jeudi 31 mars 2016

Tindersticks 2016





Il va falloir que je radote pour avouer à nouveau mon addiction à Tindersticks. Pour éviter la rabâche, je vais dévier live, avec cet objet inattendu, et me ruer entre autre sur une reprise rare chez eux, « Johnny Guitar », et je me souviens de Jeanne Balibar & Rodolphe.
 

J'écoute Tindersticks sur scène pour la première fois et je ne me lasse pas de cet effet là. Plus beau qu'  « Across Six Leap Years », une élégance absolue, une inauguration pop à la « Philharmonie de Paris », la liste des beaux albums s'allonge avec Tindersticks. Celui-là est particulièrement délicieux.

Tindersticks 2016 « Philharmonie de Paris » label : cityslang / lucky dog






 
 

mardi 29 mars 2016

Taylor Deupree / 12K


 
 
 



Un remède au boucan, une thérapie au trafic, c'est le doux voyage chez Taylor Deupree grâce à ce triptyque engourdissant pris au fil du temps.
J'ai toujours dans mon casque quelques paysages hypnotiques du label 12K quand je somnole dans mon chariot du matin. Tout me berce, le rail et la délicatesse onirique de chaque lueur sonore. Des ondes, des plages, des étendues, analogiques, acoustiques, claviers et field recordings microscopiques, tournoient avec le silence.
 

Taylor Deupree, à l'origine de ce label de Brooklyn depuis 1997, est toujours quelque part sur chaque pièce du catalogue, musicien, électronicien, photographe, graphiste, ingénieur du son, sa marque est indélébile. Tout comme le Label ECM, ou Touch, les pochettes 12K sont des fils d'Ariane, une signature harmonieuse avec le son, une cohérence artistique.

Du monde à travers ce collectif, des fidèles autour de Taylor Deupree, trois pièces choisies parmi les plus douces, les plus tamisées.



Federico Durand 2016 « A Traves Del Espejo »
Ryuichi Sakamoto / Illuha / Taylor Deupree 2015 « Perpetual »
Taylor Deupree / Marcus Fisher 2011 « Twine »
Label : 12K




dimanche 27 mars 2016

Neil Young 75



Les vents sont repassés à l'ouest avec une force vengeresse, comme pour repousser le sec continental qui me glace le moral depuis des semaines. Il souffle de la douceur maritime sous nos pollens, j'ai même vu entre deux averses quelques petits nuages faisant la course avec un zinc d'altitude crachant sa ligne kérosène en vain.
 

Toute cette lumière, toute cette eau enfin.. cette impression que tout est dans les cordes biologiques alors que la violence des cellules qui renaissent coule sur un horizon assoiffé.
Ce petit nuage blanc en flèche qui course ce zinc perdu dans le bleu éclatant l'efface comme un coup de gomme. je le fixe engourdi avec « Cortez the Killer » qui passe en boucle pas loin de ma carcasse d'épave dominicale. L'envie de pas me prendre la tète devant ce dessin naïf, des cactus qui vous narguent.
J'ai dû me lever difficile ce matin, avec ce changement d'heure j'ai loupé la messe, et téléfoot en bonus, j'ai eu beau chercher les œufs dans mon calbar, comme tous les matins au sorti du cageot, je suis tombé comme dans un rêve sur cette évidence, j'ai rampé direct vers le croquis blanc de Sampedro/Talbot/Molina/Young.. j'ai pris « Zuma » comme on va causer à son thérapeute.
 


« Zuma » pourquoi c'est pas le disque récurent chez moi, celui que je sors quelquefois seulement et qui me mets dans un état second à chaque écoute, comme l'arrivée magnifique d'une nouvelle saison.

Neil Young & Crazy Horse 1975 « Zuma » label : reprise

vendredi 25 mars 2016

Bee Gees 70




Zozo et Jimmy se sont fendus d'un Bee Gees, sous mon nez, comme ça. Il fallait que j'embraye et participe à ce set australien tellement ces frangins là me rendent zinzin avec leurs premiers albums.


Remontant de l'hémisphère sud pour atterrir sur les îles britanniques alors que les racines pop prenaient toutes leurs envergures, les frères Gibb sont auditionnés par Brian Epstein. Fou furieux qu'on le dérange, trop occupé par l'affaire Beatles et trop amoureux de John pour craquer sur les belles dentitions des Gibb, le groupe fut vulgairement jeté par le manager. C'est Robert Stigwood qui pris les choses en mains.


