mercredi 31 octobre 2012

OOIOO




Grand Concours des Disques Exquis (J1)



Thrill Jockey est un extraordinaire label indépendant New Yorkais bâtissant un catalogue solide depuis 1992, et couvrant à peu près tous les styles musicaux.
Ils ont été les représentants de quelques groupes rares sur la planète. Le Japon en particulier, avec ce formidable collectif féminin psychédélique et tribal OOIOO. « Kila kila kila » 2004 est le premier album d'une discographie de cinq opus. Des allures de Red Hot, de Santana, un bon grain de folie à la Gang gang dance, du Blonde Redhead période rock, un album jazz rock époustouflant qu'elles auront du mal à dupliquer par la suite. Un moment particulier et unique, cosmique, libre et ludique. Un album EXQUIS :D

OOIOO 2004 « Kila kila kila » label : thrill jockey
L'album ici:
http://www.filestube.com/k/kila+ooioo
http://www.thrilljockey.com/thrill/OOIOO/KILA-KILA-KILA



Dans les arbres



Les arbres s'imbriquent comme un puzzle pour étendre sa marée de feuilles. Clarinette, harmonica, guitare, banjo, sruti box, piano préparé, harmonium, grosse caisse et percussions. Tout s'élève vers les rayons solaires. Des strates de notes vers les sommets pour capter l'énergie, la lumière. Canopée sonore, le monde en dessous n'est plus le même.

L'immatériel évaporé, de la buée, émanation de fumée, un certains vertige éthéré. De l'eau, de la transparence. Des hauteurs.

« Où que nous soyons, ce que nous entendons est essentiellement du bruit. Lorsque nous y prêtons pas attention, cela nous dérange. Lorsque nous l'écoutons, nous le trouvons fascinant. Le son d'un camion à 50 miles à l'heure. Les parasites entre les stations de radio. La pluie.
La musique édifie, car de temps en temps elle met l'âme en opération. L'âme est ce qui rassemble des éléments disparates, et son œuvre vous emplit de paix et d'amour » (John Cage)

Dans les arbres vit un quatuor de jazz expérimental. Ils ont édifié une cathédrale sonore forestière, celle des hauteurs. Magnifiquement irréel, la sève grimpe jusqu’en haut et rayonne en jeu conjugué.




Dans les arbres 2012 « Canopée » label : ECM

http://player.ecmrecords.com/dans_les_arbres-canopee/music
échelle de richter : 8
support cd
après 2 écoutes



mardi 30 octobre 2012

Neil Young 2012 bis


Dans la balance, il y a Moods muselé et Neil Young au sommet de son art. J’écoute « Psychedelic pill ». ……. Comme une rage qui gronde, des morceaux de vingt minutes comme pour gueuler plus fort, faire durer le débat.

85 minutes de pur jus, la nique à toutes les discographies. Un étendard. On pourrait écouter ça et rien d’autre. Formidable jeunesse éternelle, une vision impeccable d’un art que l’on suit depuis des décennies. Moods disparaît, Neil Young est toujours là.. j’écoute « Psychedelic pill » avec la plèvre en folie et les larmes aux yeux .. pour deux raisons. Rage, passion, colère, acharnement..

Bien plus que le disque de l’année…. « And now.. DRIFTIN BACK…. »



Neil Young 2012 « Psychedelic pill »


https://www.youtube.com/watch?v=njTmf5IQynE


dimanche 28 octobre 2012

Nits en concert


« Les nuits » comme un hymne noctambule à la voûte dégagée, juste avant le flamenco imaginaire et vaporeux de « The rising sun ». Jamais la nuit, les lumières n'ont été aussi belles. Puis cette divine descente, cette superbe dérive « The Eiffel tower »...... que l'on contemple d'une  Pizzeria .. « The pizzeria », comment peut on écrire une telle mélodie.

La pop très enlevée de « Doing dishes », l'évidence Beatles/XTC/Dylan et la sublime envolée « Flowers », et « heart » façon JJ Cale.

Exotique et sexy « Aquarium » sur le bariolé « 1974 »... « Welcome back » qui convoque les vision pop de Jeff Lyne.

L'hyper classieux à la production sucrée, des idées d'Amérique classique jazzy, « Wools ». Et l'on se laisse glisser sur les cordes et les chœurs de « 26 A (clouds in the sky) », avant de partir loin sur les cordes arabisantes de « Crime & punishment ». Étourdissant. Comme le doux gospel de « The wind, the hain »...le grand plongeon dans « Swimming » et le sublime tango mou « The strawberry girl ».

Puis on se souvient de ses « Three sisters », du tribal « H.O.M », et toujours cette lumière qu'ils possèdent « Light » quand on entre dans la maison de Jacob. Nits, « Soulman » quelquepart, la soul pop, celle qui tangue et bat dans les veines.


