Une vieille connaissance que personne ne connait, j'ai replongé dans les bacs du label K-RAA-K-net et une vieille chronique. En rangeant, j'ai rangé et suis monté d'un étage sur mes étagères vers le paquet de l'auberge qui héberge ce groupe-ci, comme si on avait perdu 13-0 au blind-test des groupes enfouis dans la grande marge des années 2000. Bref, j'ai pris des nouvelles de Kiss the Anus of a Black Cat abandonné pour moi en 2007.
2010 c'est un peu tard, cette incantation à la poussière sort envoyant direct manger le sable des grands déserts à cranes sans bidoche ni nerf aucun. La pochette, une fois de plus, l'ambiance, cet appel au ciel quand sur terre il n'y a plus que 2 couleurs, le bleu sec et l'ocre mouvant.
Immédiatement David Eugene est convoqué, et les 16H Power (« Argonaut and Magneto », « Harrow »).
Je ne souviens pas que le Kiss Cat ait proposé de tel beau disque habité et totalement habité.
Vague corne entoilée, le vent sec et chaud à ôter tout espoir sur l'os. Le vent est tellement sec et chaud. Des carcasses sous les bromes figés Pompeï. Le son de la désolation, ça doit cuire sec dehors pour que Kiss embrasse une telle incantation au souffle moribond. Pourtant la voix est claire, les parfums épicés de curry craquant. L'orgue monte comme une prière, les fantômes sont à quelques clochers d'ici.
Août sort des bois et le désert est déjà là, à fondre le coussinet des complotistes. Pas collants, lourdes semelles sous des citernes de sueur sans odeur, la seule eau qui coule à flot. Le crane en gargouille et le sourcil en gouttière. La raie du cul est un marécage.
Plus aucune nouvelle depuis 10 ans, j'ai repris le fil du Black Cat en reculant vers les années où l'on prévenait urgemment du délire. Il faut voir la gueule en sueur des trou-de-balle éberlués. Bisous.
Kiss the Anus of a Black Cat 2010 « Hewer of Wood and Drawers of Water »

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire