James Murray 2015 « The Sea in
the Sky » label : voxxov
lundi 16 novembre 2015
vendredi 13 novembre 2015
Alexandre Delano
On reste sur les terres d'Auvergne avec
ce premier album provenant lui aussi du Kütü folk.
Alexandre et son orchestre c'est un
peu la version chanson des Delano Orchestra. Un album magnifique de
belle écriture, un folk vaporeux avec cordes et cuivre.
La voix d'Alexandre semble perçu à
travers les eaux, à la manière d'Amor Belhom duo.
Le Delano Orchestra fait parler de lui
depuis quelques temps, après Jean-Louis, Alexandre en escapade, avec
« Eau » un album de pop aérienne, moderne et acoustique.
Alexandre Delano 2015 « Eau »
label : vicious circle
mercredi 11 novembre 2015
PAIN-NOIR
Puisque nous sommes à écouter les
talents de par ici, je viens juste, après l'envergure des
Chatterton, de tomber sur l'intimité d'un clermontois.
Pain-Noir est une belle poésie, des
mots, de délicates chansons à séduire n'importe quelle
bougonnerie. Il est fort à parier qu'il ne verra miette de son pain
blanc qui devrait cuir de nos horizons graminées. Les artistes à la
géométrie hexagonale semblent être condamnés à rester une espèce
endémique. La perméabilité n'a de tolérance que pour des
M.Farmer, C.Aznavour... eh bien pour la peine, je me le garde pour
moi, comme si j'étais le seul à l'écouter, gardons donc
précieusement cette belle couleur délicate, cet instant rare.
Cet album est une proximité folle,
chaque chanson est illustrée à l'intérieur par une photo ancienne
en noir et blanc, comme un témoignage personnel, la tendresse d'un
pétrin talqué, le croquant d'un pavé de froment, celui qui pousse
de l'autre côté de ce petit jardin tendre et privé. C'est un air
de petit village reculé beau à s'y accrocher définitivement, ce
bourg attachant que tout le monde déserte. C'est la bande son d'une
vie qui va lentement qui se déguste.
Je foule des arpents de limon évidés
et shoote dans les silex des lopins qui me narguent et me disent
qu'on ne vivra pas vieux, même si nos corps sont amoureux. Le seul
moment heureux, c'est cet instant là.
Pain-Noir, c'est François-Régis
Croisier, il vient de St Augustine et du label formidable Kütü
folk. Le groupe n'est plus, lui a tout écrit, tout composé et
presque tout joué sur cet album confidentiel. J'ai beaucoup aimé
leur deux albums, je suis complètement sous le charme de celui là..
« PAIN-NOIR ».
PAIN-NOIR 2015 « Pain-Noir »
label : tomboy lab / sony
Mille mercis Echiré pour ce beau cadeau.
samedi 7 novembre 2015
Feu! Chatterton
L'escampette plein les naseaux, la vue
poudrée par des esprits, par l'idée de vouloir ne plus rien faire
un jour et se laisser prendre naturellement par la liberté qui fut.
A l'écoute de Feu! Chatterton, je me
replonge une fois de plus dans l'esprit Saravah et les électrons
culturels de cette fabuleuse vague de liberté. Il faut vous dire dès
maintenant, qu'à la vue dithyrambique des annonces des mois avant la
sortie de cet album, je m'attendais à une daube genre La Femme ou
Aline.. il aura fallu une fois de plus que je me bouscule pour passer
outre la presse qui nous emmerde.
Feu! Chatterton, c'est une façon
d'interprétation comme jadis, un véritable univers fulgurant comme
on l'a déjà fait, comme on pourra encore le faire. Ces cinq là
le font, et je suis trop accroc à la chanson d'alors
pour rater cet opus là. Christophe, Léveillée, Tue-Loup, Barbara
(tanguer le navire), Vassiliu, Thiéfaine, Nougaro (droite gauche..),
Beart, Dyonisos, Ferré, Tachan, Noir Désir, Dominique A (Porte Z),
Higelin, Tanger.. un véritable univers dans lequel j'entends tout
ça, une teinte sépia moderne, je suis abasourdi. J'aime énormément.
Un studio en Suède avec du vieux
matériel de collection, un son d'époque, d'aujourd'hui, des
seventies.. c'est solennelle, fou, désuet, ultra moderne, poétique,
d'actualité, une qualité surréaliste, un geste rock'n'roll, une
cohérence absolue malgré quelques morceaux existant déjà sur le
Ep précédent (tout comme Benjamin Clémentine)....
