vendredi 18 février 2011

Jeff Lynne




« Cloud nine » le cru 87 de George Harrisson a toujours été ma préférence discographique du troisième scarabée. Estimé un poil au dessus de « All thing must past », je suis resté collé à ce lyrisme pop à la production particulière. Est ce l'effet Jeff Lynne qui fait de ce disque nostalgique et revigorant un chef d'œuvre, ou est ce un pic d'inspiration merveilleusement mis en boite par le cerveau d'Electric light orchestra ?
« Flaming Pie » en 97 est considéré par beaucoup de spécialistes, comme un des meilleurs albums de Paul McCartney. Lui a toujours été transcendé par les collaborations : Lennon, Laine, Youth ou Costello. C'est Jeff Lynne qui ici est venu poser ses accords folk stratosphériques sur les compositions du génie pop, récupérant bluffé, l'arrangeur opportun de « Free as a bird », l'inédit sismique des Beatles publié à la même époque.



Roy Orbison en 88 a dézingué sa carrière de crooner rockabilly avec le seul album digne d'un icône rock, « Mystery girl ». Jeff Lynne aux commandes semble insuffler un air vivifiant à l'interprète de « pretty woman ».


Tom Petty, il faut le dire, commençait sérieusement à tourner en rond autour de quelques disques moyens, lointains. En 1989 et 91, Jeff Lynne a pris son talent sous son aile et à fait mijoter les superbes chansons de « Into the great wide open » ( « Full moon fever » en 89).



Les Travelling Wilburys (une des plus grande récréations pop de l'histoire), à un Paul près, rodent autour de Jeff Lynne. Une grande famille (excepté Dylan, qui a l'époque a préféré revenir au devant de la scène sous les manettes de Daniel Lanois) et un visionnaire sonore qui gère et inspire les artistes qui s'en empare pour concéder leurs meilleurs albums.

Jeff Lynne en personne a sorti en 1990 un grand disque très difficile à se procurer. « Armchair theatre » slalom entre pop, rock, balade, rockabilly, le tout embelli d'une belle enveloppe sonore qui lui est fidèle. Il est ce son particulier des grandes envolées de guitares folk et de la batteries sèches, des cuivres, des choeurs, et évidemment un effet Electric Light Orchestra en paysage. Cet opus, tout comme la voix, est très proche de « Cloud Nine », sorti trois ans auparavant. Tous ces disques sont rangés au même endroit, pas très loin des Beatles (Macca et Harrisson), avec en fer de lance ce petit bijou précieux à sortir dans les grandes occasions.





Après la touche T Bone Burnett, un autre arrangement particulier. Ecouter tous ces disques là revient en gros à décortiquer les deux volumes des Travelling Wilburys, le I et le III.



Jeff Lynne 1990 « Armchair theatre ». label : reprise
www.jefflynnesongs.com
échelle de richter : inclassable
support tout vinyle saud Flaming pie cd.
après milles écoutes.



Aucun commentaire: