mardi 28 septembre 2010

90 day men










Une preuve que le rock progressif est toujours aussi virulent qu'il y a 40 ans, quand Fripp ou Anderson œuvraient en maître sur cette petite révolution, « Panda park », le chef d'oeuvre des 90 day men, s'écoute toujours avec la même jouissance six ans après sa sortie. Un rock trempé et métissé de jazz rappelle les tensions « Red » du Crimson en permanente mutation et le punk flamboyant des Blonde Redhead sur « in an expression of the inexpressive » en 1998. (..encore du rouge (comme la pochette du disque) puisqu'ils firent la première partie de Remué à l'Elysée Montmartre en 99 et que la prédominance des spots sanguins de la salle devait graver cette soirée à jamais.)
Du rouge à l'arc-en-ciel et une superbe pochette, « panda park » lâche une certaine audace et si « silver and snow » est chanté comme Bowie, on reste totalement happé par les cascades de piano qui rappellent Mike Garson sur "Aladdin Sane" (mon disque et morceau préféré de Bowie). Le batteur en grande forme reste le partenaire adéquat du piano énergique, et dans la percussion tonique de l'ensemble, je reste totalement emporté par le lyrisme mélancolique de « too late or too dead » (chanté comme Logh (ou Log)), et « night birds » splendide final instrumentale qui mets un point final au disque court, et à la carrière du groupe puisqu'il n'existe aucune nouvelle depuis.... ultime morceau sans voix au piano gravement chaloupé donc qu'ils auraient pu écrire s'ils avaient eu l'intention de se séparer.
Après un discret premier disque très bon (« to everybody » 2002), le quatuor rock de Chicago a sûrement avec le recul sorti ici un véritable chef d'oeuvre.

90 DAY MEN 2004 « panda park » label : southern records

http://www.90daymen.com/
http://www.southern.net/



quand on aime : bowie, king crimson, logh, blonde redhead










Aucun commentaire: