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mercredi 24 octobre 2018

Nacho Vegas 2018



Sa carrière solo a débuté en 1997 avec "Verda O Consecuencia", il venait de quitter le groupe Manta Ray hébergé par le mythique label madrilène Acuarela Disco sous les tuiles desquelles j'ai si souvent roupillé.
Juste après, il est passé chez Limbo Starr avec le grand "Actos Inexplicables" 2001 qui lui donna une grande visibilité avant de retourner lentement dans l'ombre de ce côté des Pyrénées. Les disquaires hexagonaux ont lâché doucement. Quelques dix albums ont passé depuis, celui-là est double, authentique, moins rock que les précédents, plus proche de lui à nouveau. 

Sr Chinarro je l'ai dit, est El Presidente de l'Espagne, Nacho Vegas lui en est le prince. "Violetica" le nouvel album du baladin ibérien. 

Nacho Vegas 2018 "Violetica" label : marxophone

jeudi 16 octobre 2008

LA JR (acuarela discos)



Du côté de Madrid se cache un collectif aussi solide et majestueux que les massifs de la Guadalarama qui entoure la capitale. Au beau milieu de la péninsule ibérique se trouve un label acuarela discos qui exerce depuis 1999, année où sortit une compilation extrêmement rare « Brumario », regroupant une collection d’inédits de MIGALA à Nacho VEGAS en passant par MUS et JR. Devaient alors fleurir toutes les plus claires pastelles d’Espagne pour un catalogue sans faute à l’étendu très vite internationale. A l’époque où la lyre symbolisait le label naissant, des amorces de groupes devenus cultes affichaient leurs identités lumineuses. Il est bien question de brume, d’aquarelle, d’eau et de lumière.
Depuis cette aire nouvelle, se bousculent quelques références entremêlées de nouveautés toutes aussi contrastées : Aroah (et les début du guitariste Nacho Vegas maintenant sur son propre label limbostarr) ; Mus ; Refree ; Viva Las Vegas ; The Zephyrs ; le cultissime Sr Chinarro et sa grosse discographie ; puis Apse pour les nouveaux, ainsi que Tex La Homa (qui se balade aussi chez milk and moon et talitres) ; Remate ; Grupo Salvajes ; The Secret Society ; Parenthetical Girl…. C’est aussi une collection sans précédent de mini-album avec des visites éclaires comme Dominique A ; Piano Magic ; Jack/Jacques ; Tex La Homa qui vient de confirmer son adhésion avec un album grandiose sans plus aucune touche électronique, comme si le passage chez Acuarela avait lavé l’âme de toute lumière artificielle pour une lueur océanique pure et vivifiante; puis Julie Doiron/ Okkervill River habituellement chez Jagjaguwar pour un split unique.
C’est encore des compilations simple, double et même triple regroupant les lumières pastelles de tous les horizons, avec toujours le même thème de l’eau pour tous les artistes invités. Enfin ; il est un précurseur de talents incommensurables avec par exemple Migala et les premières apparitions de Xiu Xiu avec leurs deux meilleurs album :« fabulous muscles » et « forêt ».
Comme chez Constellation les musiciens d’acuarela sont omniprésents et interchangeables. Migala reste le plus gros vivier d’artistes de génies dont les frères Yturiega (emak bakia ; El Hijo ; Num9 ; et dernièrement Fantasy Bar en compagnie d’un autre Migala, Abel Hernadez). De la même façon, Viva Las Vegas et Manta Ray ont laissé échapper Frank Rudow à la batterie qui avec Rafael Martinez Del Pozo et Borja Fernandez Fernadez (apellé maintenant Fransisco Deborja) ont formé un groupe des plus lumineux même si de moindre renommée.
Un premier disque « 127 » sous le nom de JR en 1999 donnait déjà lieu à une expérimentation ambiante et jazzy avec une voix éthérée proche des angoisses plaintives de Xiu Xiu qui apparaîtra sur le catalogue 5 ans plus tard. 127JR est devenu introuvable et les moteurs de recherches informatiques les plus élaborés ne laissent rien échapper. C’est avec LA JR en 2004 que la voix se plaça au beau milieu de Nacho Vegas et Sr Chinarro. Les percussions jazz recadraient le jeu avec assurance et exactitude. La prédominance des guitares douces rappelaient vaguement les travaux ambiants de Vincent Gallo sur "When" ou ceux de Sacha Toorop avec Dominique A période « l’attirance » et « remué ».
Plus discrètes sur « Dos Casas » en 2006, les guitares devaient s’estomper derrière un piano répétitif qui rappellaient quelques grands classiques de Dave Brubeck quartet (le pianiste Paul Desmond) : « la decoracion 1 ». Adoptant alors un climat plus sombre et de plus en plus maîtrisé, La Jr semblait vouloir définitivement épouser le silence pour accomplir leur musique. Bed ; Mark Hollis et Crescent basaient de la même façon leur free-jazz lumineux sur le silence, exactement comme l’aquarelle se repose sur le blanc du papier pour donner la lumière à l’œuvre. Qui d’autre mieux que La Jr peut exprimer en quelques notes et quatre album la clarté douce et pastelle qui se dégage d’Acuarela discos.
"17 animales", la nouvelle production du trio maintenant bien rodé laisse place à un jazz beaucoup plus expérimental, mais tout aussi cristallin. C’est à la manière de Robert Wyatt que défilent ces 17 pièces concentrées et totalement libres. Le piano joue sans cesse avec les percussions. Des cuivres batifolent et gambadent à travers les nappes de lumières. « Estoy muy confuso » montre que le silence est toujours en bruit de fond et reste le canevas de cette architecture dégingandée. Les voix se taisent et les ambiances s’installent.
Chaque production de La Jr apporte une touche d’originalité, une lumière différente mais toujours aussi belle, comme si l’histoire de ce trio semblait suivre les rayons du soleil, au fil d’une journée ou des saisons. Un grand disque aux milles idées pour trois artistes de talent et un hébergement madrilène logique et approprié.
LA JR : "127lajr" 1999; "LA JR" 2004; "dos casas" 2006; "17 animales" 2008
label : acuarela discos
quand on aime : Bed; Crescent; Mark Hollis; Dave Brubeck quartet; Sr Chinarro; Robert Wyatt

vendredi 29 octobre 2010

Nacho Umbert & la Compania


Je prends le nouvel album de Nacho Umbert sans rien connaître de ses antécédents. Son cv artistique récupéré sur le net affiche une absence musicale de 15 ans et un ancien groupe révolu, les Paperhouse qu'il va falloir que je recherche de toute urgence. Son amour irréversible pour Barcelone, sa ville, sa langue, sa culture, il l'a chante sur des cordes en nylon comme pour teinter sa pop de bossa, en Catalan ou Castillan que je ne sais pas différencier de l'Espagnol.
Par contre, je sais qu'Acuarela est le seul label à pouvoir abriter autant de lumières pastels. Le dernier rayon Fran Gayo avait réconforté mon vague à l'âme comme une douce matinée de printemps. Nacho Umbert & la Compania, qu'on a du mal à voir apparaître dans les bacs par ici, est la nouvelle perle ibérique exactement nacrée comme l'autre Nacho, le madrilène Vegas qui nous susurre la "rota" avec le même timbre. Le cerveau de Refree est aussi dans les parages, et la douce mélancolie diffuse une lueur proche de son voisin pilier et prolifique Sr Chinarro.
« Ay... », un autre "cowboy triste", une autre "pièce vitrine" pour un label précieux et unique, une signature aquarelle imparable, un romantisme rare qui culmine sur "red eyes".

Nacho Umbert & la Compania 2010 "Ay..." label : acuarela

www.myspace.com/nachoumbert
http://www.acuareladiscos.com/

quand on aime : nacho vegas; sr chinarro















mardi 25 novembre 2025

Nacho Umbert 2009

 


Perdu entre le hurlement des gyrophares et le cri des mouettes je passe au pieds des grandes façades à fenêtres. Le temps grincheux trempé dans sa plus grise froideur me file un bourbon Jason Molina. Plomb assourdissant, je vais me forger une arme sous mon écharpe à triple tour pour escorter mon épaisse avancée vers une possible embellie. J'ai faim de soleil. Même un pâle à nacrer les réverbères ferait l'affaire.

