jeudi 9 novembre 2017

Simon Joyner 2017



Simon Joyner au physique Townes Van Zandt et à la fragilité récurrente vient de se fendre d'un massif en bois brut, rêveur et Dylanien. Mais pas que.

Après presque une heure de ballades folk rock comme si Damien Jurado voire Jason Molina, était incarné par Daniel Johnston, juste comme ça, pour nous amollir la crânerie, voire nous écorcher la moelle, Simon nous dévoile son rêve habité. Avec les mots de Woodie Guthrie sous des prétextes Velvetiens, Lou Reed est venu hanter ses songes, juste après la légèreté de « I'll fly away ».Comme si on y était.

80 minutes, un double album, 12 promenades et un rêve de 20 minutes sur une seule face, vu comme ça, on pense à un bilan administratif, une cote pour une mission accomplie, un graphique..
« Step into the Earthquake », c'est juste une montagne en bois massif, un malaise amer, un mal de terre contemporain, de la sciure à perte de vue, l'érosion qui dégouline dans la mer.

« Daylight » m'a tué.

Simon Joyner 2017 « Step into the Earthquake » label : shrimper / ba da bing


6 commentaires:

Everett W. Gilles a dit…

Ah ouais mais ouais, le Boss d'Omaha is back avec un double album, avec des surfers sur la pochette (pas terribles les vagues)
Evident et tordu, limpide et sournoisement violent, Top 5 de l'année pour moi, haut la main.

Et un PS qui n'a rien à voir : chuis content, chuis pas un imbécile : je suis en train de changer d'avis sur le dernier Beck, après réécoute quasi-accidentelle ...

Till a dit…

Hey ho ! Good news ! Pas encore écouté, trop tôt pour en faire un top # mais j'y vais de ce pas (ou presque).

@Everett : damned, pas encore eu le temps d'écouter le Beck et surtout bien freiné par les différents avis. Changer d'avis, sans rire ?

Chris a dit…

Ah ah encore un double album! ;)
J'avais bien aimé le précédent donc....:)

charlu a dit…

Sournoisement violent, exact.. m'a ravagé la tronche ce truc, un peu plus que les autre, à part le noir, celui que tu m'as fait découvrir. Va aussi se placer ds le quinté, avec Nev Cottee. Pour Beck vais resté béta encore un peu tellement je l'ai tèj.
J'avais pas vu les surfeur au loin.. mais y'a pas d'vague les blérots.. t'es sûr c'est pas des phoques qui glandent ??

Everett W. Gilles a dit…

@Till : ah c'est de la grosse variétoche américaine contemporaine, programmé pour concurrencer Jay XY et Pharrell Mékouy ... mais c'est bien Beck ! Le mec est un éponge à influences et ce qu'il rend surpasse les originaux du coup là c'est pareil. Mais je t'encourage à ne pas me croire et attendre le prochain qui, maintenant que comme disent les blaires (qui surfent sur la pochette du Joyner): ''ça, c'est fait !'', devrait déboiter sa race (comme disent les mêmes)
@Cha : trop facile le surf quand y a des vagues. Quand y en a pas, par contre ...
Ouais le noir il est pas sournoisement violent, il est violemment taré !

charlu a dit…

nan nan nan nan.. déjà j'ai Dü, alors pour ce qui est de Beck il va falloir argumenter un peu plus que ça pour que j'y retourne accidentellement.
Comme tu as dit il y a qq temps..le Nev COTTEE, voilà, c'est de l'essence Beck dans la substance.. je vais réessayer pour imaginer ça autrement qu'un caprice de sa part, et surtout pour ne pas passer pour un imbécile.. genre le gars de Nice il décide d'aller surfer à Biarritz ;D