mercredi 14 mars 2012

Beth Jeans Houghton





Sauvage mais pas criard, difficile à définir, plutôt fantasque mais plus tiré vers le pastel, du fauve loin les couleurs primaires. Une gorge Annie Lennox en plus léger, une pop folle et féerique comme Gang Gang Dance mais avec la poésie douce de Flotation Toy Warning. Une férocité de lionne kidnappée par un corps de femme divinement sculpté.
Une grande liberté contrôlée par une douce folie artistique sans jamais sombrer dans le délirium pop. Du foutraque bien ordonné, une maîtrise loufoque et une énergie canalisée.
Toutes les chansons sont de Beth, mais y’a du monde derrière pour incarner son opéra pop rêveur et ravageur. Un voyage fantastique jamais exubérant sous une marée d’instruments. La mélancolie est aussi invitée dans ce manège fou et « the bonely skinny bone tree » est une troublante danse de violons, d’orgues, de farfira, piano, guitares….. et ainsi chaque chanson diffuse sa propre couleur audacieuse. L’album se termine sur un étourdissant manège romantique comme savait faire tourner Kate Bush.
Après Rover (j'insiste), Beth Jeans Houghton offre un autre dépaysement grandiloquent. Une autre grande voix, une autre pochette sublime.
Beth Jeans a mis 2 ans pour construire cet album, à 16, elle côtoyait déjà le monde de la musique colorée : Bon Iver, puis Joanna Newsom, Devendra Banhart, et Tuung via le collectif Static Caravan qui l'a vu naître.


Eh, moi j'dis, juste pour pincer un poil, visuellement, c'est la lady gaga des marginaux romantico-épidermiques barges, branchés sur le triphasé libidino-gaga, artistiquement couillues et cogito-merveilles. Et j'ai découvert les vidéos après écoute...arrfff.


Beth Jeans Houghton & The Hooves of Destiny 2012 « Yours truly, cellophane nose »
label : mute



http://www.mute.com/
échelle de richter : 8,2
support cd
après 3 écoutes












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