La foule alliée se fout des fous à
lier, j'y pense, j'avale, cet album m'obsède comme on tombe amoureux
d'une coloquinte en collocation. Chamboulé, étourdi, sur le cul je
suis. « Côte Concorde ».. comment c'est possible une
telle beauté!!! je danse et tourne à pleurer.
Faut qu'ils arrêtent les média de
causer de belles choses comme celle là, on va finir par les louper
avec leurs conneries récurrentes.
Je vais me siffler un côte d'azur, un
vieux vin nouveau à 14,5%, un cru tout frais avec tout dedans, la
terre éventrée, l'eau par les pieds, le soleil par cordes, un
véritable jus fécond qui fait du bien tout au fond. Rap en post
rock, chansons sublimes, le temps se dilate. Quel plaisir, quelle
rassurante excitation ce Feu! Chatterton.
Feu! Chatterton 2015 « Ici le
jour (a tout enseveli) » label : barclay
http://www.solidays.org/programmation/samedi/?gclid=CK-X0PKM_sgCFQblwgodgGINBg#feu-chatterton
jeudi 5 novembre 2015
City And Colour
Tiens, un petit coup de cœur !! quoi
de plus que les autres bons disques qui fréquentent moins la platine
??
Un son, un tempo, une voix, une pop qui
roule sa bosse tranquille et racole facile, des bribes de blues, des
allures paumées qui assurent, une évidence qui erre sur les
terrains vagues, un feeling.
« If I should go before you »
renvoie à pas mal de références, plein d'autres musiques avec une
belle façon à lui de faire rouler l'affaire, à faire bouffer du
bitume.
« Killing time » un sommet,
« Nothern
blues » a bourlinguer sans fin sur des routes sans courbes,
« Woman » comme un post rock de 10 min qui entame
bizarrement l'album,
"Blood " une pause contemplative avec
l'horizon océanique pas loin....
Ah oui, City and Colour, c'est Dallas Green, une ville, une couleur, un artiste américain, jadis c'est dans un groupe de hardcore qu'il chantait. Depuis 2005, 7 albums sous le nom de City And Colour.
Une allure magnifique entoure chaque
pièce et laisse danser mollement vers cette démarche musicale pop
percutée d'une addiction, et un coup de cœur, c'est surement un
opus qui passe et pousse en boucle sans trop cerné ce que ce disque
là, a de plus que les autres.
City and Colour 2015 « If I
Should Go Before You » label : dine alone
lundi 2 novembre 2015
Tess Parks and Anton Newcombe
Tout comme Mark Lanegarn est venu
embrumer la pureté d'Isobel Campbell, Anton Newcombe a pris Tess
Parks sous son ailes comme pour encrasser des effluves d'une Hope
Sandoval sous ectasy.
Comme Belle and Sebastian sous la
chaleur de Washington d'un Queen of Stone Ages, Tess Parks est venue
se brûler aux radiations psychédéliques de Brian Jonestown
Massacre.
C'est à Berlin que la canadienne et
l'américain se sont retrouvés pour un album irradié, obsédant et
ensoleillé par un astre titane.
« I declare nothing »,
comme Adama Green & Binki Shapiro, Alison Mosshart & Jamie
Hince entre autre, est un couple qui envoie, un séduisant mélange,
une collaboration qui assure, un album blanc habité.
Tess Parks & Anton Newcombe 2015
« I Declare Nothing » label : Cargo records
dimanche 1 novembre 2015
William Sheller 2015
C'est un dimanche humecté, plaqué par
un soleil baratineur, comme un jaune cadmium flambant bravant la
brume, des feuilles carotènes éclaboussant l'automne.
La chaleur est indécente, ma campagne
prend des allures tropicales et la vitre embuée laisse entrevoir le
gris qui s'impatiente, quelques silhouettes se dessinent, des
haleines d'âmes s'y installent, un autre monde.
C'est un matin éblouissant, un après
midi torride d'un novembre trompe l'œil, j'écoute le nouveau
Sheller et son quatuor. « Stylus » pour dessiner sur nos
carreaux embués la chaleur de nos tantôts que la fraîcheur des nuits
délave.
C'est un instant heureux cendre et or.
Sheller haute
fidélité.
William Sheller 2015 « Stylus »
label : mercury
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