« The night Josh Tillman came to
our Apt. », « When you're smiling and astride me »,
« Nothing good ever happens at the goddman thristy crow »
voltigent comme un bal incessant, une improbable promenade sur une
route de pavés jaunes. « I Love You, Honeybear » est une
épopée musicale fantastique sous des traits fabuleux d'une pop
majestueuse, multicolore qui nous emmène dans le musée Elton John.
C'est bariolé, moderne, c'est un conte
édulcoré où des personnages féériques dansent.
Le nouvel album de Father John Misty
est une clémence fauve et romantique. Ça tangue et embarque, on
tourne éperdu dans un slow barbapapa. Un large carquois sonore nous
plante le cœur dans un paysage mirobolant et luxurieux... chœurs,
violons, synthé, pedal steel.. de la pop à plein poumon posé sur
un manège de nougatine.
Cette écriture est comme un arbre en
fleur, forsythia, prunus et cerisier, des branches d'envergure
fantasmagorique qui collent à l'hyper production et les arrangements
puissants « The ideal husband ».
Et toujours ce fantôme Elton John 70's
qui définitivement m'invite sur « Bored in the USA ».
« I love you, Honeybear »
tourne et tourne sans que je puisse arrêter cette folle envolée de
pollen royal.
Pas très loin de Middlake ou des FleetFoxes dont il était le batteur, Father John Misty c'est aussi
J.Tillman chez Fargo ou Bella Union, Joshua son prénom et son folk
d'hier à pris des hauteurs légères et fantastiques.
Father John Misty 2015 « I love
you, Honeybear » label : sub pop