Quelques « Spicks and Specks » de 65 à 66 et autres tubes, c'est en 1967 que le premier album des Bee Gees apparaît, puis « Idea », puis « Horizontal », de la pop romantico-baroque, ballades, chœurs, orchestration, petits soupçons de rock. En 1969, « Odessa », le double album épique et grandiose montre un groupe attaqué par un soupçon de fatigue, un léger désordre entre les frérots. Robin lâche le groupe pour sortir son premier album solo « Robin's Reign ». Du coup les barbus sans se démonter réalisent un album à deux, le seul de toute la discographie Bee Gees:

Barry se tient le concombre tandis que Maurice supporte un moule à flan en guise de château, vêtus tous les deux d'un joli costume de croisade comme pour aller combattre les charts amputés. On pourrait croire que « Cucumber Castle » va être fatal à la fratrie, que nenni, ce disque est un petit joyau de pop country, crooner (« The lord »), avec beaucoup moins de montées vocales dans les aigus ( idéal pour les allergiques). Tout est signé Barry et Maurice, tout est bon, easy listening (« My thing », « Turning tide » ou « If only i had my mind on something else »). Le tube « I.O.I.O » un petit équivalent sympa façon « Obladi-oblada ». Puis quelques pépites habituelles de virées mélancoliques, lyriques et dandy (« I was the child », « Don't forget to remember me »).


On peut regretter la séparation des groupes comme celle d'un couple. Sauf que pour le coup, en 1970 comme des enfants de parents divorcés, deux albums au lieu d'un seul se sont offerts aux fans.. « Cumcumber Castle » et « Robin's Reign ».
Les Bee Gees ne se sont jamais vraiment séparés, le prochain coup de fatigue fraternel, c'est juste après la folie disco, Barry et Robin ont œuvré sur quelques opus solo improbables (Barry : « Now Voyager » 84 époque Streisand..terrible pour les curieux; Robin : « How old areyou » 83, « Secret Agent » 84..inaudible, « Wallshave Eyes » 85.. magnifique....) sans jamais lâcher le trio: « Living Eyes » 81, « ESP » 87 et le début de l'ère Warner, « One » 89... toujours à trois pour le label BG.


Des quatre il n'en reste plus qu'un, un peu à la ramasse comme Brian W... en tout cas ici, en 1970, Barry avait un collant médiéval, il faut croire qu'il avait la vague avec sa monture ridicule. Il faut voir la vidéo juste en bas.. 1h35 de n'importe quoi, genre « Magical mystery tour » façon BG sans inspiration. Dommage, l'album est très bon. Il est d' allure secondaire mais tient le cap dans la discographie.

Ces mecs là, c'est du BG, faut pas confondre avec BB qui avait déjà cette année là sorti le son du pet à quelques plages de là, de l'autre côté.

Un instant unique dans la vie des Bee Gees, des clichés hyper ringards à justifier uniquement par l'époque.. quoique, un disque attachant, des deux Gibb poilus inébranlables. Un album retrouvé grâce aux rééditions japonaises il y a 2 ans... l'intégrale sauf « Trafalgar ».. allez savoir pourquoi.
 
Le château du concombre post 1969, précieux pépin, perle rare, la fièvre du vendredi soir.

Bee Gees 1970 « Cucumber Castle » label : polydor





 
 
 



mercredi 23 mars 2016

Tue-Loup 2016




Et voilà le subliminal de la chose, il suffit d’évoquer quelques sommets artistiques bien particuliers pour qu’un autre se dessine au loin, comme on gravit une crête et qu’une fois en haut une autre cime se dévoile, juste quelques envolées au dessus du vide récurent.

Les ailes ici sont celles d’une « Hirondelle » sous le ressac merveilleux de cette chanson lancinante. De toute façon, nos sarthois préférés ont pris de la hauteur, les harmonies de l’envergure. Inspirés par les paysages lusitaniens, Tue-Loup vient de commettre un de leur plus bel album depuis « La Belle Inutile ». Le Tage, petit fleuve espagnol (Tajo) prenant toute son ventre mélancolique au bord des landes plissées du Portugal (Tejo), a donné du pastel chaud dans les mots et les notes de Xavier Plumas. Je crois bien que mon chevet n’est pas bien loin pour ranger ce « Ramo » magnifique. J’avais eu un petit coup de mou avec leur disque rouge, puis le bleu, du coup j’ai négligé le jaune et je m’étais réfugié chez Plumas seul, il faut dire que les premiers opus du groupe m’avaient très fortement accrochés.
C'est un retour tout en splendeur, un nouveau grand disque de par ici. Dixième album pour un grand groupe de rock chanté de l'hexagone.


