Y'a rien à faire, le psyché me sied à
ravir et me scie à volonté, rien n'y fait.
La surface de l'eau, là tout en haut,
est devenue incandescente, rouge à souhait avec le vacillement de
flammes entêtantes. J'ai dû remonté à la surface pour entendre,
j'étais pourtant bien à dériver avec les remouds néo-classiques.
J'ai sorti la tète de l'eau et j'ai vu
la brûlure intemporelle, des rails en surfusion comme des glaives à
transpercer la campagne grillée. J'ai vu l'horizon onduler et les
fossés la gueule grande ouverte à réclamer la tétée. Des
étendues brulantes comme du béton caniculaire recrachant l'albédo.
L'air est suffoquant, une abeille me
saoule l'occiput, jamais je n'aurais dû me vautrer au beau milieu de
cette prairie mauve. À peine sorti des eaux, un bouton d'or m'a
ravagé la glotte avec comme effet secondaire le son cautérisant mes
alvéoles pulmonaires. Je crois que je vais garder le dard planté
sous mon oreille, et continuer à faire de la corde à sauter avec
mon lobe dilaté. Jam au grand jarret fluo je pédale, saloperie de
psyché, on m'avait pourtant déconseillé de bouffer cette
« Gelatinous Cube ».
Obligé de remonter à la surface, dehors Thee Oh Sees ravage nos contrées.
Thee Oh Sees 2016 « A Weird
Exit » label : castle face records








