mardi 15 février 2011

Jean-Louis Murat .... & Polly Jean



Nu dans la crevasse, je m’enlise à ressasser PJ, complètement corrompu par ses nouvelles chansons. Les ventricules en syncopes, je gis au fond de l’eau. A me précipiter sur mes phrase à brûle pourpoint pour témoigner à chaud d’une première écoute concentrée, j’ai aseptisé mes sentiments.
Je ne me dépêtre pas de ce disque et ce n’est qu’un début. Une bonne dizaine d’écoutes depuis, mon affect délabré je glisse et ne remonte pas…nu dans la crevasse. Blake a perçu la faille et m’a guidé vers son concert diffusé sur Arte live web. L’exultation fut à son comble avec en plus l’étrange sensation que mon cerveau est sans cesse à l’affût de ce genre de chaos.
Histoire de garder contact avec la réalité, pas trop loin non plus, je m’impose un remède tout en restant dans ses étoffes.



« Mustango » de JL Murat. Je ne sais pas si c’est son meilleur album ( il y en a tellement de lui qui optent), c’est en tout cas une pièce charnière de sa carrière. Anéanti par les efforts gigantesques à peaufiner le son de Dolores, Murat a enregistré trois après, un chef d’œuvre qui compte désormais dans l’histoire du rock français. D’un seul coup il affiche son dégoût pour les longs stages en studio et opte pour le live, le fondamental, le son Lo-Fi. Et le vital luit comme jamais, Murat est depuis devenu notre JJ Cale, Neil Young et Calexico à la fois.
« Nu dans le crevasse » sonne même comme un Dylan rempli de désire.







Et la belle est toujours là, avec ses mantilles promises plus angéliques que jamais, des plumes aussi en coiffe, du fastoche, des lilas cramoisis, le rouge sang d’une autre époque, c’est le blanc opalescent qui jaillit maintenant. Le monde s'arqueboute, l'Angleterre n'est pas la seule secouée.
L’âme toujours picoté, je sifflote maladif « on battleship hill ». Je n’userai point d’espadons, puisque PJ ne pâme qu’en chanson.



Jean-Louis Murat 1999 "mustango" label : labels



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