Et toujours « Malpensa » qui revient en boucle depuis qu'il est sorti cette année. A coup sur l'album pop de l'année... rappelez-vous....toutes ces portes du périphérique, comme une consécration avec toutes les choses les plus subtiles.
Tout ceci n'est pas le tracklisting du prochain concert des Nits à Paris, mais le fidèle voyage à travers lequel je visite les multiples facettes de ce groupes unique.
… « The Eiffel tower »... ils seront le jeudi 29 novembre au café de la danse à Paris.
Nits est un trésor qu'il faut débusquer, rares seront les affiches sur les murs métropolitains.
Je ne connais pas la liste des chansons, j'y serai, je veux y être. C'est pas tous les jours que Nits est en concert à Paris.




Peter Gabriel 86


Une consécration mondiale après un thème de quatre albums en solo, un casting imparable (Manu Katché, Bill Laswell, Nile Rodgers, Stewart Copeland, Laurie Anderson, Youssou N'Dour, Kate Bush, Daniel Lanois..) pour une consécration tout simplement. Sommet riche en couleurs, rock atmosphérique et world. Une pochette qui marque l'époque, une diversité maîtrisée pour une plaque tournante dans sa carrière. Avec cet opus 86, Peter Gabriel tourne définitivement la page de Genesis. Album parfait, des clips géniaux, énorme succès qui lui servira à construire les murs de son beau label World music...et surtout, la plus belle chanson dans mon classement perso: « Mercy street ».
J'ai quand même trouvé, dans cette décennie où je cherchais en vain un disque refuge, mon étendard 80's, même si j'ai compris à cette époque là, que je ne serais jamais avec Kate Bush :D 
« So » sort ces jours-ci pour les 25 ans anniversaire. Une remasterisation remarquable du son, un coffret avec dedans le concert inédit de la tournée de « So ». Athens octobre 1987.

Peter Gabriel 1986 « So » label : EMI
échelle de richter 9
support cd
après 1000 écoutes.
http://petergabriel.com/


l'intégral"> ici



vendredi 26 octobre 2012

Caethua






Une jolie pop bancale vernie d'une embellie, une certaine idée de fraicheur et de légèreté qui s'accroche à une mélancolie allégée. Cette tendresse est un doux rêve originalement fleuri, du pollen fou et scintillant qui s'échappe et se dépose un peu partout.
Un premier album hébergé par Blue Sanct en 2006, Caethua est parti se réfugier en Australie chez Preservation records. Les idées sonores traduisent un minimalisme tremblant au sein d'un monde fantastique comme pouvait le faire Broadcast, ou Pram, en plus introverti. Le rythme est vaporeux, la voix androgyne, tout est retenu timidement, délicat et gauche. De volages cuivres graves déposent quelques touches de terre de sienne brûlée.
Un disque touché par la grâce imaginaire « No man's land» (album crème), un deuxième folk « Into the dog-dayed night » (album gris), guitare/voix, intime à souhait, proche de Cat Power période « You are free » ou Laura Veirs. Caethua, c'est Clare Adrienne Cameron Hubbard.
Une folkeuse doucement folle.

Véritable enchantement, introspection de pop souterraine... en plus du design pochette unique du label Preservation, avec des pliages, des cavités cartonnées. Un manège en bois, baroquiolément enchanté. Une femme. Une artiste.


Caethua 2009 « No man's land / Into the dog-dayed night » label : preservation
 







Richard Knox & Frédéric D. Oberland



Les pôles ont déjà été explorés par Elegi, ou Simon Fisher Turner avec « The great whitesilence ». C'est Frédéric D. Oberland, Richard Knox et Angela Chan qui cette fois-ci ont posé leurs notes sur cette muraille de glace.
La nuit polaire, « The rustle of the stars » est beaucoup lyrique, plus ensoleillé, le soleil de minuit. Un point de non-retour, des rêves d'Egdar Allan Poe, des passages étroits, un néo-classique glacial et beau, de légères poussées post-rock, toujours saisies par le froid.
The rustle of the stars est un phénomène d'une beauté austère, le « bruissement des étoiles »... le bruit blanc qui chante la collision entre les micro-cristaux de la glace dans l'air. Et la guitare flotte dans un air capitonné par le mercure qui dégringole « drawing lines to the end of the world ». Respiration humaine, lenteur des déplacements, craquements de la banquise....
Une autre bande son glaciaire, un voyage immobile pétrifiant.


Richard Knox & FrédéricD. Oberland  2012 « The ruslte of the stars » label : gizehrecords
www.gizehrecords.com
http://www.therustleofthestars.com/
échelle de richter : 9
support cd
après 5 écoutes




 




Dominique A 2026

  Tranquillement l'évidence. Un sentiment de grande facilité, la maîtrise travaillée et plein de doutes chassés. C'est surtout cet...