Je vais où il faut aller au milieu des petites voitures essoufflées et des pigeons estropiés. Il y a bien ces mouettes perdues que la Seine a ramenée jusqu'ici. Attirées par le parfum avarié d'une ville à marée basse, et l'albâtre des murs des mornes musées, elles planent au dessus du parc de Choisy.

Je me souviens d'un bel album perdu au milieu du grand catalogue Acuarela Discos devenu Acuarela. Un artiste coincé entre Sr.Chinarro et Nacho Vegas, une discographie éphémère, une pièce ressurgie des décombres de la mélasse qui me suce le carburant. Pochette de carrelage des pays chauds, je l'ai trouvé, « Ay... », en Espagne aussi quelquefois il fait mauvais temps.


Nacho Umbert & la Compania 2009 « Ay... »

mardi 19 janvier 2010

Fran Gayo


Un peu d'air enfin avec cette nouvelle fraiche de Madrid, des fidèles d'Acuarela discos dont j'ai déjà vanté les vertus quelques pages plus bas. Un duo séparé, Mus, et une apparition seule, Fran Gayo pour son premier album « las proximas cosechas ». Certes cette connivence avec la clarté est bien connu chez les madrilènes et le départ de Monica Vacas, sa moitié artistique , pourrait laisser craindre un passage à vide quant à la quintessence des lumières et l'harmonie des mélodies... Rien n'y fait, nous sommes ici aux nues pop et les balades sont toujours aussi hautes et belles. Toujours l'exact nécessaire, le primordiale, le vrai en acoustique. Et surtout c'est le retour d'un disque en espagnol, tellement plus poignant de ce côté des Pyrénées, même les membres séparés de Migala et leurs projets nous avaient laissés sans la « rota », ni la « égné », ainsi que l'excellent dernier album de The Secret Society. Cette fois-ci tout y est, le chant, les idées, le son, les arrangements simples, tout épouse la noblesse de la langue hispanisante. "en las copas de los arboles" est une chanson boulversante, dans les mêmes brumes lacrymales que Birch Book. Un disque humble, idéal pour flageller la torpeur des hivers gris trainant la savate... une sieste claire en attendant les pastelles..un petit café à la cafète, manches courtes, persiennes tirées..quel temps fait-il dehors ?? on s'en fout, « el invierno serà bueno ».
Fran Gayo 2009 "las proximas cosechas" label: acuarela discos
quand on aime : leonard cohen; randy newman, birch book, nacho vegas, acuarela discos.

lundi 11 juin 2018

Sr Chinarro 2018 - 2006/2008/2011



Allez ouste poussez vous, ce petit truc est pour moi. Aux aguets près à jouer d'la béquille dans les roustons, je me suis chipé en bousculant, un petit coffret pas dégueux. Telle la langue du caméléon chopant à la vitesse de la lumière le petit volatile fébrile et léger passant par là au flash furtif d'une éclaircie éphémère, j'ai attrapé Sr Chinarro series 3CD.

Pas un pas deux, mais trois albums pour même pas le prix d'un. Une période un peu délaissée pour moi, puisque je suis grand fan de Sr Chinarro depuis le dramatique et bouleversant « La Primera Opera Envasada al Vacio » en 2001 (et tout ce qu'il y a avant), aussi profond et puissant qu'un slow core de Low ou Arab Strap, et que je me suis légèrement arrêté à « El Ventricuolo de si Mismo » en 2003. Il y a eu pourtant un beau retour avec « Enhorabuena a los Cuatro » en 2013 et puis plus rien.

Depuis, quand je vois ce nom là, je vote sans hésitation aucune, Sr Chinarro, là bas, en Espagne, c'est toujours LE président. Un peu comme pourrait l'être Pedro Abrunhosa au Portugal.
Une fois de plus, le grand label madrilène acuarela discos m'a présenté ce groupe mythique, comme l'a été Migala dans un autre domaine, ou Nacho Vegas … cette maison de disques là est une aubaine, une corne d'abondance.



