mardi 8 novembre 2016

Yann Tiersen 2016



Ce n'est pas que le virage sonore de « Dust Lane » m'ait laissé de marbre autant qu'ait pu me refroidir «  ». Mais il me tardait de retrouver Yann Tiersen au piano.
C'est exactement le même sentiment que j'ai avec la discographie de Sylvain Chauveau et ses escapades electro-drones que j'aime écouter malgré tout.
Je suis pil poil raccord avec mes émotions musicales lorsque je les retrouve strictement pianistes.

 
C'est de belle façon ici que « Eusa » nous ramène à la chambre, aux murs intimes qui invitent à l'évasion. Les murs de cet album sont ceux d'Abbey Road en plein littoral. L'écriture et le jeu comme j'aime, magnifiquement troublés par les interludes vaporeux légèrement field recordings de « Hent ».

Ce n'est pas que je sois farouche à l'idée qu'un artiste braque brutalement à 360 %, ou dévie radicalement vers un autre mode d'expression, c'est juste que j'aime beaucoup écouter Tiersen minimaliser son écriture.. lui, son piano, le sel et Abbey Road.

Yann Tiersen 2016 « Eusa » label : mute artists limited

 

3 commentaires:

Tourscher Jonathan a dit…

J'ai adoré Tiersen, puis perdu de vue un temps et justement retrouvé avec Dust Lane, mon favori. Et depuis je le trouve encore plus intéressant, celui-ci "EUSA" est une merveille de pureté, j'y viendrai dans un rattrapage je pense. Sans couplé au dernier OBEL qui est magique.

charlu a dit…

J'ai lâché un peu après Dust Lane.. j'ai bien cru qu'il allait jamais revenir le gars. Et tu as raison..de la pureté.

Pour Obel, c'est chiant.. elle lâche rien, troisième album parfait, tjrs du très haut niveau.. :D Ah si, la pochette est un poil moins belle..mais c'est vraiment pour faire le chieur.

El Norton a dit…

Tiersen et Obel, deux des plus beaux albums de cette rentrée. Deux des plus attachants, en plus (ce qui n'est pas toujours compatible avec la beauté).
Et puis l'humeur globale de ces deux disques va bien avec celle de ce jour d'élection : pas de quoi nous faire danser de bonheur...