mercredi 7 mars 2012

Jozef Van Wissem & Jim Jarmush





Transition idéale pour un autre fingerstyle, l'historique et solenel Jozef Van Wissem. La 13 course swan neck baroque lute aussi fidèle que la Kora chez Stranded horse. Van Wissem approfondit son jeu traditionnel et religieux.
Sur « The joy that never ends »2010, la présence de Jim Jarmush à la guitare était anecdotique, ici, c'est une véritable collaboration. Les visages sont graves et le jeu plus cérémonieux encore. Jarmush s'approche sur « apokatastasis », colle aux 13 cordes de son partenaire, tisse un jeu ambiant de guitares préparées avant de lâcher les fauves.. « continuation of the last judgement » ou le foudroyant « the sun of the natural world is pure fire » comme si Neil Young jouait lui même... tiens..Jarmush/Young !!
Deux mondes s'entrechoquent harmonieusement... et si un jour Yann Tambour (Stranded horse) invitait Neil Young !!
Une invitation, un disque bouleversant.

Jozef Van Wissem & Jim Jarmush 2012 « Concerning the entrance into eternity ».
label : important





échelle de richter : 8,4
support cd
après 2 écoutes.










5 commentaires:

eddie a dit…

t'aime bien t'entretenir dans ton principe d'immanence, toi.
tous tes posts ramènent à ça.

c'est pas une critique.
au contraire.

bise

eddie a dit…

http://www.youtube.com/watch?v=Ah0NX4DGFNc&feature=related

bise...

charlu a dit…

..pas tous Jip, mais j'avoue souvent qq barges attirent vers la pamoison artistique, des fous furieux habités.. qq créations solennelles quand on a la foi, ce truc de l'intérieur qui bout et dont on ne connait l'origine. Perso je vois pas mal de transcendance aussi, le but...Jarmush ses ambiances, Wissem sa 13 cordes.

Francky 01 a dit…

Hello.
Ce principe pourrait être vu comme une obsession. Perso, je comprends car je suis pareil avec certains artistes/groupes, styles ou mouvements artistiques. D'ailleurs, c'est très "rock" comme truc. Les plus branchés parleront de leurs marottes artistiques.
Avec Jarmusch, je comprends encore plus....et te suit. C'est un immense cinéaste, un créateur d'univers poétiques, des odes à l'errance, au non-dit, aux loosers magnifiques...............Mon film préféré de lui est sans appel "Dead Man". Et là, Jarmusch + le loner Neil Young + Robby Müller (chef opérateur) + Johnny Deep....la classe !!!

charlu a dit…

Pas mal ce rapprochement de la pamoison artistique avec le principe rock !! l'attitude, puis la recherche obsédée de la coïncidence édeniste, le truc qui nous percute et nous transperce. Réagir sexuellement devant une oeuvre épidermique ou viscérale. Ce mélange là est vraiment particulier, deux monde "opposés" s'entrechoquent, le traditionnel baroque avec le rugueux ambiant.. une expérimentation qui fait mouche !!!