Sr Chinarro, c'est un collectif tournant autour d'une voix Callahan/Stapples... Antonio Luque. Ballades rocks, les frontières sont toujours aussi imperméables. Pas une pas deux, pas trois, mais quatre, puisqu'en plus de ces productions 2006/2008/2011 très peu répandues, Sr Chinarro viennent de sortir un 16 ième album « Asuncion ».

El presidente est toujours là Sr Chinarro.

Sr Chinarro 2018 « Asuncion »
2006 « El Mundo Segun » / 2008 « Ronroneando » / 2011 « Presidente »
label : mushroompillow






mardi 7 juin 2011

Peter Broderick / Machinefabriek & co






















Une belle association musicale néo-classique avait été capturée dans l'église de Vallisa. Le Dakota Suite offrait ses notes solennelles à la réverbération d'une voûte de pierre.

C'est à Berlin que Peter Broderick joue ses notes, dans l'église de Grunewald. Même résonance, même beauté. Sa voix au loin chante et souligne quelques notes, façon Keith Jarrett. Et les cascades de piano viennent remuer nos songes « it's a storm when i sleep ». Il est bien question d'un rêve, « goodnight », « low light »...voyager les yeux fermés.
Cette douce rêverie est partagée sur « Glimmer » avec Takumi Uesaka qui use d'une fragile mélancolie lumineuse sur trois pistes voix/guitare/effets. Un split cd japonais, première pièce d'un catalogue naissant qui n'en contient pour l'instant que trois.



Peter Broderick est un très jeune artiste. Il a pourtant un vaste cv et ses collaborations ainsi que ses visites sur différents labels s'étoffent au fil des ans, depuis 2007. Mon premier coup de coeur fut au moment de « Float », la cuvée 2008 éditée chez type.
Parmi ses associations, celle de Nils Frahm qui enregistre sa partie sur « Glimmer », et avec qui il partage le toit du label Erased tapes, ou Hush records.




Nils Frahm, autre néoclassique fidèle, partage l'affiche pianistique sur « Mort aux vaches », le tout nouveau monument classico-ambiant de Peter Broderick / Machinefabriek.
Transition idéale pour présenter ce prodigieux objet d'art édité sur le mythique label à l'attache parisienne. Tant d'artistes ont sorti un unique disque dans cette auberge Hollandaise VPRO.. de Piano Magic à Colleen, en passant par Muslimgauze ou Tape.
Chaque disque est enfermé dans du carton épais, du papier de verre, de la mousse, une plaque en fer, un plastique perforé, le tout tenu par une attache parisienne passant par le centre du support musical. Ici, c'est un carton habillé de papier peint désuet avec les titres à l'encre de chine inscrits sur un scotch de protection pour la peinture en bâtiment.
Quant à la musique, elle est scindée en trois sessions étalée sur une heure..
Tout cela reste très technique et fait contraste total avec la splendeur du son qui s'en échappe, et la maigreur des mots pour définir la quintessence sublime. Plus fort et plus beau encore que leur première collaboration « Blank Grey Canvas Sky » en 2010, les trois pistes sans titres sont d'immenses symphonies de piano pulvérisées par le silence que récupèrent les effets ambiants de Zuydervelt, le plasticien de Machinefabriek. Totalement subjugué, je m'engouffre à travers ces sonates expérimentales aussi belles que Winter Family, ce doux drone évaporé, avec la certitude de tenir ici le disque néo-classique 2011.

Autre maison, autre collaboration, Peter Broderick se rapproche de Rauelsson afin d'ornementer d'improvisations les chansons de Raul Pastor Medall, condensées en deux plages allongées de 15 et 20 minutes. « Replica » se présente sous la forme de deux patchworks tout à fait originaux où viennent se caramboler des airs espagnols d'un Nacho Vegas apaisé ou d'un Fran Gayo, et le néo-classicisme de notre jeune prodige. Absolument décalé, innovant et atypique, ce concept classico-folk hispanisant dépose un romantisme celtique très attachant sur Hush records, label où Nils Fraham a aussi sorti un album avec Anne Müller.




