lundi 28 novembre 2016

Colder 2016








Rock'n'Folk fète ses 50 ans, Magic fait une pause avant de revenir très bientôt, Traxx et Tsugi sont toujours là, pointus, à revendiquer l'électro un peu partout dans les nouveautés, et je me souviens du label Output découvert chez eux il y a plus de 10 ans.  Marc Nguyen Tan alias Colder sortait son premier album "Again" 2003 magnifique, "Heat" en 2005 et puis plus rien pour moi. Une decade de silence et Colder revient avec, comme un seul objet, deux grands disques d'electro-pop (le matériel de "Goodbye" date de 2009) ou pop-electro peu importe, qui auraient surement récoltés les lauriers des pages mensuelles de Magic.
 
Are We Fall; Echoboy; Poni Hoax et plein d'autres pensées aux côté de ce sombre son 80's tout neuf qui embellit le crépuscule. Le retour généreux de Colder est une cure de jouvence pour ce style musical que j'ai un peu délaissé depuis une décennie, c'est un obscur festin syncopé rempli de belles lumières acrimonieuses.

Le ciel est anticyclonique, je vais attendre les heures saturniennes pour me remettre ce double album en boucle.

Colder 2016 "Goodbye/The Rain" label : bataille music group














samedi 26 novembre 2016

Metallica 2016




Jchui pas sourd d'avoir l'ibuprof à proximité pour oser vous causer du grétal, la souris entourbée je clique à qui vieux mieux pour sortir de cette dégueulasserie absolue et jouissive.. ce son gingembre de tubercule affamée me pompe le plexus pour resté poli.

Je ne m'aventure pas à travers les méandres historique du serpent noir, la cuvée 91 la seule qui me vaille à moi, piètre touriste amateur de la féraille, et quelques âmes charitables me conseillent. J'essaye, je plonge, c'est comme une nécessité par moment, pas souvent, par endroit, quelquefois, je barfouille et scrache des riffs glaireux sur mon socle en branle, le carrelage en eau, la rosée du rosé, inondé par les baffles qui me grondent sur la gueule. L'infra basse a fait fuir les rongeurs, l'odeur des menthes hibernantes et même les colonies d'araignées planquées dans le coffre de ma sèche à nylon ont exilé.
La gorge et les pustules du parquet menacent le grenier d'un soufflage sans précédent. BA13 fissuré, la buche arrimée prête à partir..pourvue qu'elle soit bien dirigée vers le haut..mon plafond m'emmerde et je voudrais pas la prendre en pleine poire..quoique.
Impossible de sortir de ces murs, le truc est trop bon et je suis pétrifié en bas, juste au dessus du sous-sol qui happe et éjecte.

Me souviens plus si le métal a déjà été aussi bon du début à la fin du pneu que j'ai écouté.. mais quelque soit la température, l'ébullition, le surfusion, la liquéfaction cavalent après cette oraison libérale.. cette demoiselle menaçante qui aura raison de notre dégueulasserie à nous.

Totale confusion.


Metallica 2016 « Hardwired.. to self destruct »

jeudi 24 novembre 2016

Toy 2016




Un petit dernier pour la route.. on retraverse l'Atlantique pour atterrir chez les britons, des jeunots turlupinés par Big Star. C'est un groupe rock un peu moins easy que les deux précédents, plus Sonic, plus teenagers en mode enregistrement live et je me souviens de Soft Parade..le groupe.
« Clear Shot », leur troisième bébé d'une discographie entrecoupée d'une tonne de Ep's et singles, est un disque rock qui roule au diesel sur les routes humides et fraiches d'Angleterre. Lourd, gras, gris, gracieux, un peu de graisse pour les roulements à cordes et le jeu brute défile entre psyché et shoegaze … « Fast Silver » un sommet.
Du lourd passé entre leurs racines, Barrett, Logh, Sonic Youth, Big Star, Soft Parade, Stranglers (« Dream Orchestrator »).....


Je découvre Toy ici sur un label pourtant très répandu Heavenly, et boucle ainsi la trilogie rock du moment de bons disques du genre... 2016.

