
Shearwater a toujours eu un penchant pour la faune, quelle soit des airs, maritime et des contrées qui les accueillent. Des félins cette fois-ci, des hyènes et des singes et les arrangements rugissent. Le son gronde loin du boisé habituel, loin du chaleureux folk à la verticalité marine ou aérienne. Jonathan Meiburg montre les griffes, le son se refroidi, se durcit, s'emballe, les bêtes ici sont empaillées, comme sur la pochette d'Interpol sur « our love to admir », même froideur, même saccades. Fini les puffins et les freux.
Le garde forestier ornithologue est devenu taxidermiste. Jonathan depuis sa collaboration avec James Stewart de Xiu Xiu a dû endurcir son art, a séché la sève. Et pourtant les mélodies sont là, l'ardeur et l'émotion biologique, on la retrouve sur « insolence ». Menaçant plus qu'émerveillé, le nouvel album de Shearwater gronde comme ces animaux dominants, marque son territoire fermement bien loin de « la dame et la licorne» que j'avais sacralisé.
Comme Iron & wine, Shearwater chez Sub pop a perdu de son folk et s'est « urbanisé », laissant l'émotion pour une envergure technologique musicale, une rugosité, une nervosité rock en décalage avec ce cerveau des grands espaces, une allure autre qui pourrait froisser les habitués et ravir les blasés de l'écorce.
Shearwater 2012 « Animal joy » label : sub pop
échelle de richter : 6,5
support cd
après 1 écoute
www.shearwatermusic.com
www.subpop.com
Comme Iron & wine, Shearwater chez Sub pop a perdu de son folk et s'est « urbanisé », laissant l'émotion pour une envergure technologique musicale, une rugosité, une nervosité rock en décalage avec ce cerveau des grands espaces, une allure autre qui pourrait froisser les habitués et ravir les blasés de l'écorce.
Shearwater 2012 « Animal joy » label : sub pop
échelle de richter : 6,5
support cd
après 1 écoute
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