samedi 3 février 2018

DBUK



On m'avait prévenu, fallait pas prendre ce bateau, l'étroit pour le large exigu, le vaste rafiot de l'oncle John. Pas tant le bois de la coque qui fait que ça tient sur l'eau, mais sur quoi il flotte la nuit ce petit hémisphère de coquille de noix. Tout sauf de l'eau, nappe pétrole de brou pour glisser avec vers le fond, l'ongle jasmin coupé qui flotte aussi au dessus de l'eau, comme lui et moi, John sur son bateau.

Capitaine de suie, à travers les huit chansons, il n'a même pas vu que j'étais à bord, je crois qu'il ne sait pas non plus où la poupe va. Peu importe, l'accordéon guide, le Ukulélé aussi. J'ai mal à la carcasse, le vertige des profondeurs fossiles, le poumon de l'accordéon pousse à perdre haleine. Doucement vers le mur noir d'un huit clos océaniques, j'avance au son des rames, je suis sur le navire petit de l'oncle John et flotte au bruit des larmes.

J'ai beau visiter toutes les contrées de Jay Munly, du Broncos Fight Song et du Slim Cessna's Auto Club, rien ne me fera accoster et descendre du bateau de John, le tonton.

Ça flotte sur quoi ?? bière, bourbon, vin... telle ou telle coque ??

DBUK 2017 « Song one through eight » label : scac

6 commentaires:

Everett W. Gilles a dit…

Méfie-toi Cha, ces loustics sont tordus. Tordus au point de tourner un clip pareil, tordus au point de raconter des histoires effarantes avec des voix d'anges et de démons mélangées, tordus au point de sortir dans l'indifférence la plus totale le plus grand disque de ces dix dernières années, et j'exagère à peine.
Ouais, c'est pas faute de t'avoir prévenu.
(Tordus aussi au point de transformer un melodica en accordéon ...)

Uncle John's Boat est une histoire vraie (ouais mais va savoir laquelle ...) que Slim Cessna avait composée y a longtemps en solo, essayé de l'intégrer sans succès dans un disque du SCAC pour finalement la trouver plus adaptée et l'enregistrer avec DBUK. Il s'est pas trompé !
Tout ça, ainsi que la version originale, ici :
https://slimcessna.bandcamp.com/album/rare-recordings

Putain de chanson

charlu a dit…

J'ai bien senti le tordu.. j'ai vu le clip et fouiller le bordel. à la limite du toxique et du contagieux. Aussi, en ayant exploré un peu de tout, je reste à chaque fois figé devant cette version là. Voix superposées, melodica (;D), ambiance.. je me suis vraiment retrouvé à voguer avec mon histoire interprétée à moi..comme un étranger.. tiens le son melodica comme celui du violon dans "Les étrangers" de Ferré.
Je suis étonné de la version rare très country.. et puis du clip assez collectif..moi j'ai eu une intimité de huit clos terrible avec des rêves surréalistes embarqués..

Tu m'avais prévenu, du coup j'ai plongé :D

Merci pour cette folie Denver l'Evrett

Till a dit…

Bin en même temps, on t'avait prévenu Charlu. Regarde EWG, depuis qu'il traine ses oreilles autour de Denver, t'as vu le résultat ? Ca c'est sûr, on t'avait prévenu...

RanxZeVox a dit…

Bon, c'est pas l'endroit idéal, je suis vaguement hors sujet, mais tu devrais jeter un œil au film Joy de 1977...
Voila, voila.

charlu a dit…

Ouaih j'imagine les effets.. J'ai arrêté d'écouter, j'ai mis un bjh et 2 paulo..mais ça fait flipper.

Cool Hug, merci.. ça c'est du film, du grand, du collector, la classe.. la douche, l'hosto et le flic... arrfff. C'est bien celui là? puis c'est peut etre pas hors sujet.. elle est pas de Denver la Sharon ???

Everett W. Gilles a dit…

Et pas voir l'air con avec un melodica c'est pas gagné. J'ai vu passer un clip (je l'ai pas retrouvé pour te le montrer), le Pentacost (le guitariste) s'en sort plutôt bien !
Toxique, voilà c'est ça.

@Till : non mais j'étais déjà bien touché avant, je te rassure tu risques rien ... non plus !