mercredi 5 juillet 2017

Dan Auerbach 2017





Dan a laissé au vestiaire son blues rock de serrurier détrempé pour une pause estivale 60's déroutante. Ce sont des ballades pop soul comme si de rien n'était alors que tout y est.

Pas improbable que les auto-radios frissonnent cet été au son de « Waiting on a Song », Dan fait ce qu'il veut, heureux, il gambade avec ses notes et sa gratte débranchée ou pas. Boots foulant les feuilles d'érable, roots sucré, un petit sirop sympa pour l'été.


Dan Auerbach 2017 « Waiting on a Song » label : easy eye sound



dimanche 2 juillet 2017

Status Quo 1976



Je me souviens gamin d'avoir croisé Nougaro sur une plage de l'Ouest, pas loin d'une Thalasso. J'y vais franco, je suis fan etc etc. Euhhh.. bah de « Nougayork ». «Ah évidemment » me répond-il .. j'allais tout découvrir de lui juste après, et comprendre sa « frustration » d'alors en absorbant tout son art et sa discographie faramineuse. 


Là, avant hier, je place Status Quo dans une discussion discographique de rock majeur, certes houblonnée, avec quelques connaissances amicales anodines parmi lesquelles deux ou trois visages m'étaient absolument inconnus, mais qui n'avaient en rien de prime abord à procurer chez moi la moindre antipathie. « Ah ouaih énormes les Quo, moi aussi comme toi, je kiffes « In the Army Now » » que je prends sans m'y attendre, ou plutôt pas à ce moment là précis où j'ai perdu l'habitude d’accoster les gens connus ou pas sur une plages quelconque, et où ce morceau avec lequel je n'ai aucune aigreur, m'était complètement sorti du cortex.

Bordel, impossible d'écouter ce qu'on veut où et quand on veut. Un poil agacé je case direct un de mes préférés « Blue for You » des boogie's man de chez Vertigo anglais. Et j'y vais du « That's afect » ça compte pour les cleps ?? « All through the Night » c'est du poulet, « Rolling home » mon pote elle écoutait ça ta mère ?? .. les tuniques bleues vont venir t’enrôler dans une armée wok'n'woll à faire pâlir la prière du soir, j'vais quand même pas le débiter façon jambon d'York...
J'ai vu au silence général que cette tète inconnue avait la tronche d'un cumulo sans pouvoir lâcher la moindre goutte, un orage sec. J'ai recommander deux pintes, une pour lui, et j'ai pensé à Nougaro sur la plage avec un discours tout autre que j'ai grifouillé depuis, depuis trois décennie, les mots que je lui aurais dit maintenant. Le pire, c'est que je n'ai rien contre « In the Army now », ou plutôt, je n'avais rien contre. 


Moi j'aime bien la voix de Rossi, Parfitt est parti discrètement.. On met le bleu de travail, on sort les doigts et on balance « Blue for You » histoire de faire péter tous les pare-chocs. Et pour les fans de "In the Army now", le "Blue for You" est dispo en deluxe histoire de remettre les pendules à l'heure.

Status Quo 1976 « Blue for You » label : vertigo


jeudi 29 juin 2017

Babx 2017



Un monde sidérant se dresse devant moi, un dédale artistique à couper le souffle. Un souffle de Saravah à plein poumon. Je dois avoir le cerveau délié pour tomber en ce moment sur autant de chef d’œuvre.
J'ai quelques souvenirs vagues des balbutiements de Babx, il va falloir que je retourne décortiquer tout ça, histoire de comprendre la beauté axée de cette œuvre de chansons free-jazz de par ici. Certes le grave contexte déclencheur qui fait rage sur la planète dans ces nouveaux temps ...euh grave contexte... ignominie générale plutôt, donne à ce tableau là une profondeur indescriptible, la blessure pour ainsi mettre tout à plat.


Du Chatterton en feu pour mieux nous montrer le cuivre des fils conducteurs, la chair brûlée, on n'imagine pas la fulgurance tranquille qui passe dans ce câble là. J'ai mis le doigt sur cette moelle, je suis resté collé au mur bombardé ou explosé, en ruine, j'ai regardé Babx planer, monter mille fois plus haut, tomber au ciel, tout tangue..


C'est un album concept qui raconte une histoire, pas évident que les gens aiment, parce que faut vous dire Monsieur, que chez ces gens là......


Babx 2017 « Ascensions » label : bisonbison

lundi 26 juin 2017

Nev Cottee 2017





Voilà une musique qu'il colle au temps qu'il fait. Je ne connais pas Proud Mary, Nev Cottee en était le bassiste. Depuis que le groupe n'est plus, il a sorti trois albums à lui. Une belle pochette seventies dans un magasine, un rappel motivant de SB, et me voilà noyé dans le "Broken Flowers". Un mal fou à me procurer cette nouveauté sortie le 2 juin, l'unique streaming du label Wonderfulsound qui porte bien son nom et sur lequel déjà un rescapé de The Coral y figure, était mon seul recours jusqu'à aujourd'hui. Je viens juste d'être récompenser de mes recherches acharnées. Je savais quoiqu'il arrive que ce disque allait me renverser.


Un mancunien se balade dans le désert du Nevada , ou plutôt un esprit américain cinématographique flotte du côté de Manchester. Impossible d'imaginer autre chose qu'un voyage magnifique. "Broken Flowers" est un préjugé récompensé. J'avais le sentiment que. C'est exactement comme je le voyais.

Impossible de sortir du chemin quand on aime Hazlewood et Axelrod, Cohen, Lanegarn produits par Beck ou Danger Mouse, Rodolphe Burger ou l'"Hotel particulier" de Gainsbourg, americana symphonique from Manchester.... Il va passer quotidiennement de ce début d'été jusqu'à l'automne prochain et peut-être plus encore.


