mardi 26 juillet 2011

Claude Léveillée




Je perds un oncle aujourd'hui, chose effrayante que les albums photos qui se figent.

J'apprends aussi que Claude Léveillée a disparu le mois dernier, chez lui au Québec.


Claude Léveillée et ce vinyl qui accompagnait mes premières huiles. Ce bouleversant album aux allures de comédie musicale. Il fut d'ailleurs un des premiers à écrire une comédie musicale.
« Cheval de bois », 1972, première apparition chez Barclay et donc une visibilité pour nous.
Quelle pochette!!! quel artiste et les chansons me foutent par terre.


"emmene-moi au bout du monde".... "un chemin"... "les anges blancs"....

Je remets ces grésillements de mon enfance, là juste à côté de moi, ça crépite, c'est beau.. et je fouille l'album de famille.

Claude Léveillée 1972 "Cheval de bois" édition : barclay.






9 commentaires:

La Rouge a dit…

Oui. Toujours terrible la mort d'un poète. C'est agréable de lire ce billet de votre côté d'océan.

RAINETTE a dit…

en effet, j'aime bien quand tu parles de nos poètes . Ça ne meurt jamais un poète.


Mes condoléances pour ton oncle Charlu

charlu a dit…

Merci pour l'aiguillage Red One, je ne connais que Jean Pierre Ferland avec ses chansons et ses orchestrations derrière que j'aime tant.
Je vais fouiller pour les deux autres.
Vive les vieux stocks

Red One a dit…

Richard Desjardins, c'est du solide. De la poésie pure.

Red One a dit…

Mes deux chansons préférées de lui : http://www.youtube.com/watch?v=v4n7wfo1C-8

http://www.youtube.com/watch?v=-cl_RcQ7Phw

Red One a dit…

Bon là, je vais beurrer. :) Mais l'accent est terrible, avec les paroles c'est plus compréhensible.

Richard Desjardins
AKINISI
Paroles et musique: Richard Desjardins, 1988


"C'est quand même incroyable qu'on soit encore vivants
A cent mille sous zéro et depuis cent mille ans.
Peu importe comment le décor te programme,
C'est toujours les tropiques quand tu aimes une femme."

"Tout commença quand ils se sont perdus un jour;
Le traîneau de secours s'est perdu à son tour.
Le caribou couché dans la gueule du loup
J'ai pris de vieilles étoiles pour me faire un igloo."

Dans la toundra
Sursum corda.

Pourquoi Alashuack me parle-t-il ainsi,
Tourisme de nylon, aliène que je suis?
Dans un ciel éclaté aux bouches des cratères
Je me demande si nous sommes encore sur terre.

"J'ai bel et bien perdu la trace, me dit-il,
Ne tentons pas la panique, c'est inutile.
Je suis une légende et toi t'es une affaire,
Je te donne l'éternité et tu me donnes une bière.

Dans la toundra
Y a des bons gars.

Le petit point là-bas, qu'est-ce que c'est, qu'est-ce que c'est?
Un trou dans la glace? Un loup dans ma trace?
Ici, c'est comme ailleurs, c'est comme la mémoire,
Tout ce qui s'éloigne prend la couleur du noir.

Un météore blasé, un casino viking?
Une armée en déroute, quelqu'un qui nous fait signe?
Ton ennemi juré qui te voit dans sa mire
Ou l'homme de pierre t'épargnant le pire?

Dans la toundra
Tu ne sais pas.

Peut-être le beau temps découvrant la rocaille,
Des animaux masqués en smoking funérailles.
La pauvre kipaluk accouplée à son chien,
Ils auront les yeux bleus, des dollars plein les mains.

La carcasse de l'avion, le pilote aux yeux fixes;
La cargaison d'alcool de l'hiver de trente-six,
Ils l'ont toute bue pendant que les bêtes passaient.
Rappelle-toi, petit, la mort n'arrive jamais

Dans la toundra
Est déjà là.

Akinisi, aussi, je crois que je l'attends.
Elle est passée comme une outarde au printemps.
Si tu savais combien d'années il a fallu
Pour qu'elle vienne sur ma couche toute nue.

Elle est sourde et muette et secouée de transes,
Elle s'en fut se marier à un mur de silence.
J'entends parfois la nuit sa prière électrique.
Quel oiseau de malheur, ô quel chant magnétique.

Dans la toundra
Kamasutra.

Vous autres, vous dites que le monde est petit;
Jamais pourtant je n'ai revu Akinisi.
Le petit point là-bas, c'est peut-être le chasseur
Qui pose son fusil, le soir, près de son coeur.

