

Les billets de Markab affichent dans un calme et une discrétion séduisante la mélancolie qui hante ses ambiances sonores. Ce vague à l’âme heureux erre à travers un choix de disques absolument délicieux qui font aussi partis de mes préférences. Ces pièces bouleversantes ne s’affichent sur la toile que dans une marge et une invisibilité qui en font des objets précieux : Melpo Mene ; Portrait of David (le disque qui a fait nous connecter); Edison Wood (disque inoubliable chez Glitterhouse dans lequel était glissé une plume d’oiseau noir) ; Hildur Gudnadottir; Esmerine; Olafur Arnalds…. Et celui qui nous lie maintenant, Roger Quigley, précipitant naturellement une chronique dans la file d’attente.
Quigley, artiste invisible, est tout de même à l’origine d’un album rangé tellement haut au rayon de la mélancolie culte qu’il est difficilement explorer. At Swim Two Birds est arrivé biologiquement mettre en musique mes instants de cogite douteux. Il est là depuis, sans raffut, sans fracas, mais indispensable.
L’arborescence de Quigley fait froid dans le dos ; « If i could fly » est un mini album diffusé en 1997 chez Acétone records, tout près des tourangeaux Cavil et leur grand disque à faire pleurer au petit matin « Laughing in the morning » 2002 (album absolument indispensable qui colle à merveille à l’univers de Quigley). Il a aussi traîné ses doutes du côté de Gnac et Mark Tranmer avec qui il a formé le groupe The Mongolfier Brothers et « All my bad thoughts », autre disque absolument nécessaire.
Quigley, artiste invisible, est tout de même à l’origine d’un album rangé tellement haut au rayon de la mélancolie culte qu’il est difficilement explorer. At Swim Two Birds est arrivé biologiquement mettre en musique mes instants de cogite douteux. Il est là depuis, sans raffut, sans fracas, mais indispensable.
L’arborescence de Quigley fait froid dans le dos ; « If i could fly » est un mini album diffusé en 1997 chez Acétone records, tout près des tourangeaux Cavil et leur grand disque à faire pleurer au petit matin « Laughing in the morning » 2002 (album absolument indispensable qui colle à merveille à l’univers de Quigley). Il a aussi traîné ses doutes du côté de Gnac et Mark Tranmer avec qui il a formé le groupe The Mongolfier Brothers et « All my bad thoughts », autre disque absolument nécessaire.

L’épicentre de cet artiste frissonne sur « Quigley’s point » en 2002 sous le nom donc de At Swim Two Birds donc. Des guitares engourdies glissent dans une ambiance extrêmement minimale, une voix douce et ankylosée danse tout autour. Un manège hivernal aux airs répétitifs flotte dans des brumes luxuriantes et pâles.
Ce folk de chambre me ramène aux spleen de Trevor Montgomery avec ses ambiances acoustiques et instrumentales obscures. Lazarus (William), son nom de groupe, est à ranger tout près de Quigley. La même langueur affirmée avec une légère touche décadente en plus, un peu comme Arab Strap des débuts, surtout avec le terrible « Songs for an unborn sun ». Un disque qui pourrait traîner sa mélancolie chez Markab. Comme Mme Pastel dans ses pages, il associe merveilleusement des photos à ses sélections, une petite dérive triste et heureuse à aller visiter tranquillement.

Si Quigley reste silencieux depuis, Lazarus a sorti l’année dernière la confirmation « hawk medicine » et Cavil « mare’s tails » sur khartoum records (je viens de le découvrir..une mission pour 2011).

At Swims Two Birds 2002 "quigley's point" label: a vespertine & son
www.myspace.com/atswimtwobirds
www.verspertineandson.wordpress.com
Lazarus 2003 "songs for an unborn sun" label : temporary residence
http://temporaryresidence.com/descriptions/trr59.php



