samedi 3 septembre 2016

Robert Wyatt 1991



Deux bosses terreuses ont surgit du lopin, une idée, comme un signe, les petites taupes tapent du naseau alors que vautré entre ces deux seins de limon, je dévore à travers mes lunettes la biographie du « Lamantin » céleste ; « Different Every Time ».

Angleterre, batteur, trompette, vaisseaux spatial, dessins, complaintes vocales.. « Un crooner dompteur de nuit ».
Thomas Vinau à nouveau, mais pas que.
« L'école de Canterbury » d'Aymeric Leroy est là aussi pour me céder un prétexte idéal, celui d'écouter pour la énième fois un disque de Robert Wyatt.. ce virtuose du chant sans parole par de troublant soli vocaux, ce grandiloquent poète naît au chœur des Wilde Flowers, auprès de Kevin Ayers, et des autres Caravan.

Presque inconsciemment, pour mettre en musique mes lectures, je suis allé prendre « Dondestan », comme une envie de jazz naïf et de fauves nébuleuses, des claviers sans guitare aucune, comme à la grande époque du Soft Machine. Et j'ai creusé à travers les galeries regorgeant du jus blanc des racines d'une douce machine psychédélique. J'ai fait le plein, me suis grassement ressourcé coincé entre mes deux bosses myopes. J'ai tangué sous l'essentiel, le séminal et troublant paraplégique Robert Wyatt, ce « rocher qui pleure » sans cesse battu pas l'architecture du ressac lumineux. La transition idéale au "Rejeted Unknown".

Robert Wyatt 1991 « Dondestan » label : Rough Trade

Marcus O'Dair « Different every time » editions : castor astral
Aymeric Leroy « L'école de Canterbury » éditions : le mot et le reste



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