S'il ramène de la viande il aura de la peau
Et encore des enfants pour manger le troupeau
Qui s'en va, qui s'en va, qui s'en va.
Akinisi, viens ici, dans mes bras!

C'est quand même incroyable qu'on soit encore vivants
A cent mille sous zéro et depuis cent mille ans.
Peu importe comment le décor te programme,
C'est toujours les tropiques quand tu aimes une femme.

J'ai la trajectoire, la tension et la cible.
Mon rêve a le métal des armes inadmissibles.
Je mangerai les dieux tombés à mes côtés
Et je ne plierai que devant la beauté.

Je sens déjà rouler le frisson sur ma nuque,
Mon âme s'envoler dans un blizzard de sucre.
Je savoure mon thé et je ferme les yeux.
Mourir de froid, c'est beau, c'est long, c'est délicieux.

Je me perdrai encore et encore, tant que
Je n'aurai pas trouvé cet être qui me manque.
Pour célébrer cela, tu vas faire quelque chose;
En arrivant au sud, tu m'envoies une rose.

Dans la toundra
Ou au-delà."

Red One a dit…

Richard Desjardins Les Yankees Lyrics:
La nuit dormait dans son verseau,
les chèvres buvaient au rio
nous allions au hasard,
et nous vivions encore plus fort
malgré le frette et les barbares.

Nous savions qu'un jour ils viendraient,
à grands coups d'axes, à coups de taxes
nous traverser le corps de bord en bord,
nous les derniers humains de la terre .

Le vieux Achille a dit:
"À soir c'est un peu trop tranquille .
Amis, laissez-moi faire le guet.
Allez! Dormez en paix!"

Ce n'est pas le bruit du tonnerre
ni la rumeur de la rivière
mais le galop
de milliers de chevaux en course
dans l'œil du guetteur.

Et tout ce monde sous la toile
qui dort dans la profondeur:
"Réveillez-vous!
V'là les Yankees, v'là les Yankees
Easy come, Wisigoths,
V'là les Gringos!

Ils traversèrent la clairière
et disposèrent leurs jouets de fer .
L'un d'entre eux loadé de guns
s'avance et pogne
le mégaphone.

"Nous venons de la part du Big Control,
son laser vibre dans le pôle,
nous avons tout tout tout conquis
jusqu'à la glace des galaxies

Le président m'a commandé
[ Find more Lyrics on http://mp3lyrics.org/iw7j ]
de pacifier le monde entier
Nous venons en amis .

Maint'nant assez de discussion
et signez-moi la reddition
car bien avant la nuit,
nous regagnons la Virginie!"

V'là les Yankees, v'là les Yankees
Easy come, Wisigoths,
V'là les Gringos!

"Alors je compte jusqu'à trois
et toutes vos filles pour nos soldats
Le grain, le chien et l'uranium,
l'opium et le chant de l'ancien,
tout désormais nous appartient
et pour que tous aient bien compris,
je compterai deux fois
et pour les news d'la CNN:
Tell me my friend,
qui est le chef ici?
Et qu'il se lève!
Et le soleil se leva.

Hey Gringo! Escucha me, Gringo!
Nous avons traversé des continents,
des océans sans fin
sur des radeaux tressés de rêves
et nous voici devant vivants, fils de soleil éblouissant
la vie dans le reflet d'un glaive

America, America.
Ton dragon fou s'ennuie
amène-le que je l'achève.
Caligula, ses légionnaires,
ton président, ses millionnaires
sont pendus au bout de nos lèvres.

Gringo! t'auras rien de nous
De ma mémoire de titan,
mémoire de 'tit enfant:
Ça fait longtemps que je t'attends.
Gringo! Va-t-en! Va-t-en
Allez Gringo! Que Dieu te blesse!

La nuit dormait dans son verseau,
les chèvres buvaient au rio,
nous allions au hasard
et nous vivions encore plus fort
malgré le frette et les barbares.

charlu a dit…

Dans cet "exotisme" qui me rappelle mes premières écoutes extra hexagonales minot, je pense à Paolo Conte que j'aime bien et se rapproche de Desjardins dans qq lignes, ou Angelo Branduardi que je vénère énormément, en italien, et encore plus en français (paroles traduites par Etienne Roda_Gil)..tu connais ???

charlu a dit…

http://www.youtube.com/watch?v=jhTG55sf9lI&feature=related

http://www.youtube.com/watch?v=a8NSaSWFPjM&feature=fvwrel

Bizzxx