Tue-Loup 2016 « Ramo » label : dessous de scene / bluekat
 
 

lundi 21 mars 2016

Fred Poulet



L'ancien label Bleu Electric du General Elektrik m'a ramené vers le chef d'œuvre d'ici de David Husser alias Fred Poulet et son « Milan Athletic Club » sorti en 2005.
Encore une brique de plus sur l'édifice des beaux frensh albums, la liste s'allonge.
 

Des idées de Rodolphe Burger dedans, Katonoma, Little Rabbits aussi, Pelligrini donc, une once de Katerine, du Darc, de la belle chanson hexagonale avec un timbre, une écriture, le « Prince Marchant » et cet envoi vers Saravah.. du Gainsbourg tout au fond, comme une évidence, un autre héritier.

 
Chanson, jazz, pop, ambiance.. de par ici, un de mes albums fétiches, une petite voix féminine qui se balade de temps en temps, Seb Martel dans le studio, Burger aussi d'ailleurs avec sa guitare et sa voix sur « Zeppelin ». L'artiste dijonnais est « né un beau jour de Bourgogne » il est aussi réalisateur.. « making fuck off » via Groland et leur « Mammuth ».. ou Vikash Dhorasoo en documentaire.. mais rien musicalement depuis ce merveilleux album.

 
 
« Milan Athletic Club » est un bijou d'écriture déposé sur un écrin sonore, y'a du beau monde sur le livret, y'a un style fou, une idée cinématographique intemporelle, une élégance, une gueule, un disque unique. Les paroles sont à écouter avec précision.

Ce disque là me colle au gimmick depuis cette année là, c'est toujours le même plaisir, trouble à la fin lorsque l'on sort de chez l'épicier acide et énigmatique en jazz déglingué.




Fred Poulet 2005 « Milan Athletic Club » label : bleu electric

jeudi 17 mars 2016

Iggy Pop 2016



 
Des ombres bougonnent, des fantômes hurlent à la mort, « Post pop depression » résonne tellement Bowie. Ça devient flippant ces mecs qui se volatilisent, la glisse sur le toboggan.

 
Iggy et Josh détonnent un gros disque rock qui va faire taire l'idée du rétro, comme quoi tous les monuments du genres sont apparus depuis un bail, que nenni, ça lime encore. C'est un bal funèbre avec des piliers bien debout, si ça continue Iggy qui va bientôt se retrouver seul au monde. Josh des Queen of Stone Age et des Eagles of Death Metal s'accroche à la mélasse rock comme à un rafiot de rondins à dériver vers une berge improbable. Des survivants, des passengers.
 

Y'a des fois on se sent bien vieillissant avec de la bouteille dans la gencive, à suivre la caravane des vétérans inébranlables qui marchent en trainant derrière eux l'édifice. Tant qu'y'a du jus, des plombs à changer, des bulbes à croquer, des rythmes martiaux à pleurer comme des hymnes bestiaux, des murs à percuter et des ranchs pour y éjaculer sa dépression, y'aura toujours des trucs pas corrects à bouffer pour avancer vers l'horizon brillant, la mélodie lancinante et tueuse.

« Chocolate Drops » dans le crane à faire mille fois le tour de mon pâté où j'habite, je rentrerais quand l'horizon me le dira.
Deuxième meilleur album de l'année, après "Blackstar".


Iggy Pop 2016 « Post Pop Depression » label :





mercredi 16 mars 2016

Ironing Board Sam



C'est quoi le rapport avec Jono ? Eh bien c'est sorti aussi le 2 octobre 2015 sans plus de remouds que ça. Sauf que là, c'est le gros coefficient annoncé sur mes côtes et les leurs.
Ironing Board Sam, et une légende me tombe dessus, inconnue, c'est pas faute de fouiller. « Super Spirit » suce la pompe à jouir, le son est extra, Barrett Martin à la batterie, Stu Cole à la basse et la baraque bande à faire péter les étages. Tout ceci sans compter les doigts électriques du Keyboardman sexagénaire avec sa voix de bluesman au timbre Mayall, Sammie Moore.
 

« Honey baby » et on remballe les baloches.

Ironing Board Sam injecte du magnétisme Nlle Orleans, jazz, blues, soul, du fond de veau pour la soupe, des zicos convoqués dans le Mississippi pour commettre une pilule dopaminée qui fout en branle ma platine, mes enceintes et les murs qui luttent tant bien que mal pour que les voisins abasourdis ne se pointent pas les hanches habitées et le brocoli en fleur. Très peu de disques dans sa bicoque, mais tout s'accélère depuis 2011, quatre albums chez Music Maker et un premier en 1996.

« Hold on » et je sors danser avec mon cerisier qu'en a rien à battre du vent d'Est qui nous flétrit les sacoches. Quoiqu'il arrive, c'est le limon tiède qui attend son heure pour contempler l'harmonie de l'outremer qui dégringole. J'aime ce son sec bluesy, ce disque bateau avec une touche soul qui brave n'importe quel blizzard.
 

Une légende vient de me tomber dessus. « I'm gone » et puis merde, c'est vendredi soir nan ?? mais si... « Honey Baby ».

Ironing Board Sam 2015 « Super Spirit » label : big legal mess

mardi 15 mars 2016

Jono McCleery



Dans la lignée des petits miracles pop-folk Dylan Leblanc, Ray Lamontagne, James Blake, Piers Faccini, Fink ou JJ Johansson quand une touche d'électro vient saupoudrer la galette, « Pagodes » parmi tous ces rappels de références va fouiller sa substance vers Nick Drake.

 
Le londonien Jono McCleery est une découverte pour moi, au gré d'une recherche sur Colin Vearncombe disparu en janvier dernier, juste pour me rappeler de « Wonderful life », et je suis tombé sur une reprise de 2011, et sur cet artiste.
 
Ce disque c'est le parfum de la moindre note, le pollen de chaque accord, la lumière vocale avec la couleur des touches électro. Une jolie découverte pleine de clichés touchée par l'élégance.


Jono McCleery 2015 « Pagodes » label : ninja tune



dimanche 13 mars 2016

Ray Lamontagne 2016



Ray s'envole, Lamontagne a pris des hauteurs, comme happé par l'éclipse, comme le dit si bien la pochette.
 
La voix, les nappes, l'apesanteur, les guitares, la longueur des morceaux, l'envergure ont attaqué Raymond, un peu comme le psyché avait habité Richard Hawley sur « Standingat the sky's edge » . Ray depuis son voyage dans la « Supernova » n'en finit pas de flotter sur la sonorité stratosphérique, « Ouroboros » est dantesque, une belle surprise vertigineuse, Floydienne, qui attire vers les nues serpentées.
 
 
 
 
L'éternel retour cyclique « ouroborosé » d'un astre qui cache une étoile qui cache un satellite..

 
Ray Lamontagne 2016 « Ouroboros » label : RCA

jeudi 10 mars 2016

Fennesz 2016



La musique est le reflet d'un instant précis, la bande son d'un vécu buvant le contexte et la substance de nos sentiments instantanées.
Ici, à la première écoute de Malher remixé par Fennesz, c'est le souffle impatient d'une photosynthèse qui se réveille et que j'entends. L'horloge biologique amorcée, les cellules vont se gorger lentement, juste avec un peu plus de lumière et quelques degrés en plus. Le processus est en route.
 

Christian Fennesz a dessiné quatre phases de quelques ondes de Gustave Malher, comme autant de saisons, moi je m'en ressens qu'une seule, le printemps qui sourde en drone cellulaire sur fond de symphonie nébuleuse et dézinguée.

 
C'est un nouveau voyage sonore intemporelle de chez Touch records, une sphère autrichienne qui se percute, Fennesz/Malher.


Fennesz 2016 « Malher Remix » label : touch

mardi 8 mars 2016

Nina Simone 72 / George Harrison



Sur le rocher du Grand-Bé, François-René voulait la tranquillité, le silence, juste la mer en face et le ressac comme berceuse de fond pour son éternité.
George aimait réunir de son vivant avec des concerts pour de bonnes causes, il en est donc devenue une. Le tout marketing pleut sur cet hommage live ci, « George Fest »..aurait-il aimé cette chose ? Cette vibration médiatique emmenée par son fils Dhani (il a presque la même voix « Let it down » et on peut pas dire la même chose James) ?
 

De son vivant, Paul a subi à peu près la même chose en 2014 avec le double hommage presque live « The McCartney of ». Difficile de juger, on aime tellement les chansons de George et Paul. J'ai juste écouté une seule fois le « George Fest » intrigué et à peine ému (faut absolument zapper Brian Wilson titubant sur « My Sweet Lord »), j'ai survolé le « The McCartney of » avec une vague idée de dégout général....