Du Japon à la Suède, en passant par les Pays Bas et les états unis, Peter Broderick agé de 24 ans dépose partout son emprunte au piano et au violon, et aussi ses bribes de voix qui transcende la note. Le génie grandissant de ce classique jazz décortiqué intime et ambiant, est sans nul doute la relève assurée de Keith Jarrett avec en plus le silence, l'expérimental comme complice.
Une autre chronique serait nécessaire pour sa visibilité (Bella Union, Efterklang, North & Western...) en attendant plongeons dans les abysses minimales des arborescences artistiques de ce grand musicien.

-Peter Broderick / Machinefabriek 2011 "mort aux vaches" label : spaalplaat (échelle de richter : 9 - support cd - après 5 écoutes)


-Peter Broderick / Takumi uesaka 2011 "Glimmer" label : cotelabo (échelle de richter : 8 - support cd -après 1 écoute)


-Rauelsson 2011 "Replica" label : hush (échelle de richter : 8,8 - support cd - après 4 écoutes)



http://www.spaalplaat/


http://www.cotelabo.com/


http://www.hushrecords.com/




mercredi 5 janvier 2011

Les années 2000 : 50 albums






























Faire un bilan sur une année reste un exercice assez difficile mais avec la largesse de pouvoir être évasif voire excessif (je dis ça pour me rassurer). Une règle de trois offrirait le loisir de choisir 500 albums pour une décennie.
Profitant de l'élan de la synthèse 2010, je propose ici les 50 albums qui ont marqués mes écoutes 2000/2009 et laissé des traces indélébiles à coup sûr.
Autant le recul sur un an risque de se modifier avec le temps, autant sur une décennie, l'aveu reste plus ferme, bétonné. Après le best 2010, le best de la décennie qui la précède, comme un cv musical en tant que témoin émotif, pour me dévoiler un peu plus, toujours dans le désordre, 10 ans de musique:


Alain Bashung « l'imprudence » 2002 : à coup sûr au dessus de tout (avec l'album Remué de Dominique A en 1999, et Melody Nelson 1969... ma trilogie infernale) quelques semaines de dépression en cadeau.
Goldfrapp « felt mountain » 2000 : énorme album, le seul du groupe que j'écoute d'ailleurs.
P J Harvey « white chalk » 2007 : j'ai des frissons rien qu'à regarder la pochette et à écrire ces mots.
Esmerine « if only a sweet surrender to the nights to come be true » 2001 : l'album musique contemporaine par excellence, des membres du collectif de Constellation chez Resonnant records maintenant disparu.
Smog « rain on lens » : parce qu'il faut en choisir un et que c'est celui qui revient le plus souvent sur ma platine.


The Notwist « neon golden » 2002 : l'objet parfait, l'œuvre d'art.
Arab Starp « the red thread » 2001 : sommet de noirceur.
Low « trust » 2002 : sommet de mélancolie.
A Silver Mont Zion « born into trouble as the sparksfly upward » : 2001 sommet ambiant avant que les chœurs tralala ne viennent saturer les albums qui suivirent.
Manic Street Preachers « know your enemy » 2001:


Cat Power « you are free » 2003
Migala « asi duelle un verano » 1999/2002 : 99 mais réédition 2002 et c'est vraiment mon préféré du groupe avec encore des chants, découverte d'Acuarela discos, un monde entier se cache à travers ces plages dévastatrices.
Grandaddy « the sophtware slump » 2000 : la bible alcoolico-acoustique-grunge-Lo-Fi.
Blonde Redhead « misery is a butterfly » 2004 : changement radical pour ce groupe punk et aussi annonciateur de Penny Sparkle, sorte d'aboutissement que 'on connait (transition parfaite avec le top 2010).
Marc Morvan & Ben Jarry « udolpho » 2009
David Sylvian « blemish » 2003
Encre « encre » 2001: étape musicale inoubliable dans le word spoken, slam, rap, hyper moderne de chez nous...choix difficile entre L'Ocelle Mare ou Thousand and Bramier.
The New Year « the end is near » 2004
Melpo Mene « bring the lions out » 2008
Sparklehorse « it's a wonderful world » 2001



