mardi 20 septembre 2016

Johann Johannsson 2016




Après Max Richter, c'est au tour de Johann Johannsson d’apparaître sous l'étiquette jaune ancestrale Deutsche Grammophon. Le néo-classique rejoins comme les plaques tectoniques le classique.


Les albums en temps que tels deviennent assez rares pour ce multi-instrumentiste compositeur producteur islandais, 6 ans avec le précédent, et une demi-douzaine de BO entre les deux. Peut être cela revient au même, mais j'aime à imaginer qu'un album puisse être composé pour un film irréel, sans image, juste celles que les notes nous proposent, la pellicule qu'on se fabrique nous à l'écoute d'un disque sublime et cinématographique comme « Orphée ».

Ce n'est pas une musique de film certes, mais composée avec l'idée d'un cinéma, un hommage, une proposition, des ondes de changement, d'Ovide, d'Orphée, Jean Cocteau qui incarne et renvoie. Johann Johannsson a commencé avec une formation classique, puis s'est brutalement retiré du jeu en dessinant des visions sonores à l'aide d'une guitare, des paysages et des atmosphères. Touch, Milles Plateaux, Mego... Deutsche Grammophon.



Le classique ambiant me happe depuis que l'automne annonce la couleur, on est toujours dans l'abyssal ou le stratosphérique. C'est une méditation, une contemplation, c'est à la fois acoustique, eletro et symphonique. Un quatuor à cordes, un violoncelle solo, une voix a cappella, un orchestre et une vague idée de quelques drone léger pour effleurer du doigt l’hypnotique.
Johann Johannsson est un poète musicien, comme Orphée, un héro de la musique néo-classique.


Johann Johannsson 2016 « Orphée » label : Deutsche Grammophon

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