mardi 6 août 2013

Chris Watson

 
C’est quand même étrange la virtualité des choses déposer sur un blog, rompre des morceaux de réalité. Puis ces absences estivales, une autre rupture encéphale par le clavier délaissé, et cette petite vitrine morcelée qui se fige aux yeux de tous.

Il est question toujours d’y afficher sa substance, son contenu choisi, trié et se sentir porté en marge de la vérité, déposer la timidité soignée, tout ce que l’on n’ose afficher au grand jour. Etendre là des bribes de face cachée, c’est un peu graver au burin des filets de certitude que la carcasse emprisonne…et puis des doutes aussi, des propositions à échanger.

Et je deviens addict de cette phase sans contrainte, cette tendre politesse que nous nous accordons tous ensembles, dénuée de tout anicroche, juste pour ne pas dire : des sentiments. Finalement, c’est ce que nous pourrions être dans la réalité s’il n’y avait pas l’oppression du quotidien, la violence de la matrice.

Existons-nous plus ici que là ? Quelle part de lâcheté, d’appel au secours, de suppliques, de mains tendues, de bouches entrouvertes ?

Rêver d’être son profil et chiner à le devenir.

La part de mystère.

Le gris bleuté lui ne m’a pas quitté, je le vois dans le jour qui fond, le soleil qui descend vers l’automne. La moisson bat son plein et l’horizon s’aplanit. Encore quelques labours et le ciel va se plomber pour venir épouse mon cerveau. Ce lundi midi, chez mon disquaire, j’ai trouvé la bande son du migrateur offensif. Chris Watson, ses paysages gris qui me donne le goût d’une solitude à fouler des roseaux, une bande son, un gospel de volatil. Des microphones placés sur des berges pour un drone vierge et une faune qui grouille. Quelle réalité prendre de cette coïncidence, le réalisme sonore de Watson embarque au plus profond de la mélancolie d’un paysage épais et frais, quand l’eau se conjugue à la terre.

Maggie Watson est à l’origine de tous les clichés… photos/mots/sons. Des saisons…Etourdissant.

Chris Watson 2013 “In St Cuthbert's Time” label : touch



11 commentaires:

Toorsch a dit…

Très beau, belle réflexion. Il y a toujours une part de fiction, de création. On n'est jamais soit même, sinon un personne fictive crée de toute pièce. Un rôle, celui d'une vie.

Un personnage de fiction.

charlu a dit…

oups..désolé... mise en page bizarre, manque qq photos.. pas possible de corriger qq fautes d'orthographe... j'ai le blogger qui se bloque.. déjà ils ont eu Dev...bbbrrrrrrr

pis pas demandé l'autorisation à Red pour le cliché :D

Toorsch a dit…

Blogger déconne souvent, c'est une usine à gaz...

charlu a dit…

Ahh merci mon T... tu l'as dit...

Et tu sais des fois je me demande où est la réalité dans tout ça.. je sais ça fait un peu skizo mais la tète de con à lunettes et cigare, n'est t'elle pas plus réelle que la tète de con qui se balade dans la rue ?? Elle est où la fiction ?? c'est où qu'on triche ?? c'est qui qui fait où ? et pis ckwadon :DD
Un role..tu l'as dit.. T.. tu préfere T ou J ??? Moi j'ai tjrs révé d'être Charlouille ;D..si si, même avec cette gueule là.

La Rouge a dit…

Je suis à la course pour ma vie réelle mais texte magnifique encore une fois et tu le sais bien que tu peux prendre ce que tu veux chez moi. Je reviens plus tard. Merci! xx

Toorsch a dit…

Je préfère T, avec T je peux faire ce que j'ai envie, puisque j'invente (j'évente) constamment, ou presque. Parfois c'est la suite de trop, la franchise prend un coup de l'aile.

Fiction/réalité - frontières fictives ou réelles?

charlu a dit…

De notre position à nous c'est pas facile :D on ne connait que T, même si je cause avec J en off qq fois.. et ça permet de faire le lien sur certaines phrases..très interressantes... sinon, faut trier, deviner, extrapoler... mais y'a une bonne nouvelle puisque tu te mets à écrire :DD
La limite est trouble tjrs..mais je bave sur la liberté de Charlu..

charlu a dit…

Ouh là Red.. ce que je veux ?? méfies toi, Charlu est un gros dégueulasse :D

charlu a dit…

Ah nan c'est l'autre ..... euhhh ou pas.

Sadaya a dit…

Je ne sais pas si vous êtes vous-même sous vos pseudos fous, mais les personnalités que vous dévoilez sur vos blogs me plaisent. Vos absences se font toujours sentir et je suis bien contente de vous voir poster et je vous lis tous avec joie. Alors oui internet c'est pas toujours facile, mais moi j'aime la belle bande virtuelle qu'on forme, en espérant qu'on se fasse vraiment une grande bouffe un jour.
En plus, on aurait tous assez de musiques, photos et textes à se partager tous ensemble.

charlu a dit…

merci pour ton comm Sad..ça tombe bien en plus, juste à l'ouverture de la chambre blanche.