 
J'ai eu du coup ce souvenirs merveilleux d'une chanteuse la plus merveilleuse qui en 1972, a coincé « Poppies » entre deux reprises mythiques de George de son vivant : un medley autour de « My Sweet Lord » en version gospel, et une intime introspection bouleversante de 12 minutes vers « Isn't it a pity ». 3 chansons, un live simple improbable et majestueux.

George Fest, in extrémis, avant de pouvoir de me faire une idée sur la chose nouvelle, m'aura doucement fait replonger à travers « Nina Simone in Concert » 1972. Les chansons de George sont tellement belles, particulières, je sais plus... faudra que j'y retourne vers le Fest, dans quelques temps, ou pas.

Nina Simone 1972 « In Concert - Emergency Ward! » label : RCA Victor
 

lundi 7 mars 2016

Tedeschi Trucks Band 2016



Une petite nouveauté 2016 pour un son pas tout jeune va se répandre sur nos étendues d'asphalte serpentant nos campagnes. « Let me Get by » est un super bon disque pour les routards, Derek Trucks s'est fondu avec Susan Tedeschi pour réaliser un troisième album studio bourré de country-rock, de blues-funk et de pop-soul. C'est pas du nouveau, mais ça roule tout seul from Jacksonville, Floride.

Tedeschi Trucks Band 2016 « Let me get by » label : fantasy

jeudi 3 mars 2016

Steve Wilson 2016




Steve Wilson œuvre sans cesse pour le rock progressif, un son qui semble révolu. Il est autodidacte, pourtant le prog, c'est du rock et du jazz, avec des parfums classique et de pop.
Révolu ou pas, ce style perdure et quoi de plus inattendu de parler de ça avec un fervent défendeur du genre via un Ep de 38 minutes. Le rock prog, c'est l'étendu d'une l'architecture musicale, des rebondissements, du coq à l'âne...
Un Ep certes, mais des morceaux épiques: « My book of regrets » en intro, puis «  Vermillioncore » comme des puissances musicales obsolètes grondant d'un ancien volcan en purge. Quel son, quel pied ces deux là !!!
 

Son nouvel album sort bientôt, en attendant, une transition avec « 4 1/2 » entrecoupé d'instrumentaux ambiants dignes du langage, un concept comme un argot musical à travers lequel j'adore y revenir et y découvrir. Le rock-prog jute encore, Steve Wilson, ex Porcupine Tree, Black Communion, Blackfield... pour nous servir.

Steve Wilson 2016 « 4 1/2 » label : Kscope

mardi 1 mars 2016

Uriah Heep 77 / Johhny Winter 74




Des vieux disques me hantent, je me noie à travers les années de la 70's décennie comme si j'y étais né dedans, juste un peu avant, pour me bouffer dans mon berceau subliminal tout ce son. Je ne sais pas d'où elle vient cette onde, je n'en ai qu'une vague idée.
Je sors des trucs improbables juste pour me dire que je n'ai pas le temps de fouiller la nouveauté lourdement proposée, mon alibi lâche et bougon. Toute façon je viens de prendre mon pieds sur DEWOLF 2016, y'a pas plus revival, c'est la tendance du dédale-son d'alors, ou des dalles-sonores d'aujourd'hui posées sur un hérisson épais ferraillé juste pour que la remorque à vinyles puisse y poser sa gomme.

Un Winter dingue que j'imaginais pas dans ma mémoire qu'il puisse être sorti en 74 tellement cet opus reste anecdotique avec un son pas au top de cette époque. Il n'empêche, l'albinos bleu escamote le venin du serpent bouteille à la salive mordancée. Tellement de riff a cracher depuis les débuts des Uriah Heep que je me sens menacé d'en faire l'éloge. Pourtant pour moi, ça claque comme du Barclay James Harvest percuté par le scorpion (« Illusion »). Et même « Free me » sonne Doobie Brothers, Eagles... ça me rend dingue des chansons comme ça.

Je ne respire plus, je me vautre dans le vieux son. Deux titres rouges tout en haut de la pochette et Johnny pécheur hophiophobe victime innocente du blues prêcheur.

Johnny Winter 1974 « Saints & Sinners » label : CBS
Huriah Heep 1977 « Innocent Victim » label : bronze