C'est pas beau ça, c'est pas un joli
triptyque estival comme un festival à soi à se bouffer de la pop
rock jusqu'à plus soif ? C'est un colloque avec des petits
jeunots ou qui font genre, et qui commencent sérieusement à avoir
de la bouteille à force qu'on parle d'eux de plus en plus. La
trilogie des branlicots qui toisent avec leur disques insolents à
tomber. Ils balancent la sauce easy avec du matos de haut niveau.
Branleur et branlicots, oui car sur les trois il y a un pas tout
jeune, mais qui vient se placer tranquille dans ce trinôme tellement
il fait pas son age le Mark, le vieux de la veille.
Impossible pour moi de les départager,
un tiercé dans le désordre, tantôt Morby, tantôt Mulcahy,
quelques fois Demarco, un peu plus sombre et recroquevillé pour
Mulcahy, plus suave et acoustique pour Demarco, quant à Morby,
l'ex-Woods envoie facile un petit rock très sonore, très chiadé,
des saynètes solides impeccables et rondouillardes... ah bah si, je
dois avoir un faible pour Morby..mais peut-être demain Mulcahy sur
le poteau viendra coiffer les deux autres avec sa touche de
songwriter déglingué et buriné.
Je les ai découvert en même temps ces
trois nouveautés 2017 qui vont lourdement alourdir l'étagère des
bons disques cette année.
Ils n'ont aucune étiquette, leurs voix
sont assez proches, Morby 29 ans 4 albums depuis 2013, Demarco 27 ans
6 albums depuis 2012, Mulcahy tout se brouille depuis 1997 et son
gros CV.. pas d'étiquette sauf peut être le tout petit côté
Morrisson de « The Fiddler » pour Mulcahy, ou le
coté Reed de « Dry your eyes » pour Morby..ouaih
bof, même pas, bon j'ai rien dit.
Un peu le Morby quand même ma
préférence.. bon peu importe, on verra dans quelques mois la
résistance aux écoutes..
Je viens de passer une journée avec
trois nouveautés tellement de ce jour dans ma tète que je me
demande bien si c'est pas mon cerveau qui a sublimé ce moment de
rencontres ou si c'est le hasard vachement bien foutu de trois
apparitions réservées le même jour qui du coup ont ensoleillées
ce grand soleil estival alors qu'il n'a pas encore atteint son
zénith.
Impossible de dissocier quoique ce
soit, j'ai quand même l'impression que DeMarco n'est pas dans les
premiers, mais bon, quelques degrés en plus et ses virées
rocking-chair pop vont prendre le dessus sur les deux autres à coup
sûr.
Allez, trois albums 2017, trois
artistes incontournables pour une journée découverte, mon séminaire
solo à bouffer Kevin, Mac et Mark sous un soleil de plomb.
Kevin Morby 2017 « City Music »
label : dead oceans
Mark Mulcahy 2017 « The Possum in
the Driveway » label : mezzotint
Mac Demarco 2017 « This Old Dog »
label : captured tracks








