dimanche 14 octobre 2018

Python "Lee" Jackson



Au bord des branches le orange prépare sa chute, cet arbre mort aura l'air moins con au milieu de tous ces de bras cassés désarticulés. Incognito, qui est mort, qui dort ?
Les feuilles commencent à tomber et dedans les rayons des magasins supposés culturels, les coffrets sortent des sous-sols comme dans un clip de mort-vivants. Y'a plus de saison, le rouge va torcher le orange, christmas versus halloween, coca contre citrouille et coloquinte, en attendant la création passe en berne.
C'est le moment de dénicher un petit truc dominicale pas dégueux, bien fagoté. Le label Big pink est venu à la rescousse, introuvable sans lui. Python "Lee" Jackson et l'unique album du groupe « In a Broken Dream ».

Cet album rafistolé provient éparse des sessions d'enregistrement 1969 avec Rod Stewart invité à la Lead vocal, celle de Dave Bentley (leader et clavier) était assez « moyenne ». Stewart est en plein virage Small Faces et carrière solo, l'album figure dans sa discographie, il ne chante pourtant, sur la version officielle sortie en 1972, que trois chansons. Il la reprendra en 1992 avec Gilmour et John Paul Jones, sans la magie 70's je trouve.

Ce disque a un quand même un gros inconvénient, quand c'est pas Rod Stewart qui chante, c'est pas du tout la même chose, la glande lacrymale n'est pas aussi bavarde. Et puis cette chanson quand même, témoin d'une époque culminante dans l'histoire de la musique nan ?
Rod sur un morceau Blues, un autre funky, et sur cette pépite slow-prog au solo aigu d'une strato à la Buchanan qui chiale.
« In a broken dream » et l'on se dit que les feuilles peuvent tomber, elles repousseront, que les coffrets peuvent surgir des sols stériles, il y aura toujours des petits trésors cachés comme cet unique Lp de Python "Lee" Jackson, et le rêve cassé n'en finit pas de tournoyer.

Il fallait à tout prix aujourd’hui que je trouve un morceau qui chante un automne d'étuve, des feuilles qui commencent à tomber et planent hésitantes sur cet air chaud et humide, c'est chose faite avec cette pochette ocre et la voix caniculaire de Rod Stewart. L'unique Python.

Python "Lee" Jackson 1972 « In a Broken Dream » label : GNP crescendo / big pink

2 commentaires:

TonTonMusik a dit…

J'ai mis il y a peu de temps le titre avec Rod dans une de mes compiles de chansons dites égarées et je pensais le programmer, donc j'ai plus trop besoin, on va se reposer sur toi Merci et moi j'ai adoré (un peu moins quand c'est pas Rod) mais ça fait rien.

charlu a dit…

Hein t'as vu, c'est bien mais c'est pas Rod, ça fait un contraste de fou.
Ceci dit le son est top, c'est ma came..et c'est quasi du live.