Le premier morceau s'appelle
« Adrenaline », un placebo donc, une fausse gélule
inefficace, une tromperie à la dupe. Une capsule blanche et rouge de
la classe pharmaco antalgique, voire antipyrétique. Une dose à
prendre matin, midi et soir, de la famille des Nick Drake, avec un
excipient de finger picking complètement dévoré par des effets
slow secondaires.. ne pas conduire, ne pas prendre de décisions
pondérées, éviter le bourgeois et fuir le débit.
Rester le dos posé le long de ce tronc
tassé, à l'ombre fraîche d'une utopie qui sangle. La lumière
alentour est trop forte, elle noie et défend le retour sur la berge
où la veine attend.
Je vais rester ici, à attendre que la
chlorophylle froide rouille, que les feuilles me recouvrent, que
l'astéroïde tombe là, sur mon plexus, attendre que les abeilles
butinent tout le miel à s'en vider le dard. Les saisons peuvent
défiler, le ressac sera boisé, je ne bronche pas d'un cil, je
laisse la mélancolie blême et divine d'air fleuri me sucer la
moelle.
Je peins avec un glaçon de charbon
dans la gorge... mais je ne vois pourtant que du blanc..je suis
aveuglé, Gareth Dickson me rappelle à l'opalescence...et pourtant,
ces doigts là sont écossais.
Gareth Dickson 2013 « Quite a way away » label : 12K
http://garethdickson.bandcamp.com/
http://www.12k.com/index.php/site/releases/quite_a_way_away/
http://www.discogs.com/Gareth-Dickson-Quite-A-Way-Away/release/3439375











