lundi 4 juillet 2011

Najda



















Finalement, comme un étendard, Najda vient clore cette page d'expérimentation sonore de drone gothique, comme une synthèse de référence. Comme s'il ne fallait en garder qu'un, ce groupe culte à la discographie opulente (11 albums en 6 ans) et emmené par le multi-instrumentiste canadien Adan Baker, offre sur le double « Under the jaguarsun » deux phases de leur drone compact incarné par une multitude de cordes.


Si la phase sun intitulée « tezcatlipoca (DARKNESS) » éraille par moment une grosse guitare boursouflée sous des airs grave de textures épaisses, « Quetzalcoatl (WIND) » beaucoup moins obscur dessine un vent de cordes douces et compactes en drone vaporeux. Ce deuxième bloc côtoie un néo-classique planant étalé sur une heure.
Le drone est un souffle. Il incarne le vent, qu'il soit brise ou cyclone. L'espace gronde, il est en mouvement sous différentes lumières, sur des géographies diverses. Il est là pour décortiquer les textures naturelles si on prend le temps de les contempler. La profondeur de celui-ci est impressionnante. Najda se promène sur différents label fidèle à ce genre de musique. C'est sur Beta Lactam Ring que « Under the jaguwarsun » s'est arrêté, offrant par la même occasion un graphisme superbe nageant dans les rouge au beau milieu d'une palette fauve à travers laquel chacun pourra y voir l'incarnation artistique du son qui s'en échappe.

Najda 2009 « Under the jaguwarsun » label: beta lactam ring
www.blrrecords.com/prod/2028/under_the_jaguar_sun.html
échelle de richter : 8
support cd
après 5 écoutes

1 commentaire:

La Rouge a dit…

J'en suis juste aux photos encore. La première, c'est magique. Merci, je me régale l'oeil.