vendredi 17 avril 2015

Father John Misty 2015



« The night Josh Tillman came to our Apt. », « When you're smiling and astride me », « Nothing good ever happens at the goddman thristy crow » voltigent comme un bal incessant, une improbable promenade sur une route de pavés jaunes. « I Love You, Honeybear » est une épopée musicale fantastique sous des traits fabuleux d'une pop majestueuse, multicolore qui nous emmène dans le musée Elton John.
C'est bariolé, moderne, c'est un conte édulcoré où des personnages féériques dansent.
 
Le nouvel album de Father John Misty est une clémence fauve et romantique. Ça tangue et embarque, on tourne éperdu dans un slow barbapapa. Un large carquois sonore nous plante le cœur dans un paysage mirobolant et luxurieux... chœurs, violons, synthé, pedal steel.. de la pop à plein poumon posé sur un manège de nougatine.

 
Cette écriture est comme un arbre en fleur, forsythia, prunus et cerisier, des branches d'envergure fantasmagorique qui collent à l'hyper production et les arrangements puissants « The ideal husband ».

Et toujours ce fantôme Elton John 70's qui définitivement m'invite sur « Bored in the USA ».
« I love you, Honeybear » tourne et tourne sans que je puisse arrêter cette folle envolée de pollen royal.

 
Pas très loin de Middlake ou des FleetFoxes dont il était le batteur, Father John Misty c'est aussi J.Tillman chez Fargo ou Bella Union, Joshua son prénom et son folk d'hier à pris des hauteurs légères et fantastiques.

Father John Misty 2015 « I love you, Honeybear » label : sub pop



mardi 14 avril 2015

Balthazar 2015



Je connais ce nom de groupe depuis leur début en 2010 sans pour autant avoir été transpercé par un album, ou même une chanson.
« Decency ».. sur le troisième opus du nom de « Thin Walls » est grandiose et annonce illico la température et la couleur.

Mais pas que, une autre suit, terriblement collante, attachante, mélancolique juste ce qu'il faut, l'envoutante « Bunker ».. surtout elle qui passe comme un disque rayé, une dizaine de fois.
 

C'est en fait tout l'album qui défile comme un doux soir de printemps tiède et grisant, c'est de la pop moderne par excellence. Travaillée, belle avec des idées sonores et mélodieuses à tomber.
Jamais Balthazar ne m'avait autant tapé dans l'œil, un album simple et parfait.




Balthazar 2015 « Thin Walls » label : play it again sam

vendredi 10 avril 2015

Two Gallants 2015


 
 
Peut être le plus bel album rock de l'année 2015 ?? pas impossible.

J'ai tellement aimé 90 Day Men et The Walkmen qu'il aurait pas fallu qu'on me demande d'y retourner pour que j'y aille à grand pas, comme vers ces multiples écoutes de « We are Undone » des Two Gallants.
C'est un rock sec absolument envoutant avec des erres de ballades en air baladin.
La guitare pénètre quelquefois, le piano souvent, c'est une perforation avec une voix superbe.

Imaginez The Black Keys dilué au Conor Oberst.

Et puis cette folie maîtrisée qui donne la pèche..
« Fool like U » ravageuse, voire dévastatrice,
« Invitation to the funeral » à s'en fendre la boite crânienne,
« Some Trouble » en blues moderne trempé, un live de transe totalement contrôlé.
C'est bourlingueur et balèze, mais pas que.. quelques errances en invitations aux funérailles forgent ce rock osseux de gestuel crémeux. Le folk ici est aussi beau que l'envolée rock cohérente de ces deux musiciens amis dévastateurs qui se connaissent depuis la plus jeune école.

Dans une belle discrétion forgée par l'érosion, Two Gallants est de retour avec un brulot, leur sixième album à mordre et à se tordre.

Two Gallants 2015 « We are Undone » label : ATO

jeudi 9 avril 2015

Bryan Ferry 2014




Tiens bizarre, je ne vous ai pas encore parlé du quatorzième album de Bryan Ferry sortie juste avant Noël dernier.. pourtant, je crois bien l'avoir écouté quelques dizaines de fois.
Quand ça se bouscule un peu dans ma clareté, que je ne suis pas opérationnel à choisir une musique particulière, je me mets un disque de Bryan Ferry... « Bête noire », « Mamouna », « Boys and Girls »..... Oui car je préfère sans conteste son écriture à ses reprises. D'ailleurs sur « Avonmore » même l'excellent « Johnny and Mary » reste anecdotique, tout comme « Whatever gets you thru the night » de Lennon dans les bonus de « Olympia ».

Avonmore sonne comme un disque rétro, un appel au passé, le sien, avec un visage de jeune homme, des chansons personnelles, et c'est tellement du Ferry qu'on en oublie la présence de Nile Rodgers ou Johhny Marr.
Tellement rétro qu'on est propulsé vers « Avalon », « Boys and Girls » et « Bête noire ».. et ça tombe super bien. Avonmore, cette petite rivière britannique susurre « Avalon », le « More than this » et cette belle période de transition dans la carrière du dandy. D'ailleurs Rhett Davies est à nouveau aux manettes de cette cuvée 2014.
C'est toujours sensuel, glamour, hyper classe, langoureux et dansant. Rien à jeter, très inspiré, un son que l'on connait par chœur.. un grand cru.

Bryan Ferry 2014 « Avonmore » label : BMG

dimanche 5 avril 2015

Etienne Daho 1984



On bivouac, on change de braqué, et sous le soleil radieux d'une matinée dominicale délivrée du plomb d'un lundi à suivre, je me suis sorti « La notte, la notte.. », juste pour chanter le ciel bleu clair, la fraîcheur et la légèreté magnifique des quelques airs qui flottent depuis des lustres dans les cerveaux.
Un café sous le ciel bleu pâle d'un anticyclone printanier, avec des mélodies de marinières et une écriture totale made in France bien loin d'un Montebourg mariné.
 
C'est un album plein de « Promesses » tenues, les clôtures fleurissent et l'air se charge de poussière vivante.

 
Est-il encore nécessaire d'énumérer les hits de cet album à la pochette mythique, cette explosion historique. Pourtant, le premier opus « Mythomane » réalisé avec Jacno fut un échec commercial, boudé à sa sortie par un public éberlué et frileux. A tel point qu'il a failli être viré de chez Virgin. L'ardoise de « Mythomane » a été lourde à digérer.
Frank Darcel des Marquis de Sade est venu sur « Le grand sommeil » et tout s'enchaine. New-Wave pop à l'anglo-saxonne tout en gardant l'esprit hexagonal made in Rennes.. un mélange détonnant. Les idées récurrentes chez Daho sont déjà là; l'amour, la ville, la nuit et la fête. Une pléthore de reprises à chaque hommage tournent autour de ce disque, et sont toujours interprétées par Étienne à chacun de ses concerts.

 
C'est pas Saint-Lunaire, mais c'est le printemps chez moi ce dimanche matin. J'écoute « La Notte, La Notte.. » avec un plaisir intact et plus encore puisqu'il s'agit de la vesion Deluxe 2014, avec les superbes « Arnold Layne », « Sunday Morning », « Chez les Yé-yé », « Et si je m'en vais avant toi » en duo avec Françoise Hardy.. et un paquet de précieux bonus avec un son extra.

Une transition de génération, un mélange extraordinaire qui fige un socle culturel, pas mal de choses partent de là, de « La Notte, La Notte.. ».


Etienne Daho 1984 « La Notte, La Notte.. » label : virgin

samedi 4 avril 2015

Willie Nile 2014



« If i was a river » est une transition idéale à la déconstruction d'Elliott Murphy. Je parlais de grâce, de Bill Fay, d'une certaine persévérance dans la beauté et l'émotion. Transmission. Et comme un sursaut, un album qui tombe à se demander d'où. Juste du Steinway grand piano sur lequel il jouait le soir de la disparition de Lennon. C'est une anecdote qui devrait embellir un album dans l'histoire, je ne l'ai lu qu'après la première écoute qui m'a plaqué et perturbé, comme Murphy ou Fay.
 
La discographie parsemée de l'Américain semble vouloir s'accélérer depuis 2009. « If a was a river » c'était l'an passé, le dernier album touché par la beauté de Willie Nile et son piano... « Lost » ..magnifique.

Willie Nile 2014 « If a was a river » label : river house

jeudi 2 avril 2015

Elliott Murphy 2015



 
Un bon de quarante ans pour un lifting lacrymal et émouvant, c'est la nouvelle apparition d'Elliott Murphy complètement chez lui, ajoutant une pièce de plus à sa discographie gigantesque.
Les émotions à travers le fish eyes sont troublante, à la manière des deux dernières apparitions de John Fay. La voix d'ailleurs est assez proche, comme celle de Dylan avec quelques poussées Bowie et une classe absolue.
 
Orgue, mellotron, violons, tout est fait pour que la dimension d'un chef d'œuvre revisité nous donne l'envie d'y retourner, en passant par un paquet d'opus incontournables d'Elliott Murphy.
« Aquashow deconstruted » juste pour revivre et rêver à nouveau son premier album de 1973, tout comme l'avoue amoureusement Jeepee.


Elliott Murphy 2015 « Aquashow deconstructed » label : Raven

Fantastic Negrito 2018

  "Tiens, écoute ça nom d'un chien ça urge".. J'y suis allé. A en devenir zinzin je me suis précipité, en boucle, habité...