Va falloir le détrôner celui-là.


Nev Cottee 2017 "Broken Flowers" label : wonderfulsound








vendredi 23 juin 2017

Timber Timbre 2017




Le temps qu’il fait vient toujours déposer un contexte d’influence sur mes écoutes, aussi, j’aurais bien aimé vous parler d’un petit bijou de pop sombre tout fraîchement sorti. Mais dehors il fait beau, le ciel et le mercure chantent des acoustiques.
Il fait soleil à éclabousser chaque note et j’aurais pu attendre la nuit tombée pour m’étendre sur « Sincerely, Future Pollution ». Mais même les étoiles entre les burlats trop mûres me déconcentrent. Pourtant cette nouvelle collection de chansons parfaites des canadiens à succès est une des plus belles que j’ai pu écouter cette année.

Au loin, le chant des rainettes qui copulent me détourne de cette noire pochette urbaine au son grave. J’aperçois encore la petite touffe de mouron rouge qui égaille une pierre de rocaille, pas envie de m’en faire, du mouron, dommage, c’est un grand disque ce nouveau Timber Timbre, et je me souviens des albums précédents un peu plus lumineux. Pas de vent, la menthe poivrée exhale tout ce qu’elle peut et mes pensées anticycloniques m éloignent de ce chef d’œuvre.


Des jours que la canicule se repend et m’interdit de vous parler d’un disque sublime qui attend le prochain crachin gris pour embellir ma morosité. Cold pop atmosphérique à synthé, les guitares froides dansent la mélancolie, Kirk, Trottier et Charbonneau montent et franchissent les paliers des objets incontournables.
Dommage, il est 22h45, il fait 26°C, les ombres ne font plus qu’une et j’aurais bien aimé vous parler du nouveau Timber Timbre.

 
Timber Timbre 2017 “Sincerely, Future Pollution” label : city slang

mardi 20 juin 2017

Lindsey Buckingham / Christine McVie



Rescapés d'une autre vie ?

Il y a presque 25 ans, sur une des plus belles pochettes du moment, Lindsey & Nicks s'affichaient presque nus pour leur premier album. Lui dodu chevelu, elle mince et pulpeuse, presque 25 ans après, Stevie est occupée pas ses 24 carats, et sur la pochette 2017, deux sexa comme des jeunots qui font gaffe à leurs corps, Lindsey & Christine. Rescapés d'une vie faramineuse ??

Peu importe le contexte cette fois-ci, les autres vies ont passé, le Tango est consommé, les Carats sont encore sur la platine, c'est un super bon kiff gratos de retrouver des chansons nouvelles du Fleetwood Mac .. ah oui, un petit détail, John McVie est à la basse et Mick Fleetwood à la batterie. Et puis les vies sont passées, cet album sans titre est un bonus, un cadeau de haute tenue, avec dedans des chansons pop rock à la sauce Buckingham / McVie.

Alors la pochette est moyenne, mais bon, sont sexa, pas ensembles, on est pas dans les 70's, la nudité peut s’abstenir, toute façon les chansons sont absolument délicieuses, quand on aime le Fleetwood, oups, Lindsey & Christine. Le son est béton, Lindsey sait y faire, l'écriture enlevée, joyeuse, des excellentes ballades estivales à fredonner toute la journée. Eh, « In my World », y'a les gimmicks gutturaux de « Big Love » ou c'est mes yeux ?? Oui mais là c'est Christine. Peut-on lâcher sur ce morceau là, qu'il est typiquement Fleetwood ou Lindsey ?? On s'en fout, un nouveau Fleet... euh .. duo provenant du groupe anglo-americain vient de paraître, et je me relève la nuit pour écouter un de ces airs que j'ai égaré dans un rêve pop paradoxal.

« Too far gone », l'a toujours été rock la Perfect, « Carnival Begin » et l'album se termine sur la plus belle chanson, grave et rock, l'a toujours été un peu plus rock la McVie...
« Lay Down for Free », « Love is here to stay », c'est pas une rumeur, Lindsey est un très grand guitariste, on prétend qu'il n'est pas un héro, après Green et Dirwan pas facile, pourtant.

Bon, je parle beaucoup de Fleetwood Mac en ce moment, alors on va dire que dans les bacs, l'unique album Lindsey Buckingham / Christine McVie vient de sortir et qu'il colle aux oreilles sans prendre la tète, easy super bon, en pleine bourre, du pur jus, et ça reste toujours anglo-américain.

La saga continue.

Lindsey Buckingham / Christine McVie 2017 label : atlantic






lundi 19 juin 2017

The Mountain Goats 2017




Une multitude de pop moderne ainsi sonne comme The Mountain Goats : de Postal Service à The Clean en passant par Shack, Cane 141…..

Pourtant à chaque fois, ce groupe californien me procure un peu de plaisir en plus, une affection particulière, une touche de reviens-y. Je me remets « Ghosts » encore un peu, il est passé à une vitesse.

La recette est bien ficelée, elle est simple, une collection de chansons pop presque parfaites, une légèreté pas piquée des hameçons, des airs heureux comme des pinsons, harmonies, fraîcheur, cuivres (façon « Vers les Lueurs »), une à peine perceptible touche jazz qui séduit en arrière bouche, une voix avec laquelle on s'est déjà familiarisée, une sincérité enthousiasmante qu'ils ont bien du mal à dissimuler.
 
Bref, le disque pop moderne presque parfait.

 

 
The Mountain Goats 2017 « Goths » label : merge
 

Thalia Zedek - Carla Bozulich - Elizabeth Anka Vjagic

  L'effet Wagner a opéré. Les longues barbes sont restées au pied de la cascade pour chanter à l'unisson de la gorge et du poitrail...