Herman Düne « turn off the light » 2000 : découverte du groupe, disque Lo-Fi collossale jamais égalé.
The Czars « the ugly people / the beautiful people » 2001
Bright Eyes « fevers and mirrors » 2000 : jamais égalé non plus, œuvre écorchée, voix fragile, émotions à fleur de peau, totalement méconnu à l'époque, il faut écouter « Ariette » et pleurer.
Hood « cold house » 2001 : le trouble est absolu.
The Experimental Pop Band « the tracksuit trilogy » 2001: énorme condensé proche du Velvet.


Max Richter « the blue notebooks » 2004 : énorme révélation néo-classique.
Nacho Vegas « actos inexplicables » 2001
Colleen « everyone alive wants answers » 2003 : découverte de grands frissons.
Laura Veirs « carbon glacier » 2004 : ce disque peut représenter à lui seul toutes les filles qui folkent depuis quelques années.
Rachel's « system/layer » 2003



The Divine Comedy « regeneration » 2001 : le titre est bien approprié, leur meilleur disque.
TV On The Radio « desperate youth, blood thristy babes » 2004
Andrew Bird « weather systems » 2003
Faultline « your love means everything » 2002 : réellement le plus beau disque électro, avec Michael Stippe et Martin (coldplay) et un éclectisme total.
Musée Mécanique « hold this ghost » 2009
Buck 65 « talkin' honky blues » 2003
Superqueens « cheap shots » 2004: gros disque rap quoiqu'on en dise, c'est Pressure Drop « elusive » en 1997 qui rapporta de la même façon tous mes suffrages..
Bonnie « Prine » Billy « the letting go » 2006: parce que là aussi il faut en choisir un et que les 4 premières pistes valent à elles seules tout le disque. Grosse production rejetée par les critiques, moi j'adore.
Giant Sand « chore of enchantment » 2000 : meilleur album dans le genre, étendard de toute l'arborescence Calexico/Amor Belhom duo/Lilium. Disque de chevet.
Fourtet « pause » 2001
Birch Book « a hand fall vol III» 2009
CoH « strings » 2008
Nick Grey & the Random Orchestra « spin vows under arch » 2008
Susumu Yokota « symbol » 2005
Aphex Twin « 26 mixes for cash » 2003
L'altra « in the afternoon » 2002
Syd Matters « a whisper and a sigh » 2003
Sebastien Schuller « happiness » 2005
Song:Ohia « ghost tropic » 2000
Deaf Center « pale ravine » 2005

Grand vainqueur, année 2001.






































Quelques boss impossibles à caser:
Peter Gabriel « up » 2002
Radiohead « kidA/Amnesia » 2000
Neil Young « silver & gold » 2001
Tom Waits « alice/money » 2002
Leonard Cohen « ten new songs"2001






samedi 26 janvier 2008

Fonal : Elenoora Rosenholm / Ville Leinonen




Une nouvelle fois je voudrais m’attarder sur deux des dernières productions (53 et 54 ième) d’un label bouillant des pays nordiques. « Fonal records » est une richesse artistique locale très peu distribuée en France. Pourtant de multiples couleurs très à la mode jaillissent de ce bouillon culturel, des teintes chaudes comme le psyché expérimental, l’électronica, la pop naïve, le rock dans ses versions les plus country et surtout une liberté de composition d’un collectif qui comme chez Constellation échange les artistes et les invités pour de multiples collaborations. Cette osmose est telle que l’arborescence qui croît de ce cœur musical va jusqu’à toucher des racines les nimbes acid-folk américaine au travers de groupes comme Pharaoh Overload (last visible dog), ou Avarus (secret eye records). Le tout est emmené par un homme polyvalent autant dans la musique (auteur compositeur) que dans le graphisme des pochettes. Il est aussi ingénieur du son et fondateur du label qui a dorénavant son nom dans les incontournables indépendants. C’est en 1995 que Sami Sänpäkkilä lance Fonal, aidé par le distributeur belge Kraak, label tout aussi indispensable.
La plupart des albums sont chantés en finnois, et donne une idée sur l’identité revendiquée par ce courant musical scandinave. Chaque disque obéit à une ligne graphique digne des plus beaux objets à collectionner relarguant aux tristesses le Mp3 insipide. L’hébergement d’un artiste offre un design somptueux, des pochettes différentes mais une présentation unique. La bague entourant harmonieusement la couverture cartonnée est une signature exclusive. Oui, je persiste et j’insiste, l’objet du disque en tant que tel a une importance vitale.
Elenoora Rosenholm et Ville Leinonen donc sont les deux dernières productions finlandaises disponibles dans les bacs. Deux disques au style différent, mais à la fraîcheur égale. C’est l’automne quand sort "Suudelmitar" de Leinonen, une localité dont il est amoureux et qu’il revendique au travers une collection de chansons très poétiques et printanières . Le disque est impressionniste, descriptif (les paroles sont traduites dans le livret), fleuri et amoureux. Les meilleurs musiciens finlandais sont là, pour un disque qui devait à la l’origine être chanté seul avec une guitare…. C’est très frais, et même chaud comme des balades lusitaniennes. D’ailleurs certaines chansons sont très hispanisantes, tant au travers de la langue que dans les guitares sèches. Le folk se promène dans les nimbes fantomatiques des premiers albums de Supertramp et la réalité pop espagnole d’un confrère européen Nacho Vegas.
Beaucoup plus tourmenté, Elenoora s’exprime dans un fun-pop post 80’s sérieusement basé sur des programmations synthé. Les chansons dynamiques entament un disque court entrecoupé de deux plages instrumentales ambiantes et inquiétantes. A la manière d’un générique de dessin animé japonais, « vainajan muotokhva » lâche deux morceaux très ludiques avant de calmer le jeu avec « Ovet ja huoneet » dans un cold wave sombre comme le design général de la pochette. En guise de présentation d’album Elenoora affiche une réflexion complexe pleine d’excuses et de remords sur les sentiments et des comportements, contrairement à Ville qui exprime fidèlement un élan poétique très en adéquation à son disque chlorophyllien.
Deux artistes d’actualité aux expressions différentes pour un label référence dans ce coin d’Europe vers lequel tous les regards curieux d’un folk au sommet de son art doivent se tourner.
Elenoora Rosenholm 2007 "vainajan muotokhva "
Ville Leinonen 2007 "Suudelmitar"

jeudi 10 janvier 2013

Townes Van Zandt 69


Il est beaucoup plus facile pour moi de mettre sur laplatine un album de Townes Van Zandt qu'un Dylan par exemple. Du moins à n'importe quel moment de la journée. Il est le gars qui balaye ce qui me freine chez Dylan, et l'emporte vers la country carrée de Johnny Cash.
C'est pas clair ? Bon, en gros Townes Van Zandt incarne à lui seul ce que j'aime chez Dylan et Cash, une country songwritée, avec comme mot d'ordre les balades tranquilles, le pondéré.
Mickey Newbury le découvre dans un bar, c'est le début d'une discographie merveilleuse de trente ans. La cuvée éponyme de 1969 est celui que j'écoute le plus, une homogénéité, des chansons imparables, un disque parfait... et puis « Fare thee well, Miss Carousel » fait mouche, entre autre.
Il est précieux d'avoir quelques opus de ce troubadour américain pour se laver le cerveau. Un Nick Drake outre-atlantique.



Townes Van Zandt 1969 « Townes Van Zandt » label : domino 2009.
https://townesvanzandt.com/








En bonus la reprise de Nacho Vegas que je vous ai présenté il y a qq semaines.

Lambchop 2026

  Ah bah voilà. C'est quand même pas compliqué, enfin si, ça doit l'être, mais enfin bon depuis le temps que j'avais perdu le ...