la discographie imposante, en 1968, il organise une séance de jam dans les studios de Los Angeles. Ils se sont rencontrés tous les deux lors de la session d'enregistrement de « Like a rolling stone » de Dylan. Bloomfield lui, a le respect de Buddy Guy, Muddy Waters, BB King..
Il y aura 5 prises avec l'aide du bassiste Harvey Brooks. Puis le jour suivant, Bloomfield déprime en Californie, il plaque tout en appelant à la rescousse quelques bons guitaristes du moment. Le premier à répondre, sera Steve Stills dont personne à l'époque ne sait que cet ancien Buffalo est un virtuose de la gratte. Il saute sur l'occasion pour venir finir le projet entamé.
Bizarre, pas fréquent un album avec deux guitaristes différents qui se donne le relais. Al Kooper rentre avec toutes les impros sur bande, il y ajoute ses voix, quelques cuivres. Petit budget, court timing, le disque sort rapidement et rencontre un grand succès.


Il n'empèche, en 68 sort les prises live de l'album qui s'appelle très justement « Super session ».

Il est des albums live qui peuvent être joués sans publique, des sessions de studio, des jam en huit-clos, du blues impressionniste. Ce Lp, en pleine période de transition entre le 45T et le 33T, est un joyau monstrueusement bon, un défi, un rendez-vous organisé, comme le premier boys band récréatif, une super session d'enfer.. du terreau, de la moelle, un terrain fertile déjà labouré dans lequel je plante mes instincts musicaux.. ce disque là pourrait suffire, il devient le point de rencontre de deux artistes que je connais peu, deux directions dans lesquelles je vais m'engouffrer et reprendre la substance féconde sur mes lacunes.

Dantesque, illimité, multi-jet.

Mon casque se consume, j'écoute « Super session » comme on regarde le soleil droit dans les yeux et laisser la brûlure pénétrer jusque dans le noyau.



Bloomfield, Kooper & Stills 1968 « Super session »
.





4 commentaires:

Echiré79 a dit…

Incroyable le fait que tu sois justement sur la disco de Bloomfield......surveille ta box, il y a du croisement dans l'air !!!!

charlu a dit…

eh eh.. super content d'avoir découvert ce guitariste là.. de Kooper aussi d'ailleurs.
Je guette :D

Echiré79 a dit…

Surveille bien.......ça risque de déborder....

charlu a dit…

Wouarf Pap's..ça tombe de partout :D
Merciii