jeudi 14 avril 2016

Kevin Morby 2016



Une vague haleine de désespoir sur la nonchalance vocale de Kevin Morby chante un vague à l'âme sur une production délicieuse. « Singing Saw », le titre éponyme a laissé sa moue ravageuse me tomber sur la couenne. C'est le genre d'album qui me laisse glisser sur la foule sans douleur aucune, surfer indifférent sur le trafic de fantômes médusés.
 

C'est tout jeune Kevin Morby, pourtant y'a de la bouteille sous ses accords gris, 2014 les débuts et déjà le troisième album.
« Singing Saw », c'est avancer avec un paletot à soi qui réchauffe et ranime, un coït avec ses idées noires, une deuxième peau qui rend invulnérable, imperméable à l'engouement. Le nonchaloir tranquille des mélodies engourdissantes m'habille et me couvre comme un cafard éclatant.

 
Il y'en a un paquet de bons labels à Bloomington, le texan est passé chez Dead Oceans logiquement. Woodsist l'ancienne auberge elle héberge toujours ses anciens compagnons de Woods dont Kvin éetait bassiste, une autre nouveauté 2016 à compter parmi les meilleures.

Je suis bien, « Singing Saw » me broie les traumatismes.

Kevin Morby 2016 « Singing Saw » label : Dead Oceans
 

 



9 commentaires:

Everett W. Gilles a dit…

J'l'avais découvert ici Little Kevin (come dit Till...) et je t'en remercierai jamais assez (et tu sais que ça me fait mal aux dents !!)
La magie continue et elle évolue.
Je l'ai vu deux fois en concert, j'aurais bien aimé ''voir'' ce disque sur scène mais c'est dommage il passe qu'à Paris je crois.
(Par contre Woods je suis beaucoup moins fan ...)

Vincent Lamusiqueapapa a dit…

Très bon disque, mais pas aussi fort que le nouveau Woods, pour moi. Plus classique dans la forme, plus Dylanien et comme je ne suis pas un grand amateur du Zim...

RanxZeVox a dit…

Première écoute seulement, donc pas de jugement hâtif. Reste qu'il y avait des promesses dans Harlem River, et son fascinant morceau titre, que j'aurai aimé le voir développer. Je ne dirais pas que les deux albums qui ont suivi manquent d'audace, mais ils manquent d'audace )))))

charlu a dit…

Fais pas l'bougon Evrett, moi c'est Marc Demarco en troc que tu m'as fait découvrir, et ça m'fait plaisir d'imaginer que t'es pas complètement naze ;D
J'avais vu ton post sur le live.. il passe qd ?? ppfff ça fait qq années que j'ai perdu le réflexe du live, jdeviens vieux.

Pas encore écouté Woods Vince, mais c'est prévu. Leur discographie est bien chargée.. j'ai vu ton post, du coup me le suis mis de côté.

Ranx, j'ai un poil pensé comme toi et je me suis dit que la fraîcheur de la découverte pour Harlem River était le symptôme.. mais la production est vraiment excellente ici.. puis je me suis vraiment enlisé dans les 2 premières écoutes. Tte façon, Harlem l'instinctif n'est pas loin de ma platine.

Everett W. Gilles a dit…

DeMarco c'est pas moi c'est Audrey ... Dondero peut-être ? Tu perds la tête Cha !!
Je vois passer des éloges sur Woods, why not, super compositions mais je supporte pas la voix du chanteur (c'est assez empêchant je dois dire) et je me dis que si justement leur ex-bassiste avait pu devenir leur chanteur ...
Mais ce n'est que mon avis, on s'en fout et on a bien raison (tu me diras quand même si tu la supportes toi, cette voix)

Devant Hantoss a dit…

Marrant le zazard, sur le MAGIC de avril 2014, il est question de Woods et après lecture de l'interview, me voilà plongeant dans "With Light & With Love", je l'ai par.. par.. ?? Devine.
Le Charlu l'avait chroniqué en son temps.
C'est un commentaire un peu hors sujet, mais pas tellement. Et ta chronique qui nous parle d'une fin de l'été 2014, je me plonge dans cette période particulière pour moi et ta chronique - celle de Woods - me fait l'effet de ce sparadrap dont le Capitaine Haddock ne peut pas se défaire. Étrange ce besoin que j'ai de retrouver des étés du passé.
Je te cite:
"On croyait l'été faux-cul et lâche, il resplendit sur ses derniers jours.. on pourrait croire la pop rock répétitive à rabâcher, elle renaît sans cesse. A force de relativiser le chapitre, on finit par se noyer, puis on se retrouve sur une plage, échoué, une berge fraîche au paysage habituel, mais avec des teintes originales et une lumière psyché qui nous rassurent."

C'est pas beau ça, de cultiver une mélancolie d'un futur antérieur, l'été n'est pas encore là et je la sens déjà dans le passé....

Et le Kevin? Je ne sais pas, perdu dans les bois...

Alexandre G a dit…

J'ai adoré le Woods ET le Morby. Très Dylan mais pas que, un peu de choeurs gospel, des cuivres mariachi etc... Excellent !

Alexandre G a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
charlu a dit…

sans dec.. je parlais de Demarco 2014 avec son "Salad Days".. c'est pas toi ?? ou alors je confonds avec un autre nom pas loin... merde. Bon pour me rattraper, je sais là pour sûr que le Simon Joyner "Cowardly.." c'est toi.

Rhhoo Dev, tu me cites !! et tu vois je me souviens pas des trucs chelou que j'ai dit ;D Je me souviens de l'album Woods et d'ailleurs à l"époque je ne savais pas que Morby en était le bassiste. Cet opus 2016 est un alibi à la noyade...même si j'ai du mal à cerner le pourquoi concrètement.

Alex, y'a du Dylan dedans, surtout avec son 1er "Harlem River" comme je l'avais suggéré.. là aussi un poil moins, et j'insiste, je trouve la production sonore ici terriblement enivrante.