mardi 26 février 2019

Giant Sand 2000 "No Reply"


Jeu participatif : La Dizaine Des Blogueurs (27/02-10.03.2019)

1/  La chanson qui évoque l'enfance


Tendez l'oreille, à la fin de « Astonished », puis une once de voix fantomatique au milieu de « No reply , avant le chant puissant à la fin « Lacrima » comme sorti de nulle part. « No Reply ». « Chore of Enchantment » est mon album favori d'Howe Gelb, sous le nom de Giant Sand en 2000, vers les grandes plaines de Thrill Jockey.
De nulle part, sauf qu'à chaque fois, et ce n'est pas ici la raison principale du fait que « Chore of Enchantment » est mon album préféré de Howe Gelb sous le nom là de Giant Sand, mais dès l'écoute du douzième morceau de ce disque là, avec la fin du précédent, je sombre, pars, et glisse systématiquement vers mon enfance, mon Grand-Père maternel. Beaucoup plus qu'avec le morceau original que je n'écoute jamais, cette chanson de Howe Gelb ici sous le nom de Giand Sand, avec donc John et Joe de Calexico, ouvre des tiroirs anciens quand j'étais minot..... bref, sur ce morceau, tiré du disque que je préfère de Howe Gelb.. il y a en filigrane un air d'opéra.. qui à chaque fois me propulse vers une part de mon enfance. Un air que j'ai dû entendre avant de comprendre que mon Grand-Père ténor avait dû chanter ce morceau en ma présence, une fête, un mariage. Dans un subconscient subliminal, je l’imagine, moi qui de mémoire ne l'ai jamais vu chanter, juste vu pleurer sur cet air maintes et maintes fois passé sur sa platine.

Des ondes lacrymales sur du texan, il aura fallu en 2000 que je me rue sur Howe Gelb pour que tout me revienne et dégouline sur un air qui m'invite à chaque fois à des moments certains de mon enfance. 


Giant Sand 2000 « Chore of Enchantment » label : thrill jockey
Jussi Bjorling 1832 « L'Elisir d'Amour » opéra Donizetti's.




15 commentaires:

Keith Michards a dit…

Un peu tristounet !

Devant Hantoss a dit…

Inattendu, un titre mélancolique - texte un peu hermétique mais poétique - qui fini sur le chant d'un Björling, marrant que ces enregistrements évoquent aussi la mélancolie alors que c'est la qualité de l'enregistrement qui nous renvoie au gramophone qui nous serre le coeur. La bande à Jussi Björling, Enrico Caruso , Beniamino Gigli ont beau pousser en force, c'est ce son noir et blanc qui nous reste.
Parmi mes amis il y avait un amateur d'Opéra qui poussait volontiers la rengaine, j'adorais ça, mais l'entourage le calmait assez vite.
En tout cas tu m'as sorti un titre de CALEXICO de l'ombre.

charlu a dit…

Ah ouaih, j'avais pas vu la mélancolie tt de suite. Y'a des tonnes de trucs opéra que j'ai entendu comme ça, du côté maternel. Ils chialaient tous au fur et à mesure que la voix montant :D Du côté paternel c'était le jazz, Lionel Hampton..ça compensait.
Je n'entends pas la tristesse, que la beauté.. cette version en "noir et blanc" est celle qui me travaille grave.. y'a Pavarotti qui l'envoie bien aussi... mais c'est pas pareil. Me souviens même de qq trucs rares en Lyrique, comme George Till... ouf. Bizarrement je n'écoute ça qu'à travers Giant Sand justement, pas les vinyls ou K7 qui trainent chez les parents.

Pascal Georges a dit…

Totale découverte, je vais creuser et hop, direct en playstreamming...
merci...

Mylène Gauthier a dit…

C'est d'une grande beauté. Pas triste pour moi, ça ouvre le lumineux. Découverte pour moi.

Alexandre G a dit…

C'est beau mais triste en effet, et pas évident pour un enfant !
J'ai re-découvert "Lady Madonna" et quelques Doobie Brothers et compagnie quelques années après avoir entendu mon père en jouer (à la batterie) dans son groupe de blues-rock de l'époque, je comprends tout à fait la sensation que tu décris.

Chris a dit…

La musique c'est toujours beaucoup de souvenirs...beau comme le tien pour un titre inattendu ici...😉

charlu a dit…

J'ai un lourd passé opéra classique, pour ne jamais en écouter de mon plein gré, dès qu'il y a un air ou un morceau, bim, je connais. Un jour peut-être j'irai de moi même écouter tout ça.

charlu a dit…

J'entendais la beauté, me sentais pas plombé plus que ça.
Ouaih Alex, pas évident, mais c'était un bruit de fond, je crois que c'est mes premiers souvenirs d'écoute. Pour ce qui est de MES écoutes à moi, mettre un disque, tilté sur un morceau.. y'a du "Logical song".. "Money".. mais ça c'était après.

charlu a dit…

Yes Chris, inattendu, c'est pour ça que je me suis servi de Howe Gelb pour dévoiler le truc ;D

El Norton a dit…

C'est sublime. Je ne connaissais pas ce titre.
Je n'y vois que la beauté, pas la tristesse.
Par contre, pour un enfant, c'est quand même pas hyper accessible, tu avais des goûts déjà raffinés =)

Francky 01 a dit…

Très beau titre de Giant Sand mais tu devais avoir un âge certains quand il est sorti. La pochette est aussi belle et "lumineuse" que cette chanson. Et carrément étrange cette fin, presque décalée mais pas désagréable. Et après avoir écouté ce morceau en entier, je comprend mieux ton choix.
Très touchant la connexion entre cette chanson (cette fin) et le souvenirs "opératique" de jeunesse qu'il convoque en toi - Giant Sand / Jussi Bjorling (que je découvre, mais en même temps, j'ai une culture nullissime en opéra/opérette). Tu avais donc un grand père ténor et amateur d'opéra. Il a fait carrière ?? Il était connu ??
A +

charlu a dit…

Eh eh..tu as vu le piège ;D
L'intro de la chanson de Bjorling est sur la précédente chanson de "No Reply", comme une transition.. elle se câle bien, je me demande s'il n'y a pas le même tempo, un truc comme ça.

Non pas connu, pas de carrière, il était motard dans la police.. et un grand grand amateur de classique opéra.. mélomane avec le coffre. Il chantait ds qu'il le pouvait.

Audrey Songeval a dit…

Je n'ai qu'un album de Giant Sand et j'adore sa voix. Cette chanson montre à quel point le dossier mérite que j'ouvre le dossier pour creuser.

charlu a dit…

La voix de Howe fait mouche. D'ailleurs je pense à un duo avec Lisa Germano. OP8..il me semble, le mélange de voix à tomber.