Cerf et lune, il en est toujours question, le corbeau surtout. Posé sur les remugles de Japan, j'ai passé en boucle l'unique Rain Tree Crow malgré que le soleil soit revenu. Des allures d'Hollis en Piano Magic et si tout passe à l'orange, le tribal des cellules résiste au brouillard. Le trait irradié cuit la suie et fait bouillir à feu doux quelques croassements de ruines.
C'est l'humidité des paysages, les vieux arbres, les plumes mordorées au bec saillant. Il y a la terre cendrée des anciennes collines et cette intimité quand il fait nuit très tôt. "Pocket full of change" qu'il est dur de défaire. David Sylvian pollinise, croone sur les houppiers, crane sur l'adventice comme un jazz ambiant de fleurs phanères. Le tronc blanc Betula saigne, la légèreté portée de jaune passe d'accords en souffles neigeux. David en métal mou fabrique tous les interstices de paysage fécondé juste au dessus d'un horizon aimanté. Le quatuor fait des merveilles, les retrouvailles éphémères appuient fort sur l'évidence artistique. Tout en restera là, seul Jensen suivra plus tard, dans l'aventure Samadhisound de Sylvian.
Rain Tree Crow 1991 "Rain Tree Crow"

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