Toy 2016 « Clear Shot » label : heavenly

mercredi 23 novembre 2016

East of Venus



 
Folk et indie rock, et puisque nous sommes à partager quelques bons disques rock à la pochette grise de cette année qu'on a déjà hâte que l'autre se termine aussi, voici du rock neuf, un poil désuet, du son sépia de n'importe quelle année, des quasi-yeuves qui ont le gros Feelies sous la Luna.. pas du Dinosaur mais presque, en plus soft, made in New Jersey.
Ça paye pas d'mine, c'est juste un super bon disque rock avec un bon son du cru de l'année malgré les heures d'hiver à venir.





East of Venus 2016 « Memory Box » label : omnivore recordings

lundi 21 novembre 2016

The Amazing




Lee in Sweden, les balades de Minor Majority, le blues-rock d'Anders Osborne, la soul de Junius Meyvant, c'est The Amazing qui une fois de plus fait briller la musique du côté de la Suède.

Mélancolique et répétitif, une filiation avec Dungen, j'entends à travers le coton pop de « Ambulance » du The Czars, du Postal Service, Green Pheasant.... du gris de grande envergure. La grande discrétion du groupe malgré ses quatre albums embellit le cristal mou de leurs arpèges rock éthérés. Guitare/basse/batterie du nord pour un disque engourdissant très attachant, The Amazing est une très belle découverte qui colle à la pochette.





The Amazing 2016 « Ambulance » label : partisan records




jeudi 17 novembre 2016

Barbagallo 2016


 

Laisse tes ballerines et mocassins au placard, j'adore quand tu fais tes lacets, je vois ta culotte entre tes mollets. Ma rétine immolée, ta jupe en ballade, pas besoin de grand chose pour décoller, juste là comme ça le monde s'arrête de tourner quand tu fais tes lacets.

 
Arrête de dire qu'on a passé l'age, de regarder ailleurs si tu y es, qu'un quadra c'est cadré tu as le même âge que moi. De toute façon quoique je puisse regarder, partout tu y es. Mais quand tu fais tes lacets mon cœur, mon âme fait des ricochets et mon cerveau bidoche est ficelé, juste là entre tes mollets.
Faut pas grand chose pour passer une belle journée Fa Si La Sol Lacet Ré, un air, un morceau, une chanson qui entraine et fait adorer le gris passé le seuil. Un air qui flotte, une béatitude bêtasse, j'en oublie tout ce qui m'entoure, tout ce qui me fait regarder mes pompes quand j'y vais sans y aller.

 
J'ai presque oublié toutes les autres chansons du disque, je suis bloqué sur « Pas grand monde ». Je suis à tes pied, à ton monde, je ne vois que le beau dehors se dessiner entre tes mollets.
Un air innocent, comme un « Love qui peut », nous y allons, j'y suis depuis longtemps, l'art de la chanson, la magie d'une mélodie et d'un son. Tout le disque est super, l'horizon de l'autre côté de mon chambranle est beau, j'aime beaucoup quand il n'y a pas grand monde, et que par dessus tout, c'est en dessous que je me laisse doucement mourir entre tes mollets.
Hisser haut Barbagallo.

Barnagallo 2016 « Grand Chien » label : almost musique

mardi 15 novembre 2016

Joe Purdy 2016




Toute façon, la chape au dessus de nos tètes est souvent à ras la casquette, tant qu'on nous laisse les pâquerettes pour se poser le cul. Joe Purdy me Dylanne l'épiderme et un conifère caduque m' acupuncture les flans.
« Who will be next » est une virée country-folk délicieuse, un paysage désuet d'americana magnifique à soupirer.
Le violon de la chanson éponyme m'envoie direct à « Desire » mon préféré de Dylan. « Maybe We'll All Get Along Someday » comme déjà une contre culture qui bourgeonne et gronde.
Écouter le gris et reprendre le flegme d'une respiration lustrale sous le clavier, bercé par les cordes sèches d'une guitare en bois.
 

Je me suis mis Joe Purdy 2016 dans ma perf et ma lourde morosité statique danse à travers la brume de nos haleines.
Ce disque est un doux refuge comme on va chez Townes Van Zandt, un soin boisé parce que dans l'absolu on le vaut bien.



Joe Purdy 2016 « Who Will Be Next? » label : MC



Dominique A 2026

  Tranquillement l'évidence. Un sentiment de grande facilité, la maîtrise travaillée et plein de doutes chassés